Le #guide secret des #remèdes naturels: #Diabète Partie 2/2 - Chapitre 2

Par La Rédaction, à 06h00 dans LE GUIDE SECRET DES REMEDES NATURELS

Conseils ALJOIMOUR :


> Nous  continuons à présenter le livre complet de Gabriel Combris « Le Guide Secret des Remèdes Naturels », sujet après sujet. 

> La publication des 11 chapitres a débuté le 17 octobre, présentés un par semaine que vous trouverez dans la rubrique "Le Guide Secret des Remèdes Naturels" de notre blog.

> Aujourd’hui : Chapitre 2 Partie 2/2: "Diabète


Alain TOUIZER

Naturopathie à La Réunion - Paris - La Normandie
 

 

Chapitre 2 

  

LE DIABETE

 


Partie 2/2

  


Du diabète ? Épicez la vie ! 


En cas de diabète, trois épices fantastiques sont à placer d’urgence dans votre placard ! Leur consommation régulière comme simple ingrédient culinaire permet déjà de prévenir la maladie diabétique et ses conséquences dévastatrices.

 


CANNELLE DE CEYLAN 


Provenance Ceylan
Principes actifs principaux Polyphénols (OPC), huile essentielle
Partie utilisée Écorce
Botanique (genre, espèce, famille) Cinnamomum zeylanicum, Lauracées

 


L’usage médicinal de la cannelle remonte aux temps les plus anciens. Les Romains la popularisèrent grâce à ses qualités de conservation et d’aromatisation des denrées alimentaires périssables.

Le cannelier est un petit arbre dont l’écorce de ses branches, une fois séchée, s’enroule en de petits cylindres constituant la matière première et pouvant être réduite en poudre.

Pour des raisons de composition optimale, il faut préférer la vraie cannelle de Ceylan et éviter l’emploi de la cannelle de Chine, d’Indonésie ou du Vietnam. 

Dans les études, la cannelle améliore la glycémie à jeun et après les repas, augmente la sensibilité à l’insuline (diminue l’insulinorésistance), diminue l’hémoglobine glyquée et protège les reins des lésions vasculaires diabétiques.

Cerise sur le gâteau, elle réduit l’hypertension artérielle et les mauvais profils lipidiques de tout diabétique. Pour toutes ces raisons, la cannelle est à recommander pour tout type de diabète et pour prévenir ses complications. 

La cannelle de Ceylan se prend à raison de ½ cuillère à café de poudre répartie en 2 à 3 prises quotidiennes.

L’écorce, ou sa poudre, peut être utilisée pour relever vos plats sucrés et salés ou pour aromatiser vos boissons chaudes avec ses notes caractéristiques : tonique, chaude et vanillée. 

Attention ! L’huile essentielle de cannelle, très concentrée en principes aromatiques, ne présente ni la même composition ni les mêmes effets que la poudre d’écorce et ne sera donc pas indiquée particulièrement pour la prise en charge du diabète.



CURCUMA 


Provenance Inde, Asie du Sud-Est, Indonésie, Afrique
Principes actifs principaux Pigments = curcuminoïdes, composés aromatiques
Partie utilisée Rhizome
Botanique (genre, espèce, famille) Curcuma long, Gingibéracées

 


Connu depuis les Assyriens comme teinture, le curcuma est un remède appartenant à la médecine ayurvédique indienne. C’est une épice d’un jaune intense qui est à la base de célèbres préparations condimentaires comme le curry, le chutney, le Colombo ou même le massala.

De sa tige souterraine globuleuse, le rhizome, on extrait une poudre dont l’utilisation traditionnelle était initialement réservée au traitement des troubles de la digestion et des rhumatismes. En Inde, le curcuma est déjà employé depuis longtemps pour lutter contre le diabète.

De récentes études accréditent son emploi dans le diabète de type 1 pour stimuler la sécrétion d’insuline dans le pancréas, et même pour prévenir très efficacement le diabète de type 2 chez des individus prédisposés (état de surpoids et d’obésité par exemple).

Le curcuma se prend en poudre de rhizome séché : soit ½ cuillère à café à 1 cuillère à café par jour (environ 60 mg à 200 mg de curcuminoïdes).

En cas de résistance, les doses peuvent être majorées par l’emploi d’extrait normalisé de curcuminoïdes : soit 200 mg à 400 mg de curcuminoïdes, 3 fois par jour (extraits normalisés à 95 %). 

N.B: le poivre noir augmente considérablement et avantageusement l’absorption intestinale de curcuminoïdes. N’hésitez pas à l’associer.

Parmi les précautions d’usage, on évitera le curcuma chez les personnes sous anticoagulants car il existe un risque théorique de favoriser le saignement.
 


GINGEMBRE


Provenance Asie, Afrique, Caraïbes, Brésil, Inde
Principes actifs principaux Composés phénoliques et aromatiques 
Partie utilisée Rhizome
Botanique (genre, espèce, famille) Curcuma longa, Gingibéracées

 


Considéré comme une véritable panacée en médecine indo-asiatique, le gingembre est une plante condimentaire et médicinale utilisée depuis plus de 3000 ans.

Cette épice orientale entrait dans la composition des techniques de momification dans l’Égypte antique. Sa diffusion dans toute l’Europe à partir de l’Empire romain s’est produite dès le 1er siècle, et auparavant vraisemblablement grâce aux Phéniciens. 

De nombreuses études dans des revues de référence apportent des preuves solides de l’intérêt du gingembre dans le diabète.

Qu’il s’agisse de la glycémie à jeun ou après les repas, de l’hémoglobine glyquée (HbA1c), du taux de fructosamine, de la résistance à l’insuline et des marqueurs de l’inflammation, le gingembre améliore significativement tous ces paramètres en deux à trois mois seulement de prise quotidienne.

