Le #guide secret des #remèdes naturels; #La Sauge - Chapitre 11

Par La Rédaction, le 25 nov 2017 à 06h00 dans LE GUIDE SECRET DES REMEDES NATURELS | 0 commentaire

Conseils ALJOIMOUR :


> Nous  présentons le dernier chapitre du livre de Gabriel Combris « Le Guide Secret des Remèdes Naturels ». 

> La publication des 11 chapitres a débuté le 17 octobre, présentés un par semaine que vous trouverez dans la rubrique "Le Guide Secret des Remèdes Naturels" de notre blog.

> Aujourd’hui:  Chapitre 11 - La plante qui mériterait d’être décorée par la ministre de la Santé (Fin de la publication du livre).


Alain TOUIZER

Naturopathie à La Réunion - Paris - La Normandie
 



Chapitre 11

 


La plante qui mériterait d’être décorée par
la ministre de la Santé


 

Indispensable dans la pharmacie traditionnelle, la sauge officinale a sa place sur un simple rebord de fenêtre, un balcon ou au jardin.

Et comme sa culture est très facile, la « toute-bonne » est aussi toute sympa pour le jardinier débutant.













 


En latin Salvia officinalis, aussi appelée « toute-bonne », « grande sauge », « thé de Provence », « sauge franche »...

Plante vivace originaire du Bassin méditerranéen, de 40 à 60 cm de haut et de 80 cm à 1 m de large.

Feuilles persistantes, veloutées, finement nervurées à bord légèrement denté. Feuillage vert légèrement bleuté et argenté pour l’espèce botanique.

Floraison en juin-juillet en épis dressés de petites fleurs bleues, violacées, rosées ou blanches.

Largement répandue dans le Bassin méditerranéen, la sauge a été de toutes les pharmacopées depuis des temps antiques.

Dalechamps, au XVIe siècle, signale que la plante est si connue et si communément utilisée qu’« il n’y a personne tant grossier et ignorant soit-il qui ne connaisse cette herbe. Pour en avoir tiré souverains remèdes ». 

Les antiques distinguent trois espèces de sauge, la sauge grande (notre sauge officinale), la sauge vraie et la sauge sauvage, très vraisemblablement la sauge sclarée.

La sauge doit son nom au latin, du verbe salvare « sauver », pour les très nombreux bénéfices qu’elle apporte et « pour ce qu’elle maintient les hommes en santé ».



Les bienfaits de la sauge


Elle n’est pas appelée la « toute-bonne » pour rien. De fait, ses qualités sont si nombreuses qu’elle mériterait d’être décorée par la ministre la santé.

La sauge régule la transpiration, a des propriétés antiseptiques et astringentes. 

Elle favorise l’expulsion des gaz, régule le cycle menstruel et agit comme antidépresseur léger et antioxydant. Elle est contre-indiquée chez la femme enceinte ou allaitante.

 


Voici comment la cultiver sans souci.

 


Une culture pour débutant


Le semis est possible pour multiplier la sauge mais un seul plant est suffisant pour toutes les variétés dont l’assortiment est surtout plus large en début de printemps.

D’autre part, la croissance de la sauge officinale est assez rapide, en fin de saison vous aurez déjà une touffe large et bien fournie.
 

Le bon emplacement


La sauge officinale a besoin de lumière et encore plus de chaleur pour produire en grande quantité son huile essentielle.

Plantez-la dans un endroit dégagé et en plein soleil, mais comme elle est résistante au froid, vous pourrez la planter jusqu’en région parisienne et jusqu’à 1000 m d’altitude. 

La plante pousse dans les sols ingrats, secs, peu riches et même très caillouteux, avec le peu de pluie que lui accorde la nature.

Cependant, avec une bonne terre de jardin pas trop argileuse et des arrosages occasionnels, elle n’en est que plus rapidement généreuse. 

N’apportez aucun engrais ni aucune fumure, en revanche laissez les feuilles mortes de la sauge au sol, elles se décomposent pour alimenter l’humus du sol au pied et elles ont des propriétés répulsives pour les insectes et des propriétés anti germinatives pour les autres espèces. 

En résumé, aucune maladie ni parasite et pas de désherbage : la « toute-bonne », comme on la surnomme, est d’abord bonne pour elle-même.

Comme beaucoup d’arbrisseaux des garrigues du sud, la sauge laissée sans taille pousse en s’étalant, sur du gros bois noueux, et la touffe s’ouvre en son centre.

Aussi vous avez tout intérêt à la tailler régulièrement pour la conserver bien équilibrée. 

Pendant la croissance, entre avril et septembre, la plante doit être pincée (réduire l’extrémité d’une tige), sauf si vous prélevez régulièrement, la cueillette faisant alors office de pincement. 

Si vous voulez profiter de sa floraison estivale, il faudra être moins présent sur les tailles.

Faites une première intervention en septembre, en ôtant entre un tiers et la moitié de la végétation, puis une seconde plus légère, simplement en épointant les pousses en mars, et ensuite laissez la plante tranquille le reste du temps.

Par opposition à bien d’autres arbrisseaux (comme les romarins et les lavandes) une vieille touffe laissée sans soins peut subir une taille de régénération.

