Le #guide secret des #remèdes naturels; #Vision d'aigle - Chapitre 9

Par La Rédaction, le 21 nov 2017 à 06h00 dans LE GUIDE SECRET DES REMEDES NATURELS | 0 commentaire

Conseils ALJOIMOUR :

 
> Nous  présentons le livre complet de Gabriel Combris « Le Guide Secret des Remèdes Naturels », sujet après sujet. 

> La publication des 11 chapitres a débuté le 17 octobre, présentés un par semaine que vous trouverez dans la rubrique "Le Guide Secret des Remèdes Naturels" de notre blog.

> Aujourd’hui: Vision d'aigle - Chapitre 9
 

Alain TOUIZER



Naturopathie à La Réunion - Paris - La Normandie


 

Chapitre 9

 

 

Gardez une vision d’aigle
jusqu’à la fin de vos jours



On les appelle les caroténoïdes, ce sont de vrais anges gardiens pour nos yeux !

En lisant ce chapitre, vous saurez où en trouver très facilement pour protéger vos yeux de la dégénérescence maculaire liée à l’âge.

Comme tous les autres organes, les yeux tombent parfois malades et inéluctablement ils vieillissent, aussi il importe de les protéger.

À court terme, vous découvrirez des méthodes simples mais efficaces pour diminuer les fatigues et rougeurs, ainsi que deux plantes « choc » pour calmer une conjonctivite ou un orgelet. 

Au long terme, vous verrez comment de simples mesures nutritionnelles peuvent vous aider à diminuer les risques de dégénérescence maculaire liée à l’âge.

 


Des problèmes aigus et passagers


Le problème oculaire le plus courant reste la conjonctivite. Il s’agit d’une inflammation de la conjonctive, la muqueuse de l’œil, due à une infection virale ou bactérienne. 

Cette inflammation peut être calmée par l’utilisation de plantes astringentes qui sont riches en tannins qui vont tonifier la muqueuse et diminuer les sécrétions ainsi que les rougeurs.

L’infection requiert en outre que les plantes aient une action antibactérienne et antivirale efficace. 

Il existe une plante en particulier qui possède toutes ces caractéristiques et qui donne d’excellents résultats contre la conjonctivite: c’est l’hydraste du Canada (Hydrastis canadensis), une plante des forêts profondes d’Amérique du Nord, dont on utilise la racine.

Le deuxième problème courant atteignant les yeux est l’orgelet, une infection en général bactérienne localisée à la base d’un cil qui entraîne la formation d’une petite boule douloureuse contenant du pus. 

L’une des plantes les plus efficaces contre l’orgelet est la myrrhe (Commiphora molmol).

Il existe des préparations fabriquées à partir de la résine de l’arbre à myrrhe qui pousse en Afrique du Nord-Est et dans la péninsule arabique.

Vous pouvez utiliser ces deux plantes sous forme de teinture-mère, pratique à utiliser et prête à l’emploi.

Il s’agit de deux plantes qui se prêtent particulièrement bien à l’obtention de la teinture-mère car leurs principes actifs sont extraits seulement à travers une préparation alcoolique (teinture) et non aqueuse (infusion ou décoction).

Mais il existe un petit problème, à savoir que les teintures d’hydraste et de myrrhe ne se trouvent pas facilement en France. Il faut donc les commander à l’étranger. 

Vous trouverez les sites marchands et les instructions pour commander en fin d’article.

De plus, en ce qui concerne l’hydraste, le flacon est un peu cher par rapport aux autres teintures car la plante est difficile à cultiver. Cependant si vous souffrez de conjonctivite, l’hydraste ne vous décevra pas.



Sachez bien les utiliser


Soyez tout de même prudents : les teintures-mères ne sont jamais utilisées pures dans l’œil car elles brûleraient sérieusement la muqueuse. 

Elles sont toujours diluées, mais attention, pas dans de l’eau ! Toute préparation ayant un contact avec les muqueuses doit être physiologique, c’est-à-dire fournir une teneur en sel équivalente à celle contenue dans nos cellules.

Voici les instructions détaillées pour préparer des gouttes à l’hydraste contre la conjonctivite.

