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Le #guide secret des #remèdes naturels: #Arthrose Partie 3/3 - Chapitre 1

Par La Rédaction, à 06h00 dans LE GUIDE SECRET DES REMEDES NATURELS

Conseils ALJOIMOUR :


> Nous continuons à présenter le livre complet de Gabriel Combris « Le Guide Secret des Remèdes Naturels », sujet après sujet. 

> La publication des 11 chapitres a debuté le 17 octobre, presentés un par semaine que vous trouverez dans la rubrique "Le Guide Secret des Remèdes Naturels" de notre blog.

> Aujourd’hui: Chapitre 1 Partie 3/3: "Arthrose
 

Alain TOUIZER

Naturopathie à La Réunion – Paris – La Normandie
 



Chapitre 1

 

 

Arthrose



Partie 3/3




Les compléments alimentaires indispensables : harpagophytum et glucosamine  


Pour lutter contre l’arthrose, deux compléments alimentaires sont indispensables : l’harpagophytum et la glucosamine (associée ou non à la chondroïtine).

L’harpagophytum (Harpagophytum procumbens) ou « griffe du diable » est une plante aux propriétés anti-inflammatoires puissantes puisqu’elle réduit le niveau des cytokines5. 

Elle diminue aussi la douleur6. En plus, elle inhibe les enzymes qui « digèrent » le cartilage. C’est donc une arme tout à fait centrale dans la stratégie anti-arthrose. 

De nombreuses études ont été faites sur l’harpagophytum (poudre ou extraits standardisés).

Elles montrent une bonne efficacité globale sur les symptômes de l’arthrose avec des doses d’harpagoside (le principe actif) comprises entre 50 et 60 mg par jour.

A ces doses, l’harpagophytum réduit en moyenne de 40 à 50 % la douleur à la palpation et de 35 % la raideur articulaire. Il faut prendre la plante deux mois au moins pour voir des bénéfices apparaître7.  

L’harpagophytum est au moins aussi efficace que les médicaments de dernière génération (les « coxibs ») mais avec bien moins d’effets indésirables8. 

Le sulfate de glucosamine et/ou le sulfate de chondroïtine sont deux éléments nourriciers du cartilage. Ces suppléments épargnent aux cellules la tâche devenue quasi-impossible de fabriquer du cartilage (protéoglycanes) à partir du glucose.

En effet, dans l’arthrose, les cellules ne disposent plus, du fait de l’inflammation, des outils biochimiques nécessaires pour transformer le glucose en N-acétyl-glucosamine et en N-acétyl-galactosamine, les deux types de sucres qui composent les protéoglycanes. 

En apportant des compléments « tout prêts » comme la glucosamine et la chondroïtine sulfate, on contourne la difficulté et on permet aux cellules de se remettre à synthétiser du cartilage : 

• les suppléments de glucosamine par voie orale serviront à fabriquer directe- ment l’épine dorsale des protéoglycanes du cartilage puisqu’elle est utilisée dans les chaînes d’acide hyaluronique ; 

• la glucosamine sert aussi à fabriquer les brins de glycosaminoglycanes attachés à cette épine dorsale puisqu’elle entre dans la composition du kératan sulfate et indirectement dans celle de sulfate de chondroïtine (celle-ci contient de la N-acétylgalactosamine, qui est obtenue à partir de N-acétyl- glucosamine par incorporation d’un autre sucre, le galactose). 

La glucosamine est globalement efficace sur les symptômes de l’arthrose légère à modérée selon plusieurs analyses récentes9. Elle diminue la douleur et améliore la mobilité, surtout dans l’arthrose du genou.

Elle semble également ralentir l’évolution de la maladie, au contraire des anti-inflammatoires traditionnels qui ont tendance à l’accélérer10 

C’est donc un complément alimentaire intéressant pour retarder ou éviter la pose d’une prothèse du genou. Les doses utilisées sont de l’ordre de 1 500 mg de sulfate de glucosamine par jour.

La Société américaine de rhumatologie estime que « le sulfate de glucosamine semble efficace et sans danger pour diminuer la douleur et améliorer le fonctionnement articulaire à court terme (6 mois) chez les patients souffrant d’arthrose. »

La Fondation américaine pour l’arthrose déclare de son côté que « le sulfate de glucosamine soulage les symptômes et aide à prévenir les dommages au cartilage des articulations » chez les personnes souffrant d’arthrose et qu’il « peut être considéré comme un traitement valable » au même titre que les traitements médicaux plus conventionnels. 

