Le #guide secret des #remèdes naturels; #Anxiété Partie 1/3 - Chapitre 8

Par La Rédaction, le 13 nov 2017 à 06h00 dans LE GUIDE SECRET DES REMEDES NATURELS | 0 commentaire

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> Aujourd’hui : Les plantes contre l’anxiété Partie 1/3  - Chapitre 8
 

Alain TOUIZER

Naturopathie à La Réunion - Paris - La Normandie

 


Chapitre 8

 


Les plantes contre l’anxiété

 


Partie 1/3



En association avec les méthodes psycho-émotionnelles ou utilisées seules, les plantes devraient représenter le remède de première intention avant tout recours aux anxiolytiques pour traiter l’anxiété. Voici pourquoi.
 


De la réaction normale au stress aux TAG
(troubles anxieux généralisés)


Il est normal et sain de mobiliser ponctuellement ses ressources psychiques pour envisager une stratégie de protection face à tout danger potentiel. 

Cela implique une réaction physiologique générale de l’organisme qui peut varier selon les individus.

Qui n’a pas, en effet, déjà ressenti des signes d’inconfort physique après un stress... comme des sueurs, des palpitations, des maux de tête, une sensation de boule dans la gorge, un serrement dans la poitrine. 

Ou sur le plan psychique une inquiétude, des difficultés d’attention et de concentration. Autant de signes désagréables mais bénins, typiques d’une anxiété normale et qui s’estompent rapidement sitôt la situation anxiogène passée.

Mais il existe d’autres cas de figure. Nos sociétés modernes, caractérisées par leur rythme de vie trépidant, des tensions professionnelles récurrentes et une insécurité économique croissante, génèrent un stress répétitif favorable à l’émergence de troubles anxieux généralisés (TAG).

C’est alors que la réaction anxieuse devient disproportionnée, diffuse et permanente, donc pathologique.

La perception du danger imminent ne nous quitte plus au point de nous créer des difficultés considérables au travail, dans notre vie familiale, sociale et même sexuelle.

Quand on sait que plus d’une personne sur trois est atteinte de troubles anxieux dans nos pays civilisés, on a de quoi devenir... très anxieux.



Comment distinguer l’anxiété normale de l’anxiété généralisée ?


L’anxiété généralisée se manifeste par de l’anxiété et de l’inquiétude excessives pendant plus de 6 mois consécutifs, avec trois ou plus des symptômes suivants associés :
•    Agitation
•    Fatigabilité
•    Difficultés de concentration ou trous de mémoire
•    Irritabilité
•    Tension musculaire
•    Perturbation du sommeil
 


L’anxiété : des causes multiples et variées


Il existe des origines génétiques, environnementales ou biologiques à l’anxiété, qui peuvent d’ailleurs être combinées entre elles.

Certaines maladies physiques, comme l’hyperthyroïdie (la production anormalement élevée d’hormones par la glande thyroïde), sont à l’origine d’une anxiété qualifiée alors de « secondaire ». 

En revanche, l’anxiété « primaire » est généralisée avec des crises de panique, des phobies et des TOC (troubles obsessionnels compulsifs).

Des maladies mentales autres que les troubles anxieux s’accom¬pagnent aussi d’une anxiété marquée, comme pour la dépression, les psychoses et les troubles bipolaires.

Dans ces cas précis, le traitement de la maladie mentale améliore l’anxiété



L’anxiété...
un déséquilibre de la chimie du cerveau ?


Pour de nombreux scientifiques, l’anxiété généralisée permanente requiert une psychothérapie car elle est en rapport avec un excès de sensibilité et de réponse émotionnelle au stress. 

Pour les spécialistes du cerveau, l’origine des troubles anxieux généralisés est à rechercher surtout du côté des neurones.

On sait que ces cellules du cerveau communiquent entre elles grâce à des molécules appelées des neurotransmetteurs. 