Il vous faut prévoir :
  • Un flacon compte-gouttes de 30 ml que vous trouverez facilement sur Internet ou à la pharmacie (voir fin d’article).
  • Une casserole pour stériliser le flacon.

Ingrédients :
  • De la teinture-mère d’hydraste du Canada.
  • Du sel blanc de table (et pas du sel de mer qui est certes plus riche et complet mais contient des impuretés).
  • De l’eau.

Méthode :
  • Préparez un liquide physiologique en plaçant 9 g de sel pour 1 litre d’eau dans votre casserole et en faisant chauffer afin de dissoudre tout le sel (remuez de temps en temps).
  • Couvrez et amenez à ébullition.
  • Lorsque l’eau bout, enlevez le couvercle, placez votre flacon compte-gouttes, replacez le couvercle, et faites frémir pendant 10 minutes.
  •  Arrêtez le gaz et laissez refroidir.
  • Récupérez le flacon compte-gouttes et au passage remplissez-le à moitié (environ 15 ml) d’eau salée bouillie.
  • Refermez le flacon et placez-le au réfrigérateur afin que le liquide refroidisse complètement.
  • Une fois refroidi, ouvrez le flacon et placez 15 gouttes de teinture-mère d’hydraste.
  • Refermez, secouez, et gardez au réfrigérateur.

Une manière plus simple de préparer les gouttes consiste à acheter en pharmacie du sérum physiologique stérile pour les yeux, en général vendu par doses de 5 ml, et d’en mettre 15 ml dans le flacon compte-gouttes. Rajoutez ensuite la teinture-mère comme décrit précédemment.

Utilisation : secouez la bouteille, basculez la tête en arrière et placez 1 goutte dans chaque œil matin et soir. La préparation se garde environ 3 semaines au réfrigérateur.

Pour l’orgelet, suivez la même méthode, mais rajoutez 7 gouttes de teinture-mère de myrrhe dans les 15 ml de liquide salé. Le liquide va se troubler, ce qui est normal.

Utilisation : la même que pour l’hydraste contre la conjonctivite.



Vos yeux sont fatigués ?


Prenez un bain !

Afin de régénérer et soulager des yeux enflammés ou fatigués vous pouvez leur faire prendre un bain dans un mélange contenant des plantes adoucissantes et anti-inflammatoires.

Le bain d’œil consiste à préparer une infusion ou une décoction de plantes dans un liquide physiologique. Voici les plantes qui prennent au mieux soin de nos yeux :

 
 


















Matériel :
  • Deux œillères pour bain d’œil, que vous pouvez soit acheter ou commander dans certaines pharmacies, soit commander par Internet.
  • Une casserole pour stériliser les œillères et pour préparer l’infusion

Ingrédients :
  • Une des plantes de la table ci-dessus
  • Du sel blanc de table
  • De l’eau

Méthode :
  • Préparez un liquide physiologique en plaçant 9 g de sel pour 1 litre d’eau dans votre casserole et en faisant chauffer afin de dissoudre tout le sel (remuez de temps en temps).
  • Couvrez et amenez à ébullition.
  • Stérilisez les deux récipients à bain d’œil pendant 10 minutes.
  • Éteignez le gaz, soulevez le couvercle, enlevez les récipients et gardez-les dans un endroit propre (sur une assiette propre par exemple).
  • Placez la ou les plantes dans l’eau salée, replacez le couvercle et laissez infuser pendant 10 minutes.
  • Filtrez et laissez refroidir.
  • Remplissez la première œillère de liquide puis baissez votre tête sur l’œillère et positionnez votre œil fermé dans le liquide. 
  • Basculez la tête en arrière, en plaçant la serviette sous l’œillère afin d’éponger le liquide qui va couler. Vous avez maintenant l’œillère située sur l’œil.
  • Ouvrez et fermez l’œil dans le liquide pendant une trentaine de secondes. Puis jetez le liquide.
  • Passez à l’autre œil en utilisant l’autre œillère stérile.
  • Répétez l’opération 2 fois par jour en préparant une nouvelle quan¬tité d’infusion à chaque fois (l’infusion ne reste pas stérile bien longtemps).

