Contre la #grippe, deux camps

Par La Rédaction, le 12 fév 2018 à 05h00 dans CONSEILS SANTE | 0 commentaire
#conseils #santé #grippe Pourquoi se faire vacciner si la protection n’est pas garantie ? Il ne faut pas oublier que le principe de la vaccination est d’atténuer la sévérité de l’épidémie en limitant la diffusion du virus. Le raisonnement des autorités de santé est donc le suivant : si personne n’est vacciné, toute la population risque d’être infectée et plus particulièrement les personnes âgées.
Chaque année c’est la même chose : l’assurance maladie propose gratuitement le vaccin antigrippal aux populations fragiles notamment les plus de 65 ans.

Et chaque année c’est pareil : les uns suivent les recommandations les yeux fermés, les autres les ignorent.

Et puis il y a ceux qui se prémunissent contre l’infection pour ne pas trainer 15 jours dans le plumard et ceux qui se disent : « Une bonne grippe, on s’en remettra !».

Oui, contre la grippe, il y a vraiment deux camps.

 















 




Et le vaccin contre la grippe ?

L’efficacité du vaccin antigrippal varie notamment en fonction des souches grippales en circulation : il y en a deux de types A (H1N1 et H3N2) et une de type B.

« L’efficacité du vaccin contre le H3N2 est de l’ordre de 40 %, et elle oscille entre 60 et 65 % pour les autres virus », estime le Pr. Lina, spécialiste des pathologies virales.

De ce fait lorsque les épidémies sont dues au H3N2, les résultats de la vaccination peuvent être décevants. Et lorsqu’il y a une mutation c’est-à-dire quand la souche du virus change, les résultats de la vaccination peuvent être encore plus décevants.

Pour résumer la situation… on peut dire que l’efficacité du vaccin peut aller de 0 % (c’est arrivé en 1996 mais cela reste exceptionnel) à 70 %, en passant par 30 %, comme l’hiver dernier.


Mais alors, pourquoi se faire vacciner si la protection n’est pas garantie ?

Il ne faut pas oublier que le principe de la vaccination est d’atténuer la sévérité de l’épidémie en limitant la diffusion du virus.

Le raisonnement des autorités de santé est donc le suivant : si personne n’est vacciné, toute la population risque d’être infectée et plus particulièrement les personnes âgées.

Maintenant, imaginons une vaccination de masse avec un vaccin efficace à 60 % : dans ce cas, seuls 40 % des vaccinés risquent de développer la grippe s’ils sont exposés au virus. 

De plus, la maladie sera moins virulente car le vaccin va diminuer l’intensité des symptômes et baisser les risques de complication comme les infections cardiaques et pulmonaires…


Si on a eu la grippe l’hiver dernier, est-on immunisé cette année ?

Non, car les souches se transforment régulièrement. Ainsi, chaque année, c’est l’OMS qui fixe la composition du vaccin en se basant sur la fréquence des souches en circulation l’année précédente. 

De ce fait le vaccin de 2017, ne sera peut-être pas le même que celui de 2016.

On voit donc que le vaccin antigrippal injectable a pour but d’immuniser contre les virus grippaux des années précédentes… alors que c’est un nouveau virus qui sévit !  

Conseils Aljoimour :


> Un bel article du Dr Willem, j'aime beaucoup ce qu'il écrit
 

Alain TOUIZER

Naturopathie à La Réunion – Paris – La Normandie