Le #guide secret des #remèdes naturels; #Anxiété partie 2/3 - Chapitre 8

Par La Rédaction, à 06h00 dans LE GUIDE SECRET DES REMEDES NATURELS

Conseils ALJOIMOUR :


> Nous  présentons le livre complet de Gabriel Combris « Le Guide Secret des Remèdes Naturels », sujet après sujet. 

> La publication des 11 chapitres a débuté le 17 octobre, présentés un par semaine que vous trouverez dans la rubrique "Le Guide Secret des Remèdes Naturels" de notre blog.

> Aujourd’hui: Les plantes au service de l’anxiété  Partie 2/3  - Chapitre 8


Alain TOUIZER

Naturopathie à La Réunion - Paris - La Normandie
 

 


Chapitre 8


 

L'alternative verte:
Les plantes au service de l’anxiété

 

 

Partie 2/3



Les plantes utiles pour réguler l’anxiété peuvent se décliner en trois groupes :
•    les plantes dites GABAergiques ;
•    les plantes adaptogènes ;
•    les huiles essentielles de l’anxiété.



Les plantes GABAergiques


Sous ce terme un peu barbare se regroupent les plantes actives sur les récepteurs cérébraux appelés GABA.

Le neurotransmetteur GABA (acide gamma-aminobutyrique) régule habituellement la mémorisation, le sommeil, et agit comme un frein sur l’influx nerveux général du cerveau permettant le contrôle, entre autres, de la peur et de l’anxiété

Les médicaments et les plantes à action anxiolytique agissent à ce niveau en se liant à ces récepteurs GABA.

Mais il existe des différences d’action notables entre les molécules de synthèse et les plantes.

Les premières agissent très rapidement, fortement et sont associées à des effets secondaires importants et rédhibitoires dont l’addiction

Les plantes GABAergiques possèdent, elles, une activité tout en nuance un peu retardée, moins puissante, mais sans effets indésirables notoires sur le système nerveux central. 

Parmi les plantes GABAergiques, on retrouve la passiflore, la valériane, le houblon, la mélisse, la ballote, le millepertuis, le kawa, le ginkgo panax et de Sibérie, la rhodiole, le ginseng, l’ashwa- gandha... 

Examinons de près celles alliant efficacité, innocuité (absence de toxicité) et praticité maximale.

Nous vous conseillons de les associer systématiquement pour un effet de synergie.


PASSIFLORE

Provenance: Amérique, Asie, Australie et Afrique tropicale
Partie utilisée : Parties aériennes
Principes actifs principaux : Alcaloides harminiques (beta carbolines)
Botanique (genre, espèce, famille) Passiflora incarnata, Passifloracées

 




Magnifique fleur, la passiflore trouve ses origines probablement en Colombie.

D’abord employée pour ses vertus sédatives par les Aztèques, elle est renommée Passiflora incarnata par les jésuites au XVIe siècle, littéralement « fleur incarnant la passion » en hommage au Christ par ses étamines en forme de croix. 

C’est au XIXe siècle qu’elle est reconnue par les médecins américains pour ses vertus sédatives et calmantes.

Ses principes actifs de type alcaloïdes ont fait l’objet d’études attestant de ses propriétés anxiolytiques comparables à celles de médicaments de référence. 

Notons également une activité antidépressive et sédative légère en sa faveur.

C’est la plante de l’anxiété par excellence qu’il convient d’employer en premier lieu et surtout en association avec d’autres plantes GABAergiques. 

Pas d’effets indésirables rapportés avec l’utilisation de la passiflore, mais par précaution on veillera à ne pas la prendre simultanément avec des médicaments psychotropes.

Mode d’emploi : en tisane, 3 à 4 tasses par jour, à raison d’une cuillerée à café rase de plantes sèches par tasse.

En solution glycérinée sans sucre ni alcool de type EPS (Extraits de Plantes Standardisés), 1 à 2 cuillères à café par jour.


VALERIANE

Provenance : Europe, Asie et Amerique du Nord
Principes actifs principaux : Valepotriates, flavonoides (methylapigenine et hesperidine)
Partie utilisée : Racine et rhizome
Botanique (genre, espèce, famille) : Valeriana officinalis, Valerianacees
 








Malgré son odeur singulière repoussante pour les humains, mais qui attire les chats, la valériane était déjà préconisée pour les contractions nerveuses et l’insomnie dans la Grèce antique. 