Les résultats obtenus avec la chondroïtine sont moins nets, sauf pour ralentir l’évolution de la maladie11. Il est vrai qu’il s’agit d’une molécule plus grosse que la glucosamine, donc moins bien absorbée. 
 


Les compléments alimentaires de soutien 


Aux compléments à base d’harpagophytum et de glucosamine/ chondroïtine, on peut associer les substances suivantes :

Les feuilles d’ortie (Urtica dioica, Urtica urens) renferment des composés anti-inflammatoires qui inhibent aussi les interleukines12. L’ortie permet souvent de réduire les doses de médicaments.

Une étude française a mis en évidence les bénéfices d’un extrait d’ortie, associé à des huiles de poisson et de la vitamine E (Phytalgic) sur les symptômes de l’arthrose du genou et sur le besoin en médicaments anti-inflammatoires13. 

L’extrait d’ortie a été testé pendant 3 semaines dans une étude conduite sur 8 955 personnes qui souffraient d’arthrose et d’arthrite rhumatoïde.  

La douleur au repos et à l’effort ainsi que le handicap ont été évalués sur une échelle allant de 0 à 4.

Grâce à l’ortie, les scores ont été améliorés de 55 %, 45 % et 38 % respectivement. Les améliorations sont intervenues à partir du 11ème jour de traitement

L’ortie peut être intéressante pour diminuer les doses de médicaments classiques. Dans l’étude en question, 60 % des patients qui prenaient des médicaments chimiques pour la douleur ont pu diminuer leurs prises ou éliminer complètement ces médicaments14. 

Le méthyl sulfonyl méthane ou MSM est un composé soufré aux propriétés anti-inflammatoires. Le MSM a été testé dans un petit nombre d’études sur les symptômes de l’arthrose.

Les résultats sont en faveur d’un effet modeste du MSM sur la douleur et la flexion15. Les doses préconisées sont comprises entre 2 et 3 g par jour. 

Les huiles de poisson oméga-3 se prennent facilement en capsule. Utile si on consomme peu de poissons gras.

Lorsqu’on ajoute des acides gras oméga-3 à du cartilage extrait de l’articulation, ce cartilage est protégé de la destruction parce que les oméga-3 bloquent l’une des branches de l’inflammation et qu’ils inhibent des enzymes chargés de digérer le cartilage.

A partir de ces résultats prometteurs, des chercheurs ont conduit une étude clinique chez 31 patients souffrant d’arthrose, qui devaient recevoir une prothèse articulaire. Une partie a reçu de l’huile de poisson (riche en oméga-3). 

Lors de l’opération, des spécimens de cartilage ont été prélevés et examinés.  Dans le cartilage de 86 % des patients qui avaient reçu les oméga-3, le niveau des enzymes destructeurs (aggrécanases) était fortement diminué alors qu’il n’avait baissé que chez 25 % de patients ayant reçu un placebo.

Les chercheurs n’ont pas constaté de différences pour les autres marqueurs de l’inflammation. Recherchez des suppléments qui apportent entre 500 mg et 1000 mg d’EPA et DHA par jour. 

Avec toutes ces mesures, votre arthrose ne disparaîtra pas du jour au lendemain. Mais vous allez soigner en douceur, et durablement, vos articulations.