Cependant mieux vaut prévenir que guérir. Voici ce que vous devez faire afin d’assurer une vision d’aigle le plus longtemps possible.



Le vieillissement oculaire


Prendre soin de ses yeux consiste à s’assurer que cet organe de précision vieillit d’une manière optimale.

Ce que l’on craint le plus en vieillissant est la dégénérescence maculaire.

La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) est une maladie de la rétine.

Telle une pellicule photographique, la rétine est la partie de l’œil qui nous permet de capter la lumière et de la transformer en signal qui sera interprété par le cerveau afin de reconstituer une image. 

La DMLA est la cause la plus courante de perte de vision chez la personne de plus de 50 ans.

La consommation de tabac et tout facteur provoquant des problèmes circulatoires entravent la circulation oculaire et pourraient être impliqués dans la DMLA.

La DMLA dite sèche est la forme la plus courante, la moins grave et représente environ 80 % des cas.

Elle est caractérisée par une atrophie, c’est-à-dire un amincissement de la rétine qui ne fonc-tionne plus correctement.

Elle entraîne une perte lente et progressive de la vision centrale.

La DMLA humide est la forme la plus sérieuse. Bien qu’elle ne représente que 20 % des cas, elle est responsable de la majorité des cas graves de DMLA

Elle est caractérisée par la formation de vaisseaux sanguins anormaux et fragiles dans la rétine.

Ces vaisseaux vont exsuder du sérum, liquide sanguin qui va perturber la fonction de la rétine. Elle peut entraîner une perte plus rapide de la vision centrale.



Les caroténoïdes, protecteurs des yeux


Les fruits et légumes de couleurs vives - rouge, jaune et vert foncé - contiennent une grande quantité d’antioxydants naturels nommés caroténoïdes.

Trois d’entre eux nous intéressent particulièrement : la lutéine, la zéaxanthine et la meso-zéaxanthine.

La partie centrale de la rétine, appelée macula, contient un pigment jaune composé de ces trois caroténoïdes. Les chercheurs pensent que ces substances nous protègent contre la DMLA. 

En effet, ils permettent de diminuer les dommages infligés par le stress oxydatif et d’absorber certains rayons de lumière qui endommagent la rétine.

De plus, la quantité de pigments présents dans la rétine serait inversement proportionnelle au risque de développer la DMLA.

Et voici la bonne nouvelle: la quantité de pigments peut être augmentée en ingérant davantage d’aliments contenant ces pigments.

Les aliments les plus riches en lutéine sont les légumes à feuilles vert-foncé, tels que les épinards, le chou vert et le chou frisé. Pour la zéaxanthine, il faut aller voir du côté du maïs, des poivrons rouges et des oranges. 

Les deux pigments se trouvent à un pourcentage élevé aussi dans le jaune d’œuf.

La méso-zéaxanthine est très peu présente dans l’alimentation, se trouve en faible quantité dans les crevettes et la peau de poisson, et pourrait d’après les chercheurs être fabriquée à partir de lutéine.

Il faut savoir que les caroténoïdes sont des substances liposolubles. Cela veut dire que leur absorption au travers de la muqueuse intestinale requiert la présence de lipides. 

N’oubliez donc pas d’accompagner les aliments en question avec une source de lipide, que ce soit de l’huile d’olive pour accompagner une salade de choux verts, ou un peu de crème fraîche pour accompagner des épinards cuits.

Le jaune d’œuf fait bien sûr double fonction ici, apportant à la fois des caroténoïdes et agissant comme excellente source de lipides.

Outre leur action contre la DMLA, la lutéine et la zéaxanthine semblent aussi protéger les yeux contre le développement de la cataracte.

En prévention, rien ne vaut une alimentation équilibrée riche en ces antioxydants.

Mais comme toujours, si vous souffrez de problèmes oculaires avérés, une supplémentation peut être nécessaire.

Vous trouverez des compléments alimentaires à base de lutéine et zéaxanthine. Prenez 10 mg de lutéine, et 2 mg de zéaxanthine par jour.



Le gras dans les yeux, ça fait du bien


On en parle de plus en plus, ces acides gras essentiels participent à la santé de nombreux systèmes d’organes, l’œil y compris. 