Coupez court, de moitié au moins toute la végétation, griffez au pied, apportez un peu de compost et quelques arrosages jusqu’au redémarrage des nouveaux bourgeons.

 

La culture en pot


La sauge peut être facilement cultivée en pot sur les balcons et les terrasses. Rempotez un plant par pot de 30 cm de diamètre, ou plus.

Vérifiez que le fond du pot est bien percé, placez une couche de drainage faite de tessons de pots ou de billes d’argile et utilisez un simple terreau horticole universel. 

Placez en plein soleil et maintenez le terreau tout juste humide mais en permanence.

De temps en temps tournez le pot pour avoir une touffe homogène et équilibrée et si vous ne prélevez pas, taillez légèrement en épointant toutes les tiges. Suspendez les arrosages en hiver.

 

La récolte


La production d’huile essentielle par les plantes aromatiques du Midi est une des adaptations à la chaleur et à la sécheresse.

Aussi suspendez tout arrosage une quinzaine de jours avant de cueillir les feuilles, elles seront plus riches en huile essentielle.

 

Le bouturage de la sauge


Les sauges classiques sont répandues dans le commerce mais vous aurez peut-être envie de multiplier les moins courantes. Le bouturage est alors la meilleure méthode et la plus facile.

Vous pouvez bouturer à tout moment, pendant la période de croissance, mais il est conseillé d’opérer plutôt en été, sur du bois semi-aoûté (pousse de l’année dont la base est dure (aoûtée) et la pointe tendre et encore en croissance). 

Prélevez des pousses feuillées terminales ou intermédiaires, de 10 à 12 cm, coupez sous un nœud (c’est- à-dire au point d’insertion des feuilles), effeuillez la base pour supprimer les feuilles et trempez dans une poudre d’hormone de bouturage.

Repiquez dans un mélange de terreau (2/3) et de vermiculite ou de sable (1/3) et maintenez humide sans excès. Placez à l’extérieur, à la mi-ombre. Les boutures seront rempotées au printemps suivant.



Toutes les bonnes « toutes-bonnes »


À côté de l’espèce botanique décrite, vous pourrez planter un assortiment de variétés de sauge officinale.

 

Salvia officinalis « Berggarten »


Une amélioration plus compacte, plus robuste, aux feuilles au moins deux fois plus grandes. De fait, plus voyantes, ses belles touffes arrondies apportent une douceur aux massifs.

 

Salvia officinalis « Purpurascens »


Ses feuilles sont plus étroites, lancéolées, d’un violet soutenu sur les pousses jeunes qui tend à s’éclaircir lorsque le feuillage vieillit. Sa floraison semble moins fixée et offre des variations de tons bleus à mauve en passant par le violet.

 

Salvia officinalis « Icterina »


Sauge dorée à feuilles panachées de vert et de doré. Il en existe une variété, « Goldblatt », aux tons plus intenses et à la saveur moins forte dans les infusions.

 

Salvia officinalis « Tricolor »


La sauge tricolore apporte une touche supplémentaire d’originalité, avec ses trois tons différents qui marquent les feuilles, blanc- crème et rose violet qui bordent les limbes vert bleuté, sombre. Son port est assez compact et intéressant pour la culture en pot.

 

Salvia officinalis « Rosea »


Variété à floraison abondante tirant vers le rose. Les fleurs sont délicates et l’on a intérêt à la placer sous une ombre légère, sa floraison est alors moins généreuse.

 

Salvia officinalis « Alba »


Identique à la précédente mais à floraison blanche.



La sauge sclarée, pour la ménopause


La sauge sclarée est l’autre sauge utilisée en médecine. Elle présente l’avantage de ne pas produire de thuyone, toxique à haute dose.

De tout temps, dans les campagnes, on la consommait en beignets, en pousses tendres frites, et elle avait la réputation d’être aphrodisiaque. De nos jours elle est surtout préconisée pour les troubles liés à la ménopause.

Cette belle plante, bisannuelle à vivace, de 80 cm de haut, a de grandes feuilles et fleurit en été en grands épis bleus et se ressème seule.

Ses besoins culturaux sont identiques à ceux de la sauge officinale. Elle n’a pas besoin de taille



Conclusion


Vous voilà arrivé(e) au terme de ce livre. Vous n’êtes cependant qu’au début de votre chemin menant à une santé à la fois plus naturelle et plus efficace.

Ce que vous avez appris dans ces pages, seule une application quotidienne pourra vous en faire apprécier les bénéfices au fil des mois.

Mais ce n’est pas tout. Les remèdes naturels commencent à peine à dévoiler leurs secrets.

Il ne se passe pas une semaine sans qu’une nouvelle étude prouve la supériorité des plantes sur les médicaments, les vertus de certains fruits et légumes: soyez à l’affût de ces révélations. 

Certaines revues résistantes à l’industrie pharmaceutiques existent: explorez-les, semaine après semaine.

Et, d’ici quelque temps, vous pourrez créer votre propre guide secret des remèdes naturels, pour tenter de faire du bien, à vous et à vos proches.

Santé !

Gabriel Combris

Fin 
"Le GuideSecret des remedes Naturels"