5.  Fiebich BL : Inhibition of TNF-alpha synthesis in LPS-stimulated primary human monocytes by Harpagophytum ex- tract SteiHap 69. Phytomedicine. 2001 Jan;8(1):28-30. 
6.  Chrubasik S, Conradt C, Roufogalis BD. Effectiveness of Harpagophytum extracts and clinical efficacy. Phytother Res 2004;18:187-189. 7.  Harpagophytum procumbens (devil’s claw). Monograph. Altern Med Rev. 2008 Sep;13(3):248-52. PubMed PMID: 18950251. 8.  Chrubasik S : A randomized double-blind pilot study comparing Doloteffin and Vioxx in the treatment of low back pain. Rheumatology (Oxford). 2003, 42(1):141-148.
7.  Harpagophytum procumbens (devil’s claw). Monograph. Altern Med Rev. 2008 Sep;13(3):248-52. PubMed PMID: 18950251. 
8.  Chrubasik S : A randomized double-blind pilot study comparing Doloteffin and Vioxx in the treatment of low back pain. Rheumatology (Oxford). 2003, 42(1):141-148.
9.  The clinical effectiveness of glucosamine and chondroitin supplements in slowing or arresting progression of os- teoarthritis of the knee: a systematic review and economic evaluation. Black C, Clar C, Henderson R et al. Health Tech- nol Assess. 2009 Nov;13(52):1-148. Review. 
10.  Glucosamine sulfate reduces osteoarthritis progression in postmenopausal women with knee osteoarthritis: evi- dence from two 3-year studies. Bruyere O, Pavelka K, et al. Menopause. 2004 Mar-Apr;11(2):138-43.
11.  Effectiveness of chondroitin sulphate in patients with concomitant knee osteoarthritis and psoriasis: a randomized, double-blind, placebo-controlled study. Möller I, Pérez M, et al.Osteoarthritis Cartilage. 2010 Jun;18 Suppl 1:S32-40.
12.  Teucher T : Cytokine secretion in whole blood of healthy subjects following oral administration of Urtica dioica L. plant extract. Arzneimittelforschung. 1996, (9):906-910. / Riehemann K : Plant extracts from stinging nettle (Urtica dioica), an antirheumatic remedy, inhibit the proinflamma- tory transcription factor NF-kappaB. FEBS Lett. 1999, 442(1):89-94. 
13.  Jacquet A. Phytalgic, a food supplement, vs placebo in patients with osteoarthritis of the knee or hip: a randomised double-blind placebo-controlled clinical trial. Arthritis Res Ther. 2009;11(6):R192. Epub 2009 Dec 16. PubMed PMID: 20015358; PubMed Central PMCID:PMC3003499. 
14.  Ramm S : Brennesselblaetter-Extrakt: Wirksam und vertraeglich bei Arthrose- und rheumatoider Arthritis. In: Rheu- matherapie mit Phytopharmaka. Eds. S. Chrubasik, M. Wink, Hippokrates-Verlag (Stuttgart, Allemagne), 1997, pp 97- 106.
15.  Brien S, Prescott P, Bashir N, Lewith H, Lewith G. Systematic review of the nutritional supplements dimethyl sulfoxide (DMSO) and methylsulfonylmethane (MSM) in the treatment of osteoarthritis. Osteoarthritis Cartilage. 2008 Nov;16(11):1277-88. Epub 2008 Apr 15. Review. PubMed PMID: 18417375.
 
A suivre... Chapitre 2:  "Diabète"
Livre "Guide Secret Remèdes Naturels"

Une #bactérie bien particulière

Par La Rédaction, à 06h00 dans SANTE

Conseils Aljoimour :


> Voici un magnifique traité du Dr Willems sur la bactérie ravageuse. Helicobacter pilori et la façon de le guérir naturellement


Alain TOUIZER

Naturopathie à La Réunion – Paris – La Normandie



Connaissez-vous Helicobacter pylori ? Je vais vous présenter, car il y a beaucoup de chance qu’il cohabite avec vous sans que vous soyez au courant. 

Helicobacter pylori est en réalité un bacille très répandu qui s’est logé dans l’estomac et cause des effets qui peuvent être redoutables.

Helicobacter pylori est une bactérie qui infecte les muqueuses de la paroi de l’estomac. 40% de la population européenne en est atteinte, et plus de 80 % dans les pays défavorisés.

Elle est responsable de gastrites chroniques, d’ulcères duodénaux et joue un rôle important dans l’apparition des cancers de l’estomac.

Ce sont deux chercheurs australiens, Barry Marshall et Robin Warren, qui ont découvert son implication directe dans la genèse de pathologies gastriques comme l’ulcère ou le cancer de l’estomac. 

Leurs travaux ont permis de réviser les croyances sur l’origine des ulcères. Jusque-là, le consensus voulait qu’une trop grande acidité gastrique, souvent causée par l’anxiété, soit tenue pour responsable de l’apparition d’ulcère. 

La découverte de l’origine infectieuse de ces pathologies a bouleversé le traitement de l’ulcère et de certains cancers de l’estomac.


Une bactérie bien particulière !

Jusqu’en 1982, personne ne pensait qu’une bactérie puisse survivre dans l’estomac compte tenu de l’extrême acidité du milieu.  L’Helicobacter pylori est en effet le seul organisme connu pouvant survivre dans un environnement aussi acide.



 

#Guérison miraculeuse de #cancer

Par La Rédaction, à 06h00 dans SANTE

Conseils Aljoimour :


> Une très belle histoire étonnante de cette femme qui se délivre d'un cancer métastasé des ovaires


Alain TOUIZER

Naturopathie à La Réunion – Paris – La Normandie



Je viens de raccrocher le téléphone, et je suis encore sous le choc. J’étais en ligne avec Marie-Luce, la belle-sœur de mon propre père.