Ces derniers, tels le GABA, la dopamine ou la sérotonine par exemple, sont impliqués dans les réactions qui régissent notre pensée, nos émotions, nos mouvements, notre cognition (concentration, mémoire) et dans d’autres fonctions de survie (sommeil, réflexes, digestion, respiration).

Il a été constaté expérimentalement un déséquilibre biochimique au niveau de ces neurotransmetteurs dans les troubles anxieux généralisés. 

C’est d’ailleurs à partir de là que l’industrie pharmaceutique a élaboré des molécules de synthèse pour viser l’équilibre chimique cérébral et tenter de contenir le phénomène anxieux associé.

La thérapie officielle de l’anxiété repose donc conventionnellement sur deux axes principaux, une psychothérapie et/ou la prise de tranquillisants.



La France, championne d’Europe
des prescriptions d’anxiolytiques


Depuis les années 1970, l’industrie pharmaceutique propose des anxiolytiques - littéralement, « qui dissout l’anxiété » -, dont nous sommes en Europe parmi les plus gros prescripteurs et consommateurs.

Jouissant certes d’une efficacité rapide sur les symptômes de l’anxiété, ces tranquillisants altèrent notre mémoire, notre vi¬gilance et provoquent des troubles de l’équilibre... augmentant conséquemment le risque de chutes et d’accidents de la route.

Mais ce n’est pas tout. Les fameuses benzodiazépines, tête de file des anxiolytiques, peuvent également entrainer des effets paradoxaux comme de l’agitation, de la nervosité, des cauchemars, des idées délirantes, des hallucinations, de l’euphorie ou de l’impulsivité !

Et que dire des effets conjugués et dévastateurs en cas d’association à d’autres psychotropes (drogues agissant sur le cerveau) : alcool, antidépresseur, morphinique, antitussif, drogues... etc ? 

Certaines études récentes suggèrent même qu’il y aurait un lien entre benzodiazépines et démence, dont la maladie d’Alzheimer.

Pour compléter ce noir tableau, rappelons que les benzodiazépines nous exposent au risque d’abus et de dépendance physique avec un syndrome de sevrage à l’arrêt.

Pourquoi sommes-nous en France parmi les plus gros consommateurs de ces produits en Europe ? Les raisons sont multiples.

Sous la pression constante des laboratoires pharmaceutiques, les médecins prescripteurs ont tendance à choisir et renouveler encore trop facilement ces traitements réservés en théorie à de courtes périodes. 

De plus, face à un patient anxieux (ou a fortiori devenu addictif) il semble difficile de ne pas céder à ce type de prescription plutôt que de proposer une psychothérapie.

Car un anxiolytique de synthèse agit très rapidement et représente en ce sens une solution « idéale » immédiate dans le cadre d’une consultation pour répondre assez vite au patient pressé de trouver une solution.

En 2012, 131 millions de boîtes d’anxiolytiques ont été vendues pour traiter les troubles anxieux des Français.

L’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé), dans son récent rapport à propos des benzodiazépines, s’inquiète du recours à ces traitements qui ne devraient pas excéder quelques semaines, et dont les temps d’utilisation sont en moyenne cinq fois supérieurs aux préconisations d’usage. S’étalant parfois sur plusieurs années ! 

L’abord psychothérapeutique, largement sous-utilisé, devrait toujours être proposé en premier lieu avant tout traitement médicamenteux. 

Des méthodes originales comme la sophrologie, la cohérence cardiaque, la méditation en pleine conscience (MBSR), la PNL (programmation neurolin-guistique), l’EFT (emotional freedom techniques), l’EMDR (eye movement desensitization and reprocessing), l’hypnose Ericksonienne et l’autohypnose ont également démontré toute leur efficacité pour maitriser les anxiétés débordantes.

Vous comprenez pourquoi il est plus que jamais urgent d’explorer d’autres solutions... d’autant que celles-ci sont naturelles !


A suivre.. Chapitre 8 Partie 2/3: "Anxiété"
Livre "Le guide secret des remèdes naturels"