Les deux types d’acides gras oméga-3 qui ont démontré le plus de bénéfices sont les EPA et DHA. Ils se trouvent principalement dans les poissons des mers froides : sardines, harengs, saumon, maquereau.

Plusieurs études démontrent qu’une consommation élevée de ces acides gras (sous forme de consommation de poissons gras 2 fois par semaine ou de compléments alimentaires) est associée à un taux réduit de DMLA ainsi qu’un risque réduit qu’une DMLA progresse vers une forme grave.

De plus, une étude montre qu’une supplémentation de 650 mg d’EPA et 350 mg de DHA par jour réduit les problèmes de sécheresse oculaire.

Ces acides gras semblent donc offrir une protection à des niveaux multiples, depuis le système cardiovasculaire jusqu’à la santé oculaire.

En prévention, vous pouvez consommer ces poissons gras de 2 à 3 fois par semaine.

Les personnes souffrant de problèmes oculaires devront passer à un complément alimentaire à base d’huile de poissons des mers froides, à raison de 1 à 2 g par jour. Procurez-vous une huile qui garantisse l’absence de métaux lourds.

Attention, ces huiles ont un effet fluidifiant sur le sang. Si vous prenez des médicaments anticoagulants, demandez impérativement l’avis de votre médecin avant d’en consommer.



Ces maudits sucres !


Les aliments à index glycémique élevé, les sucres et les féculents, sont aujourd’hui impliqués dans une longue liste de déséquilibres métaboliques et cardiovasculaires.Vous ne serez donc pas surpris d’apprendre qu’ils contribuent à la formation de la DLMA.

Les études démontrent que la consommation d’aliments à index glycémique bas semble diminuer le risque d’apparition et d’évolution de la DMLA.

L’excès de glycémie sanguine provoque ce que l’on appelle la glycation des protéines, une destruction des protéines qui entraîne un mauvais fonctionnement de ces tissus. 

En d’autres termes, un excès de sucre dans le sang crée, à long terme, une perte des fonctions de la rétine.

La diminution de la consommation de sucres est cependant compliquée à mettre en œuvre pour certains, à cause de la dépendance créée par le sucre.

De plus, le vrai problème est souvent la capacité à gérer la glycémie sanguine plus que la quantité de sucre ingérée. 

Si vous pratiquez un sport régulier par exemple, il est probable que vous gériez très bien l’ingestion de sucre, avec une diminution rapide de la glycémie sanguine. 

Mais certaines personnes, à l’inverse, n’ont pas cette capacité et souffrent de résistance à l’insuline, ce qui signifie que leurs cellules n’arrivent pas à bien capter l’insuline sécrétée par le pancréas.

Cela se traduit par une glycémie qui reste trop élevée après les repas, et une glycémie à jeun souvent élevée.

Si vous consommez sucres et féculents d’une manière journalière et que vous avez un peu d’embonpoint abdominal, il est temps d’aller voir votre docteur et de lui demander un bilan sanguin. 

Certains marqueurs, comme la glycémie à jeun, la glycémie postprandiale (après les repas), les triglycérides, le taux d’hémoglobine glyquée, vous donneront des éléments sur votre capacité à gérer votre glycémie alimentaire.

Si vous ou votre docteur constatez un déséquilibre, il est temps de faire du ménage dans votre alimentation.

Éliminez toute boisson sucrée, sodas et jus de fruits commerciaux, ainsi que tout encas sucré de supermarché.

Diminuez votre consommation de pain blanc, de riz blanc, de pâtes blanches et de pommes de terre. 

Vous ne pourrez pas vous tromper si votre repas se base sur une assiette constituée de A protéines, % légumes (pomme de terre exclue), ou en alternance A protéine, xh légumes, et XA de féculents de type quinoa, millet ou sarrasin.

Afin de vérifier que vous évoluez dans la bonne direction, demandez à votre docteur un bilan sanguin 6 mois plus tard afin de voir si vous êtes arrivé à stabiliser votre situation. Vos yeux valent bien ça !

A suivre... Chapitre 10: "Repérer le début d’une maladie dégénérative"
Livre "Le guide secret des remèdes naturels"