La médecine traditionnelle chinoise et la médecine ayurvédique la considéraient également comme un calmant et un inducteur de sommeil.

Diverses études démontrent que ces principes actifs agissent sur la réduction du stress perçu et de l’anxiété, surtout quand la valériane est associée à une autre plante GABAergique comme la passiflore. 

Des organismes de référence comme la commission E allemande, l’ESCOP (European Scientific Cooperative on Phytotherapy) et l’OMS reconnaissent l’usage de la valériane pour traiter l’agitation nerveuse et l’anxiété.

Mode d’emploi: tisane, décoction (à raison de 2 tasses par jour) et même bain à la valériane seront les bienvenus pour induire une détente et une décontraction en cas d’état anxieux. En solution glycérinée sans sucre ni alcool de type EPS®, à raison d’une à deux cuillères à café par jour. 

Encadré: Bain calmant : Infuser 100 à 200 grammes de racines séchées de valériane pendant une dizaine de minutes dans 2 litres d’eau bouillante et ajouter à l’eau bien chaude de la baignoire.

Notons qu’il existe des spécialités bien pratiques dans le commerce contenant à la fois de la passiflore et de la valériane (Euphytose®, Nacture activ Elusane®, Super diet®...).



Les plantes adaptogènes


En cas de situation vécue ou ressentie comme un danger imminent, l’anxiété s’installe et nos glandes surrénales sécrètent des hormones de stress (cortisol et adrénaline).

En cas de stress chronique, il peut y avoir épuisement de nos hormones de stress à moyenne échéance avec installation d’une dérégulation de nos émotions et d’un sentiment d’anxiété durable. 

On entend par plantes adaptogènes les plantes qui augmentent nos capacités de défense en réponse à tout stress, qu’il soit de nature physique ou psychique. 

Ces plantes agissent donc indirectement sur les mécanismes de l’anxiété en permettant de développer une protection et une résistance au stress

Voici deux plantes adaptogènes bien connues des Russes et des Scandinaves.

L’une ou l’autre suffira pour combattre le stress à l’origine de l’anxiété pour compléter l’action des plantes GABAergiques.


RHODIOLE

Provenance : Europe, Asie et Amérique du Nord Rhizone
Partie utilisée : Rhizone
Principes actifs principaux : Salidroside, rosavine, rhodionisine, rhodioline
Botanique (genre, espèce, famille) : Rhodiola rosea, Crassulacees

 











La légendaire force et l’endurance des grands guerriers vikings seraient à mettre sur le compte de la consommation régulière de rhodiole. 

Cette plante médicinale était traditionnellement utilisée en Mongolie, en Sibérie et en Scandinavie pour augmenter les capacités physiques et psychiques et la vigueur sexuelle.

Elle a été catégorisée au XXe siècle comme plante adaptogène avec le ginseng et l’éleuthérocoque. 

De nombreuses études expérimentales menées sur la rhodiole depuis les années 60 en Russie et en Scandinavie attestent de son action positive sur le stress physique et psychique en stimulant les fonctions cognitives grâce à l’amélioration de la production et du transport de neurotransmetteurs cérébraux. 

La meilleure façon de prendre la rodhiole est en extrait sec standardisé à raison d’un comprimé le matin et le midi. On l’évitera le soir par crainte des troubles de l’endormissement.

Pas de rhodiole de principe chez la femme enceinte et allaitante ni chez les personnes atteintes de troubles psychiques de type bipolaire.


ÉLEUTHEROCOQUE (GINSENG DE SIBÉRIE)

Provenance : Sibérie. Nord de la Chine
Partie utilisée : Racine
Principes actifs principaux  Eleuthérosides
Botanique (genre, espèce, famille) : utherococcus senticosus, Arialacées

 







Connu depuis 4000 ans par les Chinois, l’éleuthérocoque conférait le pouvoir d’accroître la longévité et d’améliorer la mémoire

Découverte tardivement par les Russes comme alternative au ginseng classique, le Panax ginseng, cette plante adaptogène accroît également de manière générale la résistance de l’organisme face à différents facteurs de stress, qu’ils soient physiques, psychiques ou biologiques. 

Les études pointent notamment son efficacité sur la fatigue intellectuelle ou physique avec une récupération rapide.

Comme la rhodiole, l’éleuthérocoque permet à l’individu d’affronter plus aisément le stress générateur d’anxiété.