Je la connais depuis toujours, mais cela faisait 10 ans qu’on ne s’était pas parlé. La vie est comme ça : il y a des tantes dont vous êtes très proche, d’autres moins, par la force des choses ou par l’éloignement géographique.

Mais par une heureuse coïncidence, en ce mois d’août 2017, la vie nous a rapproché.

Nous avions tous les deux besoin de recontacter l’autre, au même moment :
•    Elle, parce qu’elle venait de subir un problème de santé qui l’a poussé à me demander conseil (elle est une fidèle lectrice de mes lettres) ;
•    Moi, parce que je voulais absolument en savoir plus sur son activité de thérapeute énergéticienne.   

Oui, Marie-Luce fait des soins énergétiques depuis longtemps.

Formée à la sophrologie (qui s’appuie sur la respiration), puis à l’EMDR (une technique anti-traumatismes popularisée en France par David Servan-Schreiber), elle est devenue enseignante de Reiki, et se forme en ce moment même au chamanisme et au magnétisme.

Je vais être honnête : autant je suis convaincu de longue date des effets merveilleux de la sophrologie et de l’EMDR…

…autant les soins de « guérisseurs » et « chamans » par la « pensée ou « l’énergie des mains », m’ont longtemps paru difficile à croire, pour ne pas dire farfelus.

Mais ça, c’était avant.
C’était avant que je me plonge corps et âme dans l’univers fascinant de la médecine énergétique.


 

Le #guide secret des #remèdes naturels: #Arthrose Partie 2/3 - Chapitre 1

Par La Rédaction, à 06h00 dans LE GUIDE SECRET DES REMEDES NATURELS

Conseils ALJOIMOUR :


> Nous continuons à présenter le livre complet de Gabriel Combris « Le Guide Secret des Remèdes Naturels », sujet après sujet. 

> La publication des 11 chapitres a debuté le 17 octobre 2017, presentés un par semaine que vous  trouverez dans la rubrique "Le Guide Secret des Remèdes Naturels" de notre blog.

> Aujourd’hui: Suite du chapitre 1 - Arthrose Partie 2/3
 

Alain TOUIZER

Naturopathie à La Réunion – Paris – La Normandie
 

 

Chapitre 1

 

 

Arthrose

 
 

Partie 2/3

 


Comprendre l’arthrose 



Examinons ensemble une articulation : on voit qu’elle est fermée par une membrane d’aspect rose et lisse qui sécrète le liquide synovial (ou synovie) dans lequel baigne le cartilage.

Le cartilage sain a un aspect lisse, poli et brillant. C’est un matériau élastique qui joue le rôle d’amortisseur et permet d’épargner la surface des os.

Lors d’un mouvement articulaire, le cartilage réduit les frictions avec l’aide de la synovie qui facilite le glissement.
 
Si l’on approche de plus près, on voit que le cartilage est constitué de collagène dans lequel sont emprisonnées des protéoglycanes. Le collagène est un réseau de fibres qui donne sa forme et ses propriétés de tension au cartilage.
 
Quant aux protéoglycanes, imaginez-les comme des éponges ramifiées ; grâce à elles, le cartilage contient 75 % d’eau. Elles contrôlent la déformation du cartilage soumis à une pression (comme quand on compresse une éponge).

Les protéoglycanes sont formés de sulfate de chondroïtine et de sulfate de kératane liés à une épine d’acide hyaluronique. Elles sont stabilisées par des protéines de liaison : les agrécanes.
 
Et il y a bien sûr les chondrocytes qui sont les cellules qui réparent le cartilage en fabriquant collagène et protéoglycanes.
 
Malheureusement, dans l’arthrose, comme on l’a vu, le chondrocyte détruit le collagène et les protéoglycanes, sans pouvoir en fabriquer de nouveau.

Sans cartilage, soumise à une inflammation chronique, l’articulation devient raide et fait souffrir : c’est l’arthrose.
 
Pourquoi un chondrocyte, jusqu’ici garant de la bonne santé de l’articulation, se met-il à devenir son ennemi ?

 

Des chondrocytes devenus fous


Le chondrocyte qui change de comportement réagit de deux manières :
• il s’excite, génère des composés inflammatoires qui entraînent la destruction du cartilage et s’accompagnent de douleurs articulaires ;
• il devient peu à peu incapable de synthétiser les constituants du cartilage comme il le faisait jusqu’ici.
 