À tel point que des études publiées récemment dans une revue de référence, « Diabetes care », estiment que le curcuma et le gingembre viennent de prouver leur efficacité à 100 % dans la prévention chez les prédiabétiques et pour les complications du diabète. 

Les doses de gingembre préconisées en prise quotidienne sont de 1,6 à 3 grammes de poudre de rhizome. Par principe, on évitera simplement le gingembre en cas crise de colique biliaire (calculs de la vésicule biliaire).

 


Du diabète ? Cassez la graine !



CUMIN NOIR


Provenance Méditerranée, Asie occidentale 
Principes actifs principaux Saponosides, composés aromatiques et phénoliques
Partie utilisée Graines 
Botanique (genre, espèce, famille) Nigella sativa, Renonculacées

 



Connu depuis la haute Antiquité, le cumin noir piquant et poivré servait d’assaisonnement et accessoirement de plante médicinale.

De Babylone aux civilisations gréco-romaines, sa graine était utilisée pour ses vertus gustatives, anti-infectieuses et revitalisantes.

Le potentiel antidiabétique des graines de cumin noir, utilisées comme complément au traitement médicamenteux de référence, a été confirmé.

Ainsi, des études récentes ont montré chez des diabétiques des améliorations significatives sur leur glycémie et de nombreux marqueurs biologiques du diabète au bout de trois mois seulement. 

Les doses efficaces moyennes préconisées sont de 2 grammes de poudre de graine par jour. Aucune interaction médicamenteuse (ni d’effet indésirable) n’a été rapportée à ce jour



… et osez la panacée ! 



GINSENG


Provenance Amérique du Nord, Chine, Corée, Japon… 
Principes actifs principaux Ginsénosides, polysaccharides
Partie utilisée Racine, radicelle 
Botanique (genre, espèce, famille) Zingiber officinale, Gingibéracées

 



Le Panax ginseng, littéralement “panacée”, est probablement la plante médicinale la plus renommée d’Asie depuis 2000 ans.

Cette herbacée vivace de la famille du lierre possède une racine, partie essentiellement utilisée à des fins médicinales une fois à maturité, vers 7 ans d’âge.

L’appellation rouge ou blanche provient d’une différence de préparation des racines : étuvage et séchage pour la première, lavage et séchage pour la seconde. 

Des études récentes montrent que le ginseng américain augmente la production d’insuline et réduit la destruction des cellules bêta du pancréas, ce qui est remarquable en cas de diabète de type 1 dépendant de l’insuline.

En cas de diabète de type 2, le ginseng rouge coréen et le ginseng américain ont révélé dans plusieurs études cliniques leur capacité à améliorer la glycémie postprandiale, c’est-à-dire le taux de sucre dans le sang après avoir mangé.

Quel que soit le ginseng, la dose de 3 grammes semble être la dose maximale à utiliser. Au-delà, les résultats ne sont pas meilleurs. La prise de ginseng se fera plutôt le matin et le midi, avant le repas. 

Concernant les précautions d’usage, le ginseng reste contre-indiqué chez l’enfant, la femme enceinte, la femme allaitante, et chez la personne souffrant d’un cancer hormonodépendant du fait de l’action hormonale de type œstrogénique possible du ginseng.

De même, on évitera le ginseng en cas de diarrhées, d’hypertension artérielle, de dépression, ou d’état nerveux avec insomnie.

 

 

Les fruits et les légumes « anti diabète » ! 


Certains végétaux alimentaires présentent une légère action hypoglycémiante en pratique quotidienne et peuvent donc être consommés sans arrière-pensée en cas de diabète. 

Alors, usez et abusez des carottes, des haricots, des asperges, des aubergines, du brocoli, du céleri en branches, des champignons, de la chicorée, des choux en général, du concombre, du cornichon, des courgettes, du cresson, des endives, des épinards, des navets, du radis et même des topinambours.

Bon appétit !
A suivre... Chapitre 3: "Alzheimer"
Livre "Guide Secret Remèdes Naturels"


 
 



 

Le #guide secret des #remèdes naturels: #Diabète Partie 1/2 - Chapitre 2

Par La Rédaction, à 06h00 dans LE GUIDE SECRET DES REMEDES NATURELS

Conseils ALJOIMOUR :


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> Aujourd’hui : Chapitre 2  - Diabète, partie 1/2 


Alain TOUIZER

Naturopathie à La Réunion – Paris – La Normandie


 

Chapitre 2 


 

LA DIABETE

 

 

Partie 1/2



Diabète
27 plantes plus efficaces que les médicaments 


Non, non et non, le diabète sucré n’est pas une fatalité vouée aux seuls traitements par les médicaments oraux ou par l’insuline ! 

Un changement du mode de vie et l’emploi de plantes médicinales permettent d’améliorer considérablement le contrôle glycémique et de prévenir les complications du diabète. 

En tout, ce ne sont pas moins de 27 plantes et légumes que vous trouverez répertoriés dans ce chapitre pour leurs vertus hypoglycémiantes, avec un focus sur les plus efficaces.



Un état des lieux inquiétant 


L’Organisation mondiale de la santé (OMS) révèle qu’en 2013, 347 millions de personnes, localisées pour la plupart dans les pays dits civilisés, souffrent de la maladie diabétique !

Un chiffre en croissance permanente. Ainsi, 40 % de la population adulte des États-Unis est susceptible de développer un diabète de type 2 ! 

La France, qui peut encore se targuer de faire partie des pays où le taux de diabète est parmi les moins élevés des pays occidentaux, a néanmoins vu le nombre de ses diabétiques passer de 1,6 à 3 millions en moins de dix ans… Avec probablement 600 000 diabétiques qui s’ignorent ! 

Même le diabète transitoire de la grossesse (gestationnel) est en augmentation constante, atteignant maintenant 6 % des femmes enceintes. 

 

 

Le diabète sucré… une note salée ! 