L’éleuthérocoque peut se prendre en infusion en plaçant 2 à 4 grammes de racine séchée dans 150 millilitres d’eau bouillante (1 à 2 tasses par jour), et également en extrait sec sous forme de gélules.

Notons que cette plante sera à éviter de principe en cas d’hypertension artérielle et qu’elle peut parfois stimuler l’appétit.
 
A suivre... Chapitre 8 Partie 3/3 - "Anxiété"
Livre "Le guide secret des remèdes naturels"

Le #guide secret des #remèdes naturels; #Anxiété Partie 1/3 - Chapitre 8

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> Aujourd’hui : Les plantes contre l’anxiété Partie 1/3  - Chapitre 8
 

Alain TOUIZER

Naturopathie à La Réunion - Paris - La Normandie

 


Chapitre 8

 


Les plantes contre l’anxiété

 


Partie 1/3



En association avec les méthodes psycho-émotionnelles ou utilisées seules, les plantes devraient représenter le remède de première intention avant tout recours aux anxiolytiques pour traiter l’anxiété. Voici pourquoi.
 


De la réaction normale au stress aux TAG
(troubles anxieux généralisés)


Il est normal et sain de mobiliser ponctuellement ses ressources psychiques pour envisager une stratégie de protection face à tout danger potentiel. 

Cela implique une réaction physiologique générale de l’organisme qui peut varier selon les individus.

Qui n’a pas, en effet, déjà ressenti des signes d’inconfort physique après un stress... comme des sueurs, des palpitations, des maux de tête, une sensation de boule dans la gorge, un serrement dans la poitrine. 

Ou sur le plan psychique une inquiétude, des difficultés d’attention et de concentration. Autant de signes désagréables mais bénins, typiques d’une anxiété normale et qui s’estompent rapidement sitôt la situation anxiogène passée.

Mais il existe d’autres cas de figure. Nos sociétés modernes, caractérisées par leur rythme de vie trépidant, des tensions professionnelles récurrentes et une insécurité économique croissante, génèrent un stress répétitif favorable à l’émergence de troubles anxieux généralisés (TAG).

C’est alors que la réaction anxieuse devient disproportionnée, diffuse et permanente, donc pathologique.

La perception du danger imminent ne nous quitte plus au point de nous créer des difficultés considérables au travail, dans notre vie familiale, sociale et même sexuelle.

Quand on sait que plus d’une personne sur trois est atteinte de troubles anxieux dans nos pays civilisés, on a de quoi devenir... très anxieux.



Comment distinguer l’anxiété normale de l’anxiété généralisée ?


L’anxiété généralisée se manifeste par de l’anxiété et de l’inquiétude excessives pendant plus de 6 mois consécutifs, avec trois ou plus des symptômes suivants associés :
•    Agitation
•    Fatigabilité
•    Difficultés de concentration ou trous de mémoire
•    Irritabilité
•    Tension musculaire
•    Perturbation du sommeil
 


L’anxiété : des causes multiples et variées


Il existe des origines génétiques, environnementales ou biologiques à l’anxiété, qui peuvent d’ailleurs être combinées entre elles.

Certaines maladies physiques, comme l’hyperthyroïdie (la production anormalement élevée d’hormones par la glande thyroïde), sont à l’origine d’une anxiété qualifiée alors de « secondaire ». 

En revanche, l’anxiété « primaire » est généralisée avec des crises de panique, des phobies et des TOC (troubles obsessionnels compulsifs).

Des maladies mentales autres que les troubles anxieux s’accom¬pagnent aussi d’une anxiété marquée, comme pour la dépression, les psychoses et les troubles bipolaires.

Dans ces cas précis, le traitement de la maladie mentale améliore l’anxiété



L’anxiété...
un déséquilibre de la chimie du cerveau ?


Pour de nombreux scientifiques, l’anxiété généralisée permanente requiert une psychothérapie car elle est en rapport avec un excès de sensibilité et de réponse émotionnelle au stress. 

Pour les spécialistes du cerveau, l’origine des troubles anxieux généralisés est à rechercher surtout du côté des neurones.

On sait que ces cellules du cerveau communiquent entre elles grâce à des molécules appelées des neurotransmetteurs. 

Ces derniers, tels le GABA, la dopamine ou la sérotonine par exemple, sont impliqués dans les réactions qui régissent notre pensée, nos émotions, nos mouvements, notre cognition (concentration, mémoire) et dans d’autres fonctions de survie (sommeil, réflexes, digestion, respiration).