Les débris articulaires qui apparaissent dès les premières lésions entretiennent aussi la surexcitation, car ils attirent des cellules nettoyeuses qui produisent elles-mêmes des médiateurs inflammatoires qui vont exciter les cellules du cartilage. La membrane synoviale s’abîme alors et s’épaissit.
 
Mais pourquoi des cellules saines du cartilage sont-elles soudain prises d’un comportement aberrant qui aura des conséquences catastrophiques sur l’articulation.
 
D’abord il existe dans certains cas un terrain génétique qui expliquerait au minimum 15 à 20 % des cas d’arthrose après 55 ans.
 
Ensuite, tous les traumatismes articulaires, petits ou graves, sont une cause majeure d’arthrose.

Les articulations du doigt et du poignet chez les personnes qui travaillent sur clavier, celles de la main ou du coude chez les musiciens, celles du genou et de la colonne vertébrale chez les footballeurs et les rugbymen.

En réponse à un traumatisme articulaire, en effet, les chondrocytes s’excitent : quelques décennies plus tard apparaît la douleur, tandis que le cartilage a été largement détruit.
 
A ces traumatismes s’ajoute la rupture des grands alignements : avec l’âge, les vertèbres et les membres perdent leur alignement d’origine. C’est vrai pour les vertèbres cervicales et lombaires, les hanches, le fémur et l’ensemble tibia-péroné.

Ce désalignement modifie les surfaces de contact : la pression dans l’articulation n’est plus répartie uniformément. Il se forme des zones de pression importantes (focales) à côté de zones de pression faibles.

Ainsi pourront se développer une arthrose cervicale, une coxarthrose (arthrose de la hanche) et bien sûr une arthrose du genou.
 
Le surpoids est aussi à l’origine de la surexcitation du chondrocyte, en particulier dans le genou ou la hanche, à cause de la pression qui s’exerce sur l’articulation.

Des chercheurs ont montré que dans une articulation soumise à une pression excessive, les chondrocytes réagissent par une surexcitation.
 


L’inflammation, chaque jour, du matin au soir


On a longtemps pensé que l’arthrose n’était pas une maladie inflammatoire, au contraire de l’arthrite rhumatoïde. Beaucoup de rhumatologues font encore cette distinction.

En réalité, dans l’arthrose, le chondrocyte devient un véritable lance-flammes dirigé contre l’articulation !

Il produit des substances pro-inflammatoires qu’on appelle cytokines. Les principales cytokines impliquées dans l’arthrose sont l’interleukine-1 et le TNF-alpha.
 
L’inflammation a deux conséquences pour le patient : elle le fait souffrir et elle accélère la destruction de son cartilage.

Partie des chondrocytes, l’inflammation se propage peu à peu à toute l’articulation : le cartilage articulaire est enflammé, le liquide synovial l’est aussi. Les tissus environnants subissent la même inflammation.
 
Des terminaisons nerveuses dans l’articulation, la membrane synoviale, les attaches ligamentaires sont stimulées. Ces terminaisons comportent des récepteurs spécialisés de la douleur et leur signal est transmis jusqu’au cerveau, ce qui provoque la douleur.

Une fois qu’elles ont été stimulées par l’inflammation, ces terminaisons nerveuses sont rendues hyper-sensibles, ce qui fait que la douleur se réveille à la première sollicitation, même pour les mouvements les plus anodins.
 


La disparition du cartilage


Le chondrocyte crache aussi des enzymes appelées métalloprotéinases qui sont chargées de dégrader les grosses molécules du cartilage devenues inutiles ou trop usées.

Mais il en fabrique beaucoup trop et ces enzymes digèrent littéralement le cartilage. C’est ainsi que jour après jour, en silence, disparaît le cartilage de vos articulations…
 
La destruction du cartilage ne serait pas trop dramatique si les chondrocytes remplaçaient ce cartilage détruit. Mais à cause de l’inflammation – toujours elle – ils deviennent incapables de synthétiser le collagène et surtout les protéoglycanes qui assurent un cartilage souple et élastique.
 
Pour faire des protéoglycanes, les « éponges » du cartilage, le chondrocyte utilise normalement un sucre, le glucose, auquel il fait subir plusieurs réactions enzymatiques avant de l’incorporer au cartilage.
 
Mais dans l’arthrose, le chondrocyte ne parvient plus à transformer le glucose correctement.
Pourquoi ? Tout simplement parce que les enzymes dont il a besoin ont été bloquées par l’inflammation.
 