La maladie diabétique est à l’origine de souffrances et de complications diverses portant sérieusement atteinte à la qualité et à l’espérance de vie.

En dehors des situations aiguës d’urgence où les fonctions vitales peuvent être menacées, comme dans le coma diabétique par exemple, un diabète déséquilibré occasionne au long cours des troubles cardiovasculaires, rénaux, neurologiques, de la vision et même une sensibilité accrue aux infections.

Le coût direct et indirect de la maladie diabétique en France se chiffre à près de 17 milliards d’euros ! La moitié des dépenses étant générée par les 10 % de patients atteints des complications dues au diabète.  

Malgré les énormes efforts financiers engloutis par notre politique de santé publique pour combattre ce fléau, « l’épidémie » continue de croître… alors qu’il existe des solutions naturelles et peu coûteuses !



Quand l’insuline disjoncte ! 


La maladie diabétique provient toujours d’un défaut de fonctionnement d’une hormone: l’insuline.

Cette protéine sécrétée par notre pancréas est chargée, telle une clef, d’ouvrir la porte de nos cellules afin d’y permettre l’entrée des sucres ingérés, véritables carburants, avec l’oxygène, pour notre métabolisme. 

Physiologiquement, le taux du sucre sanguin (glycémie), qui en principe s’élève doucement après un repas contenant des glucides, revient à son taux normal grâce à l’insuline quelques heures après. 

En cas de défaut de production de l’insuline par le pancréas, ou quand toute cellule devient résistante à son signal, le taux de sucre ne redescend pas suffisamment dans le sang, restant alors trop élevé et ce durablement. 

Dans le premier cas, on appelle cela un état de diabète de type 1, traité alors par une insuline de substitution (injections, pompes)...

... et dans le deuxième cas, c’est une situation de résistance à l’insuline, avec possible apparition à terme d’un diabète de type 2 (appelé aussi diabète gras) que l’on traite usuellement avec des médicaments hypoglycémiants (ceux qui font baisser le taux de sucre dans le sang).

Ce dernier représente 90 % environ des diabètes sucrés. 

Il existe un bon marqueur biologique de la sécrétion d’insuline, c’est le dosage du C-peptide.

Dans le diabète de type 1, les cellules du pancréas présentent un arrêt ou une insuffisance de production d’insuline révélée par un taux de C-peptide trop bas.

Pour le diabète de type 2, à l’inverse, un taux de C-peptide bas est une bonne chose, car cela signe un état de faible résistance à l’insuline.



Les complications arrivent…  par la glycation


Prenez un verre d’eau et ajoutez-lui une bonne cuillère à soupe de sucre. Touillez ce mélange avec votre doigt pendant quelques secondes.

Résultat : ça colle ! Imaginez maintenant l’état du réseau artériel soumis à un mélange saturé de sucre pendant des années, et vous comprendrez l’ensemble des complications que peut engendrer un diabète trop longtemps déséquilibré. 

Par cette image, vous venez de saisir instantanément un principe simple de chimie qui explique les ravages du diabète  la glycation.

La glycation, c’est la rencontre d’un sucre et d’une protéine qui ne se quittent plus ! Quand votre doigt colle avec l’eau sucrée, ce sont les protéines de votre peau qui se sont liées avec le sucre du mélange.

Vous savez déjà que les protéines occupent dans notre corps diverses fonctions fondamentales en tant que structure, enzyme, messagère, réparateur cellulaire, etc.

Une glycation… et la fonction protéique se corrompt (car devenue « glyquée »), ouvrant la porte à une cascade de blocages et de dysfonctionnements dans notre métabolisme cellulaire. 

Trop de sucre circulant et trop longtemps, c’est l’altération fonctionnelle assurée à plus ou moins longue échéance de toutes les protéines rencontrées en chemin.

Les protéines visées en premier lieu seront celles de tout l’arbre vasculaire et notamment celles de la microcirculation des reins, des yeux et du cerveau. 

La glycation reflète l’équilibre de notre glycémie. Prenons une protéine circulante de nos globules rouges, notre hémoglobine.

Eh bien ! la surveillance de l’hémoglobine glyquée par une simple prise de sang est le moyen de surveillance des diabétiques pour connaître leur équilibre glycémique des trois derniers mois.

La fructosamine, elle, est une autre protéine glyquée circulante qui renvoie à l’équilibre glycémique des 2 à 3 dernières semaines.



Le diabète, une maladie prévisible et évitable ?


Pourquoi le diabète se propage et s’amplifie-t-il dans les pays civilisés, pourtant à la pointe de l’innovation technique et médicale dans le monde, alors que cette pathologie n’affecte en général pas les peuples qui ne vivent pas et ne mangent pas de la même façon que nous ? 

Pourquoi le diabète affecte-t-il ces mêmes populations dès qu’elles adoptent le mode de vie « à l’occidentale », comme l’attestent plusieurs études épidémiologiques ? Pourquoi des enfants de plus en plus jeunes sont-ils atteints de diabète ? 

Les spécialistes ont bien entendu envisagé la piste génétique – qui intervient pour partie –, mais ils nous confirment surtout que notre mode de vie, notre façon de manger et la qualité de notre alimentation participent activement à la prévalence et au développement du diabète. 

Trop de sucres, de céréales et de farines raffinées, trop d’acide gras oméga-6, trans et hydrogénés, trop de sel… et pas assez de vitamines, d’antioxydants, d’oligoéléments, de fibres, d’acide gras de type oméga-3…

Voilà ce qui caractérise aujourd’hui notre alimentation occidentale dans son analyse nutritionnelle. 

La prise en charge du diabète sur un plan préventif et curatif ne peut donc se concevoir sans prendre en considération la qualité des nutriments ingérés, et celle des sucres au premier chef… en s’intéressant d’abord à leur index glycémique.



L’index glycémique (IG), un guide à suivre !