Il a été constaté expérimentalement un déséquilibre biochimique au niveau de ces neurotransmetteurs dans les troubles anxieux généralisés. 

C’est d’ailleurs à partir de là que l’industrie pharmaceutique a élaboré des molécules de synthèse pour viser l’équilibre chimique cérébral et tenter de contenir le phénomène anxieux associé.

La thérapie officielle de l’anxiété repose donc conventionnellement sur deux axes principaux, une psychothérapie et/ou la prise de tranquillisants.



La France, championne d’Europe
des prescriptions d’anxiolytiques


Depuis les années 1970, l’industrie pharmaceutique propose des anxiolytiques - littéralement, « qui dissout l’anxiété » -, dont nous sommes en Europe parmi les plus gros prescripteurs et consommateurs.

Jouissant certes d’une efficacité rapide sur les symptômes de l’anxiété, ces tranquillisants altèrent notre mémoire, notre vi¬gilance et provoquent des troubles de l’équilibre... augmentant conséquemment le risque de chutes et d’accidents de la route.

Mais ce n’est pas tout. Les fameuses benzodiazépines, tête de file des anxiolytiques, peuvent également entrainer des effets paradoxaux comme de l’agitation, de la nervosité, des cauchemars, des idées délirantes, des hallucinations, de l’euphorie ou de l’impulsivité !

Et que dire des effets conjugués et dévastateurs en cas d’association à d’autres psychotropes (drogues agissant sur le cerveau) : alcool, antidépresseur, morphinique, antitussif, drogues... etc ? 

Certaines études récentes suggèrent même qu’il y aurait un lien entre benzodiazépines et démence, dont la maladie d’Alzheimer.

Pour compléter ce noir tableau, rappelons que les benzodiazépines nous exposent au risque d’abus et de dépendance physique avec un syndrome de sevrage à l’arrêt.

Pourquoi sommes-nous en France parmi les plus gros consommateurs de ces produits en Europe ? Les raisons sont multiples.

Sous la pression constante des laboratoires pharmaceutiques, les médecins prescripteurs ont tendance à choisir et renouveler encore trop facilement ces traitements réservés en théorie à de courtes périodes. 

De plus, face à un patient anxieux (ou a fortiori devenu addictif) il semble difficile de ne pas céder à ce type de prescription plutôt que de proposer une psychothérapie.

Car un anxiolytique de synthèse agit très rapidement et représente en ce sens une solution « idéale » immédiate dans le cadre d’une consultation pour répondre assez vite au patient pressé de trouver une solution.

En 2012, 131 millions de boîtes d’anxiolytiques ont été vendues pour traiter les troubles anxieux des Français.

L’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé), dans son récent rapport à propos des benzodiazépines, s’inquiète du recours à ces traitements qui ne devraient pas excéder quelques semaines, et dont les temps d’utilisation sont en moyenne cinq fois supérieurs aux préconisations d’usage. S’étalant parfois sur plusieurs années ! 

L’abord psychothérapeutique, largement sous-utilisé, devrait toujours être proposé en premier lieu avant tout traitement médicamenteux. 

Des méthodes originales comme la sophrologie, la cohérence cardiaque, la méditation en pleine conscience (MBSR), la PNL (programmation neurolin-guistique), l’EFT (emotional freedom techniques), l’EMDR (eye movement desensitization and reprocessing), l’hypnose Ericksonienne et l’autohypnose ont également démontré toute leur efficacité pour maitriser les anxiétés débordantes.

Vous comprenez pourquoi il est plus que jamais urgent d’explorer d’autres solutions... d’autant que celles-ci sont naturelles !


A suivre.. Chapitre 8 Partie 2/3: "Anxiété"
Livre "Le guide secret des remèdes naturels"

Le #guide secret des #remèdes naturels; #Eczéma - Chapitre 7

Par La Rédaction, à 06h00 dans LE GUIDE SECRET DES REMEDES NATURELS

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> Aujourd’hui: Eczéma  - Chapitre 7
 

Alain TOUIZER

Naturopathie à La Réunion - Paris - La Normandie

 
 

SECONDE PARTIE :



Chapitre 7

 

VIVRE MIEUX EN DISANT ADIEU AUX MÉDICAMENTS
 

 

Eczéma : la solution drainante


Le nombre de personnes souffrant d’eczéma aurait doublé ces 30 dernières années. Pour la médecine, la cause est au mieux allergique, au pire indéterminée... Mais la naturopathie identifie d’autres causes.