Conclusion : le cartilage est digéré d’un côté par les métalloprotéinases et il n’est plus remplacé. Après quelques années de ce régime, l’essentiel du cartilage d’origine a disparu : l’articulation est de plus en plus raide !
 



Le régime qui combat l’arthrose 


À partir du moment où l’on comprend que l’arthrose, c’est d’abord de l’inflammation, la première ligne de défense consiste à juguler cette inflammation par tous les moyens. Ce raisonnement est valable quel que soit le stade de la maladie – et le plus tôt est le mieux. Comment faire ?
 
Première initiative (si nécessaire) : maigrir. Le critère important à prendre en compte, c’est le tour de taille.
 
Chez l’homme il doit être inférieur à 94 cm, et à 80 cm chez la femme.

Si vos chiffres sont supérieurs, alors non seulement vous exercez une pression inutilement élevée sur les articulations des membres inférieurs, mais en plus, vous baignez probablement dans un environnement pro-inflammatoire.
 
En effet un tour de taille élevé s’accompagne de la production de cytokines, en particulier le TNF-alpha1.
 
Comment fait-on pour mincir de la taille ? On associe un programme d’exercice physique à un régime pauvre en sucre, féculents et farineux comme Le Nouveau Régime Atkins ou un régime à index glycémique bas comme Le Nouveau Régime IG.
 
Ces alimentations pauvres en glucides, ou dont la charge glycémique est basse, diminuent d’ailleurs les marqueurs de l’inflammation. On remplace pain, pâtes, riz, viennoiseries etc. par des légumes et des fruits et des protéines de bonne qualité2.
 
Les corps gras peuvent donner naissance à des médiateurs qui activent l’inflammation. En particulier huiles et margarines de tournesol, de maïs, de soja, de pépins de raisin, que je conseille de remplacer par du gras « oméga-3 », soit colza, cameline, huile de noix, de préférence bio, première pression, en récipient opaque (verre ou métal). 

Pour augmenter le caractère anti-inflammatoire de ces huiles de table – le colza par exemple – vous pouvez faire macérer dans la bouteille des aromates de type thym, romarin, origan, menthe, ail…

Parallèlement, consommez chaque jour des noix de Grenoble, des graines de lin et 3 à 4 fois par semaine du poisson gras (sardine, maquereau, hareng, saumon) préparé de préférence mariné, poché ou vapeur.
 
La cannelle, le poivre noir, le curry et surtout le gingembre et le curcuma sont anti-inflammatoires : faites-en un usage immodéré3
 
Une étude de 2003 sur l’arthrose du genou a révélé la supériorité du gingembre sur un placebo après 24 semaines de traitement4.

La poudre de curcuma a, elle, été donnée pendant 3 mois à 41 patients souffrant d’arthrose, en association avec du zinc et deux autres plantes de la médecine indienne. 

Les résultats montrent une amélioration nette et rapide de la douleur et de la raideur matinale. Associez-les en cuisine aux oignons, à l’ail, l’origan, le laurier et d’autres aromates comme le romarin.

 


1.  Ackermann D. Waist circumference is positively correlated with markers of inflammation and negatively with adipo- nectin in women with metabolic syndrome. Nutr Res. 2011 Mar;31(3):197-204. PubMed PMID: 21481713.
2.  Galland L. Diet and inflammation. Nutr Clin Pract 2010 Dec;25(6):634-40.
3.  Frondoza CG : An in vitro screening assay for inhibitors of proinflammatory mediators in herbal extracts using human synoviocyte cultures. In Vitro Cell Dev Biol Anim. 2004, 40(3-4):95-101. / Kiuchi F : Inhibition of prostaglandin and leukotriene biosynthesis by gingerols and diarylheptanoids. Chem Pharm Bull (Tokyo). 1992 ; 40(2):387-391. / Frondoza CG : An in vitro screening assay for inhibitors of proinflammatory mediators in herbal extracts using human synoviocyte cultures. In Vitro Cell Dev Biol Anim. 2004, 40(3-4):95-101./ Chainani-Wu N : Safety and anti-inflammatory activity of curcumin: a component of tumeric (Curcuma longa). J Altern Complement Med. 2003, 9(1):161-8.
4.  Wigler I : The effects of Zintona EC (a ginger extract) on symptomatic gonarthritis. Osteoarthritis Cartilage. 2003,11(11):783-789

 

 

A suivre...  Chapitre 1 Partie 3/3:  "Arthrose" 
Livre "Guide Secret Remèdes Naturels"