Les sucres n’existent que dans les végétaux et nous en avons besoin pour vivre comme principale source d’énergie.

Depuis la Seconde Guerre mondiale, l’industrie alimentaire a bouleversé nos habitudes ancestrales dans la présentation de l’offre végétale. 

Par souci de rentabilité, de stockage, de présentation et même d’hygiène, nous avons adopté en moins d’un siècle une alimentation pauvre en légumes et en fruits entiers, mais riche en sucre et en farines de végétaux raffinés ou transformés. 

Nous avons glissé vers une alimentation riche en aliments dotés d’index glycémique (IG) élevé au détriment de ceux possédant un IG bas ou modéré.  

Les études démontrent clairement qu’une telle alimentation au long cours déséquilibre notre glycémie, favorise l’insidieuse glycation, facteur d’altération de toutes nos protéines, et explique pour une grande part « l’épidémie » mondiale de diabète et d’obésité en cours. 

Bien entendu, il existe une foultitude d’ouvrages qui expliquent quel mode alimentaire est le plus adapté en cas de diabète.

Mais, vous l’avez maintenant compris, nous vous conseillons de suivre essentiellement ceux qui préconisent de se conformer à un index glycémique (IG) bas ou modéré des aliments.

Pourquoi ? Parce que cette notion supplante les notions obsolètes et trop floues de « sucre lent/rapide » ou de « sucre simple/complexe ».

En deux mots, il existe des sucres lents ou complexes considérés comme bons pour notre santé et possédant néanmoins des index glycémiques élevés… et étonnamment encore conseillés par des spécialistes dans des régimes diabétiques ! 

Pourtant, ce type d’aliments déséquilibre et pérennise la maladie diabétique en « forçant » le patient à augmenter la dose de ses médicaments oraux ou de son insuline. Exemple : le pain blanc et les pâtes blanches tout comme la pomme de terre…

Ces aliments qualifiés de « hidden sweets » – sucres cachés – par les Anglo-Saxons n’ont pas de goût sucré prononcé, mais peuvent déréguler la glycémie de chacun par leur IG trop haut. 

Vous pouvez faire l’acquisition d’un livre traitant de l’index glycémique, sachez cependant que la diète méditerranéenne respecte complètement cette notion et représente en cela un excellent régime antidiabétique simple et facile suivre pour un Européen !



L’adoption nécessaire d’un mode de vie plus sain


Le choix de la qualité des sucres ingérés est donc la base incontournable pour retrouver le chemin de l’équilibre glycémique !

Les études convergent pour signifier que vous optimiserez davantage ce processus en privilégiant en même temps la pratique de l’exercice physique très régulièrement et l’adoption d’une alimentation comportant moins de produits transformés, moins raffinés et également moins de produits animaux.

En ce sens, les végétaux complets comme les fruits et les légumes frais et secs (plutôt crus et biologiques) sont préconisés, car ils favorisent une glycémie stable par leur teneur en eau de qualité, par l’apport de fibres, de « bons » acides gras et d’antioxydants naturels. 

Sachez que certaines études pointent particulièrement du doigt la responsabilité des céréales à gluten (blé en tête) et des produits laitiers dans la genèse du diabète insulinodépendant (type 1).

 

 

Les végétaux au secours du diabète !


Il existe environ 1200 plantes répertoriées à travers le monde dont les effets sont jugés bénéfiques dans la maladie diabétique.

Si leur usage relève de pratiques traditionnelles ou empiriques, une bonne quinzaine d’entre elles ont bénéficié d’études confirmant scientifiquement leur action sur la maladie diabétique. 

Bonne nouvelle, nombre de ces ressources végétales antidiabétiques peuvent se trouver déjà dans le placard de votre cuisine en tant qu’épices. 

Pour ceux que la saveur épicée pourrait rebuter, une équivalence en gélules existe dans le commerce pour tous ces condiments alimentaires.

L’autre avantage de la présentation en gélule étant de pouvoir disposer d’une dose reproductible et contrôlable de matière première. 



Quelques conseils avant de commencer avec les plantes antidiabétiques 


• Adopter toujours une activité physique régulière adaptée à vos possibilités. 
• Veiller toujours à une bonne hydratation quotidienne. 
• Adopter une diète respectant des IG bas et modérés (voir références ci-après). 
• Demander toujours l’accord et, si nécessaire, la surveillance du médecin traitant le diabète.

Les plantes présentées ici n’interagissent pas directement avec les médicaments antidiabétiques, mais attention, une certaine baisse attendue de la glycémie peut nécessiter des ajustements de la dose des médicaments oraux ou injectables pour éviter les hypoglycémies (trop peu de sucre dans le sang) facteurs de malaise. 

Ces plantes ont été justement choisies car leur mode d’action est progressif, permettant des adaptations pouvant être réalisées par le patient diabétique, surtout quand il a l’habitude de pratiquer l’autocontrôle quotidien de sa glycémie et de son traitement conventionnel.



Pourquoi certaines plantes peuvent-elles renverser le processus diabétique lui-même ?


Pour le diabète de type 1 (appelé aussi diabète insulinodépendant), des plantes ont montré expérimentalement in vitro, et sur des modèles animaux, que le défaut (ou l’arrêt) de sécrétion d’insuline par le pancréas (phénomène supposé conventionnellement irréversible !) peut faire l’objet d’une réactivation de la sécrétion ou d’une stimulation de la régénération cellulaire du pancréas (cellules bêta de Langerhans).

Leur prise régulière a montré des améliorations très significatives de la glycémie. C’est le cas de la cannelle de Ceylan, du ginseng américain, de la berbérine, du melon amer et du curcuma, pour ne parler que d’eux. 

Pour le diabète de type 2 (dit gras, ou diabète insulino-indépendant), il est intéressant de constater que des plantes bien ciblées peuvent aussi diminuer la résistance à l’insuline, autrement dit améliorer la sensibilité de nos cellules à l’insuline.