Pour comprendre et traiter l’eczéma, la naturopathie évoque d’autres causes que l’allergie. En naturopathie, on considère en effet que la peau est avant tout un organe d’élimination. 

Un eczéma pourrait être simplement lié à une surcharge de toxines qui s’évacuent par la peau.

Une sorte de crise d’élimination qui provoque des rougeurs, de l’inflammation, des démangeaisons ou des suintements ; des manifestations typiques de l’eczéma. 

Cette cause n’est jamais prise en compte par la médecine car la peau n’est pas reconnue comme « organe éliminatoire ».

La cause allergique existe bel et bien et la naturopathie la prend en compte également, en priorité. Pourtant, dans la pratique les naturopathes constatent qu’il peut s’agir uniquement d’un problème de surcharge.

Il arrive aussi souvent que des prédispositions allergiques soient mêlées à une surcharge. En plus de cela, il y a souvent une relation à faire avec ce que vit la personne au niveau psycho-émotionnel.
 


Pourquoi la peau, faite pour éliminer des toxines, subit une surcharge


Cela peut être la conséquence d’une alimentation inadaptée, par exemple du fait d’une consommation de laitages qui ne convient pas à la personne, ou par un excès d’aliments acidifiants comme la viande rouge ou la charcuterie. 

Mais la cause majeure est souvent un manque d’élimination par les autres organes filtres : le foie, les reins et l’intestin. S’ils font mal leur travail, la peau prend le relais et en souffre en manifestant un eczéma. 

Le stress joue aus¬si un rôle important car il bloque facilement les éliminations. Ce manque d’élimination se manifeste parfois à bas bruit avec une constipation, une digestion lente ou des urines claires, par exemple.

Pour traiter cette pathologie, il faut donc prioritairement stimuler l’élimination et de modifier son alimentation. Cela peut suffire parfois, mais il ne faut pas oublier avant tout d’explorer le problème de l’allergie.

Si le diagnostic fait état d’un eczéma atopique (allergique) ou de contact, il faut agir en ce sens en supprimant les allergènes possibles (savon, lessives, vêtements synthétiques etc.). 

En parallèle, il y a tout intérêt à soutenir certains organes qui jouent un rôle dans l’immunité pour améliorer le terrain allergique. 

Ces organes sont justement les mêmes qui, s’ils font mal leur travail d’élimination, renvoient leurs toxines à la peau, c’est- à-dire le foie, l’intestin et les reins. 

Traiter l’eczéma peut donc souvent se résumer à cela : régler son alimentation et soutenir ou stimuler les organes d’élimination autres que la peau qui est déjà en souffrance. En naturopathie, c’est ce qu’on appelle faire de la dérivation de surcharges.
 

 
Les plantes utiles pour traiter l’eczéma


Il faut penser aux plantes drainantes comme la saponaire, la pensée sauvage, le pissenlit ou la feuille de cassis. 

On peut les consommer seules ou en mélange, en cure de 1 à 2 mois, en infusion, en extrait fluide ou alcoolique à boire dans l’eau. Le bourgeon de cassis en macérât glycériné est utile pour équilibrer le terrain allergique et diminuer l’inflammation. 

En complément, on peut prendre des gélules de feuilles d’orties pour un effet reminéralisant. C’est utile dans le cas de surcharges acides qui déminéralisent, et aussi parce que l’ortie est connue pour tempérer les réactions allergiques. 

Enfin, il faut penser à complémenter son alimentation avec des vitamines C et D naturelles qui sont très importantes pour la peau, avec un effet bénéfique sur l’inflammation et l’allergie Comme toute pathologie, l’eczéma est là pour une bonne raison. 

L’approche médicale consiste souvent à donner des corticoïdes locaux et des antihistaminiques.

Si l’on recherche uniquement la suppression des symptômes, on risque soit une récidive, soit de retrouver le problème ailleurs, sous une autre forme, inflammatoire ou allergique. 

C’est ce qui arrive très souvent. Pour calmer le feu, il existe des plantes qu’on peut appliquer localement comme la camomille allemande, la mauve ou l’aloe vera. 

Mais pour agir en profondeur, il est plus efficace et durable de dévier les surcharges par les organes filtres autres que la peau.