Les graines de cumin noir, les racines de ginseng rouge de Corée ainsi que la cannelle de Ceylan y pourvoiront et l’ont démontré également dans nombre d’études. 

Enfin, quel que soit le type de diabète, il convient de prévenir ses terribles complications. C’est l’énorme l’avantage des plantes proposées qui contiennent des composés phénoliques… de puissants alliés antiglycation !
 
A suivre... Chapitre 2 Partie 2/2/: "Diabète" 
Livre "Guide Secret Remèdes Naturels"

 

Le #guide secret des #remèdes naturels: #Arthrose Partie 3/3 - Chapitre 1

Par La Rédaction, à 06h00 dans LE GUIDE SECRET DES REMEDES NATURELS

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> Aujourd’hui: Chapitre 1 Partie 3/3: "Arthrose
 

Alain TOUIZER

Naturopathie à La Réunion – Paris – La Normandie
 



Chapitre 1

 

 

Arthrose



Partie 3/3




Les compléments alimentaires indispensables : harpagophytum et glucosamine  


Pour lutter contre l’arthrose, deux compléments alimentaires sont indispensables : l’harpagophytum et la glucosamine (associée ou non à la chondroïtine).

L’harpagophytum (Harpagophytum procumbens) ou « griffe du diable » est une plante aux propriétés anti-inflammatoires puissantes puisqu’elle réduit le niveau des cytokines5. 

Elle diminue aussi la douleur6. En plus, elle inhibe les enzymes qui « digèrent » le cartilage. C’est donc une arme tout à fait centrale dans la stratégie anti-arthrose. 

De nombreuses études ont été faites sur l’harpagophytum (poudre ou extraits standardisés).

Elles montrent une bonne efficacité globale sur les symptômes de l’arthrose avec des doses d’harpagoside (le principe actif) comprises entre 50 et 60 mg par jour.

A ces doses, l’harpagophytum réduit en moyenne de 40 à 50 % la douleur à la palpation et de 35 % la raideur articulaire. Il faut prendre la plante deux mois au moins pour voir des bénéfices apparaître7.  

L’harpagophytum est au moins aussi efficace que les médicaments de dernière génération (les « coxibs ») mais avec bien moins d’effets indésirables8. 

Le sulfate de glucosamine et/ou le sulfate de chondroïtine sont deux éléments nourriciers du cartilage. Ces suppléments épargnent aux cellules la tâche devenue quasi-impossible de fabriquer du cartilage (protéoglycanes) à partir du glucose.

En effet, dans l’arthrose, les cellules ne disposent plus, du fait de l’inflammation, des outils biochimiques nécessaires pour transformer le glucose en N-acétyl-glucosamine et en N-acétyl-galactosamine, les deux types de sucres qui composent les protéoglycanes. 

En apportant des compléments « tout prêts » comme la glucosamine et la chondroïtine sulfate, on contourne la difficulté et on permet aux cellules de se remettre à synthétiser du cartilage : 

• les suppléments de glucosamine par voie orale serviront à fabriquer directe- ment l’épine dorsale des protéoglycanes du cartilage puisqu’elle est utilisée dans les chaînes d’acide hyaluronique ; 

• la glucosamine sert aussi à fabriquer les brins de glycosaminoglycanes attachés à cette épine dorsale puisqu’elle entre dans la composition du kératan sulfate et indirectement dans celle de sulfate de chondroïtine (celle-ci contient de la N-acétylgalactosamine, qui est obtenue à partir de N-acétyl- glucosamine par incorporation d’un autre sucre, le galactose). 

La glucosamine est globalement efficace sur les symptômes de l’arthrose légère à modérée selon plusieurs analyses récentes9. Elle diminue la douleur et améliore la mobilité, surtout dans l’arthrose du genou.

Elle semble également ralentir l’évolution de la maladie, au contraire des anti-inflammatoires traditionnels qui ont tendance à l’accélérer10 

C’est donc un complément alimentaire intéressant pour retarder ou éviter la pose d’une prothèse du genou. Les doses utilisées sont de l’ordre de 1 500 mg de sulfate de glucosamine par jour.

La Société américaine de rhumatologie estime que « le sulfate de glucosamine semble efficace et sans danger pour diminuer la douleur et améliorer le fonctionnement articulaire à court terme (6 mois) chez les patients souffrant d’arthrose. »

La Fondation américaine pour l’arthrose déclare de son côté que « le sulfate de glucosamine soulage les symptômes et aide à prévenir les dommages au cartilage des articulations » chez les personnes souffrant d’arthrose et qu’il « peut être considéré comme un traitement valable » au même titre que les traitements médicaux plus conventionnels. 

Les résultats obtenus avec la chondroïtine sont moins nets, sauf pour ralentir l’évolution de la maladie11. Il est vrai qu’il s’agit d’une molécule plus grosse que la glucosamine, donc moins bien absorbée. 
 


Les compléments alimentaires de soutien 


Aux compléments à base d’harpagophytum et de glucosamine/ chondroïtine, on peut associer les substances suivantes :

Les feuilles d’ortie (Urtica dioica, Urtica urens) renferment des composés anti-inflammatoires qui inhibent aussi les interleukines12. L’ortie permet souvent de réduire les doses de médicaments.

Une étude française a mis en évidence les bénéfices d’un extrait d’ortie, associé à des huiles de poisson et de la vitamine E (Phytalgic) sur les symptômes de l’arthrose du genou et sur le besoin en médicaments anti-inflammatoires13. 

L’extrait d’ortie a été testé pendant 3 semaines dans une étude conduite sur 8 955 personnes qui souffraient d’arthrose et d’arthrite rhumatoïde.  

La douleur au repos et à l’effort ainsi que le handicap ont été évalués sur une échelle allant de 0 à 4.

Grâce à l’ortie, les scores ont été améliorés de 55 %, 45 % et 38 % respectivement. Les améliorations sont intervenues à partir du 11ème jour de traitement

L’ortie peut être intéressante pour diminuer les doses de médicaments classiques. Dans l’étude en question, 60 % des patients qui prenaient des médicaments chimiques pour la douleur ont pu diminuer leurs prises ou éliminer complètement ces médicaments14. 

Le méthyl sulfonyl méthane ou MSM est un composé soufré aux propriétés anti-inflammatoires. Le MSM a été testé dans un petit nombre d’études sur les symptômes de l’arthrose.

Les résultats sont en faveur d’un effet modeste du MSM sur la douleur et la flexion15. Les doses préconisées sont comprises entre 2 et 3 g par jour. 

Les huiles de poisson oméga-3 se prennent facilement en capsule. Utile si on consomme peu de poissons gras.

Lorsqu’on ajoute des acides gras oméga-3 à du cartilage extrait de l’articulation, ce cartilage est protégé de la destruction parce que les oméga-3 bloquent l’une des branches de l’inflammation et qu’ils inhibent des enzymes chargés de digérer le cartilage.

A partir de ces résultats prometteurs, des chercheurs ont conduit une étude clinique chez 31 patients souffrant d’arthrose, qui devaient recevoir une prothèse articulaire. Une partie a reçu de l’huile de poisson (riche en oméga-3). 

Lors de l’opération, des spécimens de cartilage ont été prélevés et examinés.  Dans le cartilage de 86 % des patients qui avaient reçu les oméga-3, le niveau des enzymes destructeurs (aggrécanases) était fortement diminué alors qu’il n’avait baissé que chez 25 % de patients ayant reçu un placebo.

Les chercheurs n’ont pas constaté de différences pour les autres marqueurs de l’inflammation. Recherchez des suppléments qui apportent entre 500 mg et 1000 mg d’EPA et DHA par jour. 

Avec toutes ces mesures, votre arthrose ne disparaîtra pas du jour au lendemain. Mais vous allez soigner en douceur, et durablement, vos articulations.



5.  Fiebich BL : Inhibition of TNF-alpha synthesis in LPS-stimulated primary human monocytes by Harpagophytum ex- tract SteiHap 69. Phytomedicine. 2001 Jan;8(1):28-30. 
6.  Chrubasik S, Conradt C, Roufogalis BD. Effectiveness of Harpagophytum extracts and clinical efficacy. Phytother Res 2004;18:187-189. 7.  Harpagophytum procumbens (devil’s claw). Monograph. Altern Med Rev. 2008 Sep;13(3):248-52. PubMed PMID: 18950251. 8.  Chrubasik S : A randomized double-blind pilot study comparing Doloteffin and Vioxx in the treatment of low back pain. Rheumatology (Oxford). 2003, 42(1):141-148.
7.  Harpagophytum procumbens (devil’s claw). Monograph. Altern Med Rev. 2008 Sep;13(3):248-52. PubMed PMID: 18950251. 
8.  Chrubasik S : A randomized double-blind pilot study comparing Doloteffin and Vioxx in the treatment of low back pain. Rheumatology (Oxford). 2003, 42(1):141-148.
9.  The clinical effectiveness of glucosamine and chondroitin supplements in slowing or arresting progression of os- teoarthritis of the knee: a systematic review and economic evaluation. Black C, Clar C, Henderson R et al. Health Tech- nol Assess. 2009 Nov;13(52):1-148. Review. 
10.  Glucosamine sulfate reduces osteoarthritis progression in postmenopausal women with knee osteoarthritis: evi- dence from two 3-year studies. Bruyere O, Pavelka K, et al. Menopause. 2004 Mar-Apr;11(2):138-43.
11.  Effectiveness of chondroitin sulphate in patients with concomitant knee osteoarthritis and psoriasis: a randomized, double-blind, placebo-controlled study. Möller I, Pérez M, et al.Osteoarthritis Cartilage. 2010 Jun;18 Suppl 1:S32-40.
12.  Teucher T : Cytokine secretion in whole blood of healthy subjects following oral administration of Urtica dioica L. plant extract. Arzneimittelforschung. 1996, (9):906-910. / Riehemann K : Plant extracts from stinging nettle (Urtica dioica), an antirheumatic remedy, inhibit the proinflamma- tory transcription factor NF-kappaB. FEBS Lett. 1999, 442(1):89-94. 
13.  Jacquet A. Phytalgic, a food supplement, vs placebo in patients with osteoarthritis of the knee or hip: a randomised double-blind placebo-controlled clinical trial. Arthritis Res Ther. 2009;11(6):R192. Epub 2009 Dec 16. PubMed PMID: 20015358; PubMed Central PMCID:PMC3003499. 
14.  Ramm S : Brennesselblaetter-Extrakt: Wirksam und vertraeglich bei Arthrose- und rheumatoider Arthritis. In: Rheu- matherapie mit Phytopharmaka. Eds. S. Chrubasik, M. Wink, Hippokrates-Verlag (Stuttgart, Allemagne), 1997, pp 97- 106.
15.  Brien S, Prescott P, Bashir N, Lewith H, Lewith G. Systematic review of the nutritional supplements dimethyl sulfoxide (DMSO) and methylsulfonylmethane (MSM) in the treatment of osteoarthritis. Osteoarthritis Cartilage. 2008 Nov;16(11):1277-88. Epub 2008 Apr 15. Review. PubMed PMID: 18417375.
 
A suivre... Chapitre 2:  "Diabète"
Livre "Guide Secret Remèdes Naturels"

Le #guide secret des #remèdes naturels: #Arthrose Partie 2/3 - Chapitre 1

Par La Rédaction, à 06h00 dans LE GUIDE SECRET DES REMEDES NATURELS

Conseils ALJOIMOUR :


> Nous continuons à présenter le livre complet de Gabriel Combris « Le Guide Secret des Remèdes Naturels », sujet après sujet. 