N’oublions pas que l’origine du mot eczéma vient du grec qui signifie bouillonner... Traiter l’eczéma devrait donc consister à couper le feu sous le bouillon !

A suivre... Chapitre 8: "Anxiété"
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Le #guide secret des #remèdes naturels; #Maladies cardiovasculaires - Chapitre 6

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> Aujourd’hui : Maladies cardio-vasculaires - Chapitre 6
 

Alain TOUIZER

Naturopathie à La Réunion - Paris - La Normandie
 

 


Chapitre 6

 


La vraie stratégie pour réduire le risque de maladies cardio-vasculaires


Comme nous l’avons vu dans le chapitre précédent, réduire les risques de maladie cardio-vasculaire ne passe ni par la réduction du cholestérol, ni surtout par la prise de statines.

Il s’agit d’une stratégie de fond, à la fois beaucoup plus simple, durable et naturelle. Elle passe avant tout par l’alimentation.

Les deux régimes alimentaires connus pour être les plus protecteurs, en dehors de celui des peuples de chasseurs-cueilleurs, sont le mode alimentaire traditionnel du pourtour méditerranéen, et le mode alimentaire traditionnel japonais, avec un avantage à l’archipel d’Okinawa.

Dans ces deux régimes alimentaires, les légumes (et les algues pour Okinawa), les légumes secs et les fruits occupent la place la plus importante.

Idéalement, ils devraient occuper la place la plus im-portante dans votre régime car ils apportent des vitamines, des minéraux (potassium notamment), des composés antioxydants et anti-inflammatoires, des fluidifiants sanguins...

Essayez de diversifier au maximum vos légumes en faisant se succéder au menu bulbes, tubercules (sauf pomme de terre), légumes- fruits, légumes-racines, légumes-feuilles, légumineuses et les consommer autant que possible en saison. 

Beaucoup de gens fuient les légumes amers et c’est dommage car l’amertume, dans l’artichaut et les endives par exemple, signe la présence de composés très intéressants pour la santé.

Malheureusement, les semenciers sont en passe d’éliminer l’amertume de nos légumes (l’endive aujourd’hui est bien moins amère qu’il y a cinquante ans).

Si vous le pouvez, battez la campagne à la recherche de plantes sauvages, pissenlit, pourpier, asperge.

Si vous êtes sérieux dans votre désir de réduire votre risque d’infarctus, il faut avoir comme objectif de manger au moins 4 portions de légumes (ou légumes secs) et 3 portions de fruits chaque jour.

Les régimes méditerranéens et japonais font aussi une place assez nette aux céréales et vous pouvez les inviter à votre table, sans excès et à condition qu’elles soient peu transformées (céréales complètes ou semi-complètes).

Les céréales peu transformées sont riches en antioxydants : elles ont peu de vitamine C mais des quantités assez importantes de composés phénoliques dans le son et le germe. 

A poids égal, les céréales complètes ou semi-complètes posséderaient une activité antioxydante au moins aussi importante que les fruits et les légumes.

L’activité antioxydante des céréales rafinées est deux fois moins importante que celle des céréales complètes .Une portion de céréales peu transformées apporte également entre 0,5 et 4 grammes de fibres.



Les corps gras ajoutés


Les régimes méditerranéens et japonais se caractérisent par une richesse notable en acides gras oméga-3 anti-inflammatoires, anti-arythmiques et anti-caillots.
 


Comment reproduire ce profil chez soi ?


Côté huiles, il faut commencer par faire le ménage en éliminant de la cuisine huiles de tournesol, de maïs et de pépins de raisin, très déséquilibrées. Seule la combinaison de deux huiles courantes permet de garantir des apports en acides gras optimaux pour la santé cardio- vasculaire.

Il s’agit de l’huile d’olive et l’huile de colza (éventuellement l’huile de lin ou de cameline) qui doivent être mélangées à parts égales. L’huile d’olive est l’huile la plus riche en acide gras monoinsaturés. 

C’est une huile très résistante à l’oxydation, que l’on peut chauffer sans risque. Elle renferme des antioxydants naturels, et une alimentation de type méditerranéen avec de l’huile d’olive est associée à une bonne santé cardiovasculaire.

L’huile de colza est intéressante car, elle aussi, contient une majorité d’acides gras monoinsaturés. Mais surtout, elle renferme une quantité appréciable d’acides gras oméga-3 (1 part pour 2 parts d’oméga-6). Il faut la choisir comme l’huile d’olive, bio en première pression.