> La publication des 11 chapitres a debuté le 17 octobre 2017, presentés un par semaine que vous  trouverez dans la rubrique "Le Guide Secret des Remèdes Naturels" de notre blog.

> Aujourd’hui: Suite du chapitre 1 - Arthrose Partie 2/3
 

Alain TOUIZER

Naturopathie à La Réunion – Paris – La Normandie
 

 

Chapitre 1

 

 

Arthrose

 
 

Partie 2/3

 


Comprendre l’arthrose 



Examinons ensemble une articulation : on voit qu’elle est fermée par une membrane d’aspect rose et lisse qui sécrète le liquide synovial (ou synovie) dans lequel baigne le cartilage.

Le cartilage sain a un aspect lisse, poli et brillant. C’est un matériau élastique qui joue le rôle d’amortisseur et permet d’épargner la surface des os.

Lors d’un mouvement articulaire, le cartilage réduit les frictions avec l’aide de la synovie qui facilite le glissement.
 
Si l’on approche de plus près, on voit que le cartilage est constitué de collagène dans lequel sont emprisonnées des protéoglycanes. Le collagène est un réseau de fibres qui donne sa forme et ses propriétés de tension au cartilage.
 
Quant aux protéoglycanes, imaginez-les comme des éponges ramifiées ; grâce à elles, le cartilage contient 75 % d’eau. Elles contrôlent la déformation du cartilage soumis à une pression (comme quand on compresse une éponge).

Les protéoglycanes sont formés de sulfate de chondroïtine et de sulfate de kératane liés à une épine d’acide hyaluronique. Elles sont stabilisées par des protéines de liaison : les agrécanes.
 
Et il y a bien sûr les chondrocytes qui sont les cellules qui réparent le cartilage en fabriquant collagène et protéoglycanes.
 
Malheureusement, dans l’arthrose, comme on l’a vu, le chondrocyte détruit le collagène et les protéoglycanes, sans pouvoir en fabriquer de nouveau.

Sans cartilage, soumise à une inflammation chronique, l’articulation devient raide et fait souffrir : c’est l’arthrose.
 
Pourquoi un chondrocyte, jusqu’ici garant de la bonne santé de l’articulation, se met-il à devenir son ennemi ?

 

Des chondrocytes devenus fous


Le chondrocyte qui change de comportement réagit de deux manières :
• il s’excite, génère des composés inflammatoires qui entraînent la destruction du cartilage et s’accompagnent de douleurs articulaires ;
• il devient peu à peu incapable de synthétiser les constituants du cartilage comme il le faisait jusqu’ici.
 
Les débris articulaires qui apparaissent dès les premières lésions entretiennent aussi la surexcitation, car ils attirent des cellules nettoyeuses qui produisent elles-mêmes des médiateurs inflammatoires qui vont exciter les cellules du cartilage. La membrane synoviale s’abîme alors et s’épaissit.
 
Mais pourquoi des cellules saines du cartilage sont-elles soudain prises d’un comportement aberrant qui aura des conséquences catastrophiques sur l’articulation.
 
D’abord il existe dans certains cas un terrain génétique qui expliquerait au minimum 15 à 20 % des cas d’arthrose après 55 ans.
 
Ensuite, tous les traumatismes articulaires, petits ou graves, sont une cause majeure d’arthrose.

Les articulations du doigt et du poignet chez les personnes qui travaillent sur clavier, celles de la main ou du coude chez les musiciens, celles du genou et de la colonne vertébrale chez les footballeurs et les rugbymen.

En réponse à un traumatisme articulaire, en effet, les chondrocytes s’excitent : quelques décennies plus tard apparaît la douleur, tandis que le cartilage a été largement détruit.
 
A ces traumatismes s’ajoute la rupture des grands alignements : avec l’âge, les vertèbres et les membres perdent leur alignement d’origine. C’est vrai pour les vertèbres cervicales et lombaires, les hanches, le fémur et l’ensemble tibia-péroné.

Ce désalignement modifie les surfaces de contact : la pression dans l’articulation n’est plus répartie uniformément. Il se forme des zones de pression importantes (focales) à côté de zones de pression faibles.

Ainsi pourront se développer une arthrose cervicale, une coxarthrose (arthrose de la hanche) et bien sûr une arthrose du genou.
 
Le surpoids est aussi à l’origine de la surexcitation du chondrocyte, en particulier dans le genou ou la hanche, à cause de la pression qui s’exerce sur l’articulation.

Des chercheurs ont montré que dans une articulation soumise à une pression excessive, les chondrocytes réagissent par une surexcitation.
 


L’inflammation, chaque jour, du matin au soir


On a longtemps pensé que l’arthrose n’était pas une maladie inflammatoire, au contraire de l’arthrite rhumatoïde. Beaucoup de rhumatologues font encore cette distinction.

En réalité, dans l’arthrose, le chondrocyte devient un véritable lance-flammes dirigé contre l’articulation !

Il produit des substances pro-inflammatoires qu’on appelle cytokines. Les principales cytokines impliquées dans l’arthrose sont l’interleukine-1 et le TNF-alpha.
 
L’inflammation a deux conséquences pour le patient : elle le fait souffrir et elle accélère la destruction de son cartilage.

Partie des chondrocytes, l’inflammation se propage peu à peu à toute l’articulation : le cartilage articulaire est enflammé, le liquide synovial l’est aussi. Les tissus environnants subissent la même inflammation.
 
Des terminaisons nerveuses dans l’articulation, la membrane synoviale, les attaches ligamentaires sont stimulées. Ces terminaisons comportent des récepteurs spécialisés de la douleur et leur signal est transmis jusqu’au cerveau, ce qui provoque la douleur.

Une fois qu’elles ont été stimulées par l’inflammation, ces terminaisons nerveuses sont rendues hyper-sensibles, ce qui fait que la douleur se réveille à la première sollicitation, même pour les mouvements les plus anodins.
 


La disparition du cartilage


Le chondrocyte crache aussi des enzymes appelées métalloprotéinases qui sont chargées de dégrader les grosses molécules du cartilage devenues inutiles ou trop usées.

Mais il en fabrique beaucoup trop et ces enzymes digèrent littéralement le cartilage. C’est ainsi que jour après jour, en silence, disparaît le cartilage de vos articulations…
 
La destruction du cartilage ne serait pas trop dramatique si les chondrocytes remplaçaient ce cartilage détruit. Mais à cause de l’inflammation – toujours elle – ils deviennent incapables de synthétiser le collagène et surtout les protéoglycanes qui assurent un cartilage souple et élastique.
 
Pour faire des protéoglycanes, les « éponges » du cartilage, le chondrocyte utilise normalement un sucre, le glucose, auquel il fait subir plusieurs réactions enzymatiques avant de l’incorporer au cartilage.
 
Mais dans l’arthrose, le chondrocyte ne parvient plus à transformer le glucose correctement.
Pourquoi ? Tout simplement parce que les enzymes dont il a besoin ont été bloquées par l’inflammation.
 
Conclusion : le cartilage est digéré d’un côté par les métalloprotéinases et il n’est plus remplacé. Après quelques années de ce régime, l’essentiel du cartilage d’origine a disparu : l’articulation est de plus en plus raide !
 



Le régime qui combat l’arthrose 


À partir du moment où l’on comprend que l’arthrose, c’est d’abord de l’inflammation, la première ligne de défense consiste à juguler cette inflammation par tous les moyens. Ce raisonnement est valable quel que soit le stade de la maladie – et le plus tôt est le mieux. Comment faire ?
 
Première initiative (si nécessaire) : maigrir. Le critère important à prendre en compte, c’est le tour de taille.
 
Chez l’homme il doit être inférieur à 94 cm, et à 80 cm chez la femme.

Si vos chiffres sont supérieurs, alors non seulement vous exercez une pression inutilement élevée sur les articulations des membres inférieurs, mais en plus, vous baignez probablement dans un environnement pro-inflammatoire.
 
En effet un tour de taille élevé s’accompagne de la production de cytokines, en particulier le TNF-alpha1.
 
Comment fait-on pour mincir de la taille ? On associe un programme d’exercice physique à un régime pauvre en sucre, féculents et farineux comme Le Nouveau Régime Atkins ou un régime à index glycémique bas comme Le Nouveau Régime IG.
 
Ces alimentations pauvres en glucides, ou dont la charge glycémique est basse, diminuent d’ailleurs les marqueurs de l’inflammation. On remplace pain, pâtes, riz, viennoiseries etc. par des légumes et des fruits et des protéines de bonne qualité2.
 
Les corps gras peuvent donner naissance à des médiateurs qui activent l’inflammation. En particulier huiles et margarines de tournesol, de maïs, de soja, de pépins de raisin, que je conseille de remplacer par du gras « oméga-3 », soit colza, cameline, huile de noix, de préférence bio, première pression, en récipient opaque (verre ou métal). 

Pour augmenter le caractère anti-inflammatoire de ces huiles de table – le colza par exemple – vous pouvez faire macérer dans la bouteille des aromates de type thym, romarin, origan, menthe, ail…

Parallèlement, consommez chaque jour des noix de Grenoble, des graines de lin et 3 à 4 fois par semaine du poisson gras (sardine, maquereau, hareng, saumon) préparé de préférence mariné, poché ou vapeur.
 
La cannelle, le poivre noir, le curry et surtout le gingembre et le curcuma sont anti-inflammatoires : faites-en un usage immodéré3
 
Une étude de 2003 sur l’arthrose du genou a révélé la supériorité du gingembre sur un placebo après 24 semaines de traitement4.

La poudre de curcuma a, elle, été donnée pendant 3 mois à 41 patients souffrant d’arthrose, en association avec du zinc et deux autres plantes de la médecine indienne. 

Les résultats montrent une amélioration nette et rapide de la douleur et de la raideur matinale. Associez-les en cuisine aux oignons, à l’ail, l’origan, le laurier et d’autres aromates comme le romarin.

 


1.  Ackermann D. Waist circumference is positively correlated with markers of inflammation and negatively with adipo- nectin in women with metabolic syndrome. Nutr Res. 2011 Mar;31(3):197-204. PubMed PMID: 21481713.
2.  Galland L. Diet and inflammation. Nutr Clin Pract 2010 Dec;25(6):634-40.
3.  Frondoza CG : An in vitro screening assay for inhibitors of proinflammatory mediators in herbal extracts using human synoviocyte cultures. In Vitro Cell Dev Biol Anim. 2004, 40(3-4):95-101. / Kiuchi F : Inhibition of prostaglandin and leukotriene biosynthesis by gingerols and diarylheptanoids. Chem Pharm Bull (Tokyo). 1992 ; 40(2):387-391. / Frondoza CG : An in vitro screening assay for inhibitors of proinflammatory mediators in herbal extracts using human synoviocyte cultures. In Vitro Cell Dev Biol Anim. 2004, 40(3-4):95-101./ Chainani-Wu N : Safety and anti-inflammatory activity of curcumin: a component of tumeric (Curcuma longa). J Altern Complement Med. 2003, 9(1):161-8.
4.  Wigler I : The effects of Zintona EC (a ginger extract) on symptomatic gonarthritis. Osteoarthritis Cartilage. 2003,11(11):783-789

 

 

A suivre...  Chapitre 1 Partie 3/3:  "Arthrose" 
Livre "Guide Secret Remèdes Naturels"