Du fait de son contenu en oméga-3, l’huile de colza est relativement fragile. Il est préférable, une fois la bouteille ouverte, de la conserver à l’abri de la lumière dans le réfrigérateur. Même chose pour l’huile de lin.

Sachant que les matières grasses ajoutées contribuent environ pour moitié aux besoins quotidiens en graisses, la quantité de matières grasses utilisées pour cuisiner, assaisonner ou tartiner devrait être de l’ordre de 32 g par jour pour une femme (si on considère qu’elle consomme en moyenne 1 800 kcal/j) et de 43 g pour un homme (si on considère consomme 2 400 kcal/j), soit :

•    pour une femme : 1 cuillère à soupe d’huile olive, 1 cuillère à soupe d’huile de colza (on peut s’autoriser en plus 10 g de beurre par jour)
•    pour un homme : 1 12 cuillèreà soupe d’huile d’olive, 1 12 cuillère à soupe d’huile de colza (on peut s’autoriser en plus 15 g de beurre par jour)  



En assaisonnement


L’huile de colza, qu’il vaut mieux ne pas chauffer, peut être utilisée seule. Cependant, vous pouvez mélanger, dans un récipient destiné à l’assaisonnement, huiles de colza et d’olive à parts égales (avec en plus des plantes aromatiques). 

Vous obtenez alors un mélange très bon pour le cœur : pour chaque part d’oméga-3, 3 parts d’oméga-6 et 13 parts d’acides gras monoinsaturés.

Certains utilisent de l’huile de lin pour sa ri- chesse en acide alpha-linolénique oméga-3. Si c’est votre cas, vous pouvez associer l’huile de lin à l’huile d’olive pour vous rapprocher des proportions optimales. 

Lorsque vous mélangez 5 volumes d’huile d’olive à 1 volume d’huile de lin, vous obtenez un ratio oméga-6/ oméga-3 de l’ordre de 1. Avec 34 volumes d’huile d’olive pour 1 volume d’huile de lin, le ratio est de 4.

Donc, un bon mélange, c’est 5 à 34 volumes d’huile d’olive selon votre goût, pour chaque volume d’huile de lin.


En cuisson

Utilisez de l’huile d’olive pour vos cuissons, car elle est plus stable à la chaleur que l’huile de colza. Vous pouvez aussi utiliser de l’huile de noisette, dont la composition est proche de celle de l’huile d’olive.

N’utilisez pas des margarines pour cuire les aliments, même lorsqu’elles sont étiquetées « cuisson ». Elles sont trop riches en acides gras polyinsaturés, donc fragiles.

Le beurre peut être utilisé occasionnellement. Autre option plus intéressante : la graisse d’oie qui contient environ 60 % d’acides gras monoinsaturés (de la même famille que ceux de l’huile d’oli¬ve) donc assez stables à la chaleur. 

La graisse d’oie apporte des acides gras polyinsaturés (environ 10 %), mais comme les oies sont généralement nourries avec du maïs qui contient surtout un acide gras de la famille oméga-6, la majorité des graisses polyin- saturées de la graisse d’oie est de cette famille oméga-6, avec très peu d’oméga-3.

Enfin, si vous faites des fritures (ce qui est fortement déconseillé), il vaut mieux utiliser des huiles très stables à la chaleur comme l’huile de coco.


Le poisson

Les poissons gras sont riches en acides gras oméga-3 à longues chaînes, qu’on appelle EPA et DHA. Normalement, le foie humain sait fabriquer ces acides gras à partir de l’acide alpha-linolénique (de notre huile de colza, par exemple).

Mais cette production est parfois insuffisante. On peut la stimuler en buvant du vin et du thé, en mangeant des baies. 

Mais on peut aussi par précaution se procurer ces acides gras directement préformés, dans les poissons, les crustacés, les coquil-lages ou les œufs de poules nourries aux graines de lin.

Ces graisses protègent des maladies cardio et cérébrovasculaires.

L’analyse des résultats de 13 études prospectives portant sur plus de 222 000 personnes suivies pendant 12 ans en moyenne a trouvé que les personnes qui consomment un plat de poisson par semaine voient leur risque de mortalité cardiovasculaire ré- duit de 15 %. 

Ce risque est même réduit de 40 % chez ceux qui en consomment 5 par semaine .

Il est bon, ainsi, de manger 3 à 4 portions par semaine de poissons gras, soit 360 à 480 g/semaine de maquereau, hareng, sardine, pilchard, saumon, chevaine, morue noire, truite grise, truite saumonée, capelan, lavaret, truite arc-en-ciel, bar, éperlan, mulet, goberge, thon albacore (ce dernier, pas plus d’une fois par semaine en raison de la contamination par le mercure).

Les huîtres, crevettes, moules bleues font aussi l’affaire.


Les boissons

Commençons par l’eau. On peut utiliser l’eau du robinet pour la cuisine, mais il est préférable d’utiliser de l’eau en bouteilles pour les boissons (y compris, thé, café, tisane). Pourquoi ? 

D’abord parce que c’est une eau qui contient moins de résidus potentiellement néfastes (chlore et dérivés, nitrates, pesticides, aluminium).

Ensuite parce que vous pouvez contrôler le niveau des minéraux et des substances favorables à la santé cardiovasculaire : calcium, magnésium, bicarbonates qui doivent être suffisamment élevées (contrairement à une idée très répandue en naturopathie, les minéraux de l’eau sont parfaitement absorbés par l’organisme, heureusement !).

Vous pourriez faire appel pour moitié à des eaux gazeuses - par exemple Arvie, Quézac, Badoit, Vernière, Rozana - et pour moitié à des eaux plates, par exemple Evian et Thonon.

Ensuite buvez du thé et des tisanes plusieurs fois par jour. Ils sont riches en flavonoïdes, un groupe de molécules antioxydantes.

Après consommation d’une seule tasse de thé, le corps reçoit une protection antioxydante maximale 1 h à 4 h 30 plus tard pour le thé noir et 3 h à 5 h 30 plus tard pour le thé vert.



Buvez du vin (si vous l’appréciez)

Michel de Lorgeril et Serge Renaud sont les premiers à avoir mis en évidence le « paradoxe français », selon lequel les Français malgré un cholestérol plus élevé que leurs voisins jouissent d’une meilleure santé cardiovasculaire.

C’est la consommation modérée de vin qui expliquerait en grande partie ce paradoxe. Le vin est anti-inflammatoire, il fluidifie le sang et diminue le risque d’infarctus.

Mais les malades qui ont subi un infarctus peuvent-ils continuer à boire du vin ?

La réponse est oui. Une étude française a conclu que par rapport aux non buveurs, ceux qui consomment du vin (2 à 4 verres par jour) ont environ deux fois moins de risque de connaître des complications vasculaires .

Si vous êtes amateur, vous pouvez boire un à trois verres de vin rouge par jour. 

Les vins les plus intéressants pour la santé cardiovasculaire, selon le Pr Roger Corder (université Queen Mary de Londres) qui les a analysés, seraient les Bordeaux dans leur ensemble ; en Bourgogne les Pommard ; dans le sud-ouest les Cahors et Madiran ; en Languedoc les Minervois; les Côtes du Rhône sont bien notés aussi. La palme reviendrait au Madiran (Gers).



Des compléments alimentaires ?


Mis à part le conseil traditionnel d’un complément quotidien de vitamines et minéraux modérément dosé, on ne peut pas prétendre réduire le risque d’infarctus en prenant tel ou tel complément alimentaire. 

Veillez simplement à diminuer la consommation de sel, et à ne pas manquer de magnésium (fruits, légumes, eau), de calcium (amandes, sardines, laitages maigres), de potassium (légumes, légumineuses), de vitamine C (fruits, légumes), de vitamine D (soleil aux beaux jours et complément de vitamine D3 en hiver selon dosage biologique). 

Prévention du stress et exercice physique jouent aussi un rôle crucial. Nous parlerons justement de l’anxiété dans un chapitre de la seconde partie de cet ouvrage
 
Miller H.E. Antioxidant content of whole grain breakfast cereals, fruits and vegetables. J Am Coll Nutr 2000 ; 19 (3) : 312S-319S.
Harris WS. Omega-3 fatty acids and cardiovascular disease : a case for omega-3 index as a new risk factor. Pharmacol Res. 2007 Mar ; 55 (3) : 217-23.
De Lorgeril M : Wine drinking and risks of cardiovascular complications after recent acute myocardial infarc-tion. Cir- culation. 2002, 106(12):1465-1459.

A suivre... Chapitre 7: Eczéma
Livre "Le guide secret des remèdes naturels"