Le #guide secret des #remèdes naturels; #Maladies cardiovasculaires - Chapitre 6

Par La Rédaction, le 06 nov 2017 à 06h00 dans LE GUIDE SECRET DES REMEDES NATURELS | 0 commentaire

Conseils ALJOIMOUR :


> Nous  présentons le livre complet de Gabriel Combris « Le Guide Secret des Remèdes Naturels », sujet après sujet. 

> La publication des 11 chapitres a débuté le 17 octobre, présentés un par semaine que vous trouverez dans la rubrique "Le Guide Secret des Remèdes Naturels" de notre blog.

> Aujourd’hui : Maladies cardio-vasculaires - Chapitre 6
 

Alain TOUIZER

Naturopathie à La Réunion - Paris - La Normandie
 

 


Chapitre 6

 


La vraie stratégie pour réduire le risque de maladies cardio-vasculaires


Comme nous l’avons vu dans le chapitre précédent, réduire les risques de maladie cardio-vasculaire ne passe ni par la réduction du cholestérol, ni surtout par la prise de statines.

Il s’agit d’une stratégie de fond, à la fois beaucoup plus simple, durable et naturelle. Elle passe avant tout par l’alimentation.

Les deux régimes alimentaires connus pour être les plus protecteurs, en dehors de celui des peuples de chasseurs-cueilleurs, sont le mode alimentaire traditionnel du pourtour méditerranéen, et le mode alimentaire traditionnel japonais, avec un avantage à l’archipel d’Okinawa.

Dans ces deux régimes alimentaires, les légumes (et les algues pour Okinawa), les légumes secs et les fruits occupent la place la plus importante.

Idéalement, ils devraient occuper la place la plus im-portante dans votre régime car ils apportent des vitamines, des minéraux (potassium notamment), des composés antioxydants et anti-inflammatoires, des fluidifiants sanguins...

Essayez de diversifier au maximum vos légumes en faisant se succéder au menu bulbes, tubercules (sauf pomme de terre), légumes- fruits, légumes-racines, légumes-feuilles, légumineuses et les consommer autant que possible en saison. 

Beaucoup de gens fuient les légumes amers et c’est dommage car l’amertume, dans l’artichaut et les endives par exemple, signe la présence de composés très intéressants pour la santé.

Malheureusement, les semenciers sont en passe d’éliminer l’amertume de nos légumes (l’endive aujourd’hui est bien moins amère qu’il y a cinquante ans).

Si vous le pouvez, battez la campagne à la recherche de plantes sauvages, pissenlit, pourpier, asperge.

Si vous êtes sérieux dans votre désir de réduire votre risque d’infarctus, il faut avoir comme objectif de manger au moins 4 portions de légumes (ou légumes secs) et 3 portions de fruits chaque jour.

Les régimes méditerranéens et japonais font aussi une place assez nette aux céréales et vous pouvez les inviter à votre table, sans excès et à condition qu’elles soient peu transformées (céréales complètes ou semi-complètes).

Les céréales peu transformées sont riches en antioxydants : elles ont peu de vitamine C mais des quantités assez importantes de composés phénoliques dans le son et le germe. 

A poids égal, les céréales complètes ou semi-complètes posséderaient une activité antioxydante au moins aussi importante que les fruits et les légumes.

L’activité antioxydante des céréales rafinées est deux fois moins importante que celle des céréales complètes .Une portion de céréales peu transformées apporte également entre 0,5 et 4 grammes de fibres.



Les corps gras ajoutés


Les régimes méditerranéens et japonais se caractérisent par une richesse notable en acides gras oméga-3 anti-inflammatoires, anti-arythmiques et anti-caillots.
 


Comment reproduire ce profil chez soi ?


Côté huiles, il faut commencer par faire le ménage en éliminant de la cuisine huiles de tournesol, de maïs et de pépins de raisin, très déséquilibrées. Seule la combinaison de deux huiles courantes permet de garantir des apports en acides gras optimaux pour la santé cardio- vasculaire.

Il s’agit de l’huile d’olive et l’huile de colza (éventuellement l’huile de lin ou de cameline) qui doivent être mélangées à parts égales. L’huile d’olive est l’huile la plus riche en acide gras monoinsaturés. 

C’est une huile très résistante à l’oxydation, que l’on peut chauffer sans risque. Elle renferme des antioxydants naturels, et une alimentation de type méditerranéen avec de l’huile d’olive est associée à une bonne santé cardiovasculaire.

L’huile de colza est intéressante car, elle aussi, contient une majorité d’acides gras monoinsaturés. Mais surtout, elle renferme une quantité appréciable d’acides gras oméga-3 (1 part pour 2 parts d’oméga-6). Il faut la choisir comme l’huile d’olive, bio en première pression.

Du fait de son contenu en oméga-3, l’huile de colza est relativement fragile. Il est préférable, une fois la bouteille ouverte, de la conserver à l’abri de la lumière dans le réfrigérateur. Même chose pour l’huile de lin.

Sachant que les matières grasses ajoutées contribuent environ pour moitié aux besoins quotidiens en graisses, la quantité de matières grasses utilisées pour cuisiner, assaisonner ou tartiner devrait être de l’ordre de 32 g par jour pour une femme (si on considère qu’elle consomme en moyenne 1 800 kcal/j) et de 43 g pour un homme (si on considère consomme 2 400 kcal/j), soit :

•    pour une femme : 1 cuillère à soupe d’huile olive, 1 cuillère à soupe d’huile de colza (on peut s’autoriser en plus 10 g de beurre par jour)
•    pour un homme : 1 12 cuillèreà soupe d’huile d’olive, 1 12 cuillère à soupe d’huile de colza (on peut s’autoriser en plus 15 g de beurre par jour)  



En assaisonnement


L’huile de colza, qu’il vaut mieux ne pas chauffer, peut être utilisée seule. Cependant, vous pouvez mélanger, dans un récipient destiné à l’assaisonnement, huiles de colza et d’olive à parts égales (avec en plus des plantes aromatiques). 

Vous obtenez alors un mélange très bon pour le cœur : pour chaque part d’oméga-3, 3 parts d’oméga-6 et 13 parts d’acides gras monoinsaturés.

Certains utilisent de l’huile de lin pour sa ri- chesse en acide alpha-linolénique oméga-3. Si c’est votre cas, vous pouvez associer l’huile de lin à l’huile d’olive pour vous rapprocher des proportions optimales. 

Lorsque vous mélangez 5 volumes d’huile d’olive à 1 volume d’huile de lin, vous obtenez un ratio oméga-6/ oméga-3 de l’ordre de 1. Avec 34 volumes d’huile d’olive pour 1 volume d’huile de lin, le ratio est de 4.

Donc, un bon mélange, c’est 5 à 34 volumes d’huile d’olive selon votre goût, pour chaque volume d’huile de lin.


En cuisson

Utilisez de l’huile d’olive pour vos cuissons, car elle est plus stable à la chaleur que l’huile de colza. Vous pouvez aussi utiliser de l’huile de noisette, dont la composition est proche de celle de l’huile d’olive.

N’utilisez pas des margarines pour cuire les aliments, même lorsqu’elles sont étiquetées « cuisson ». Elles sont trop riches en acides gras polyinsaturés, donc fragiles.

Le beurre peut être utilisé occasionnellement. Autre option plus intéressante : la graisse d’oie qui contient environ 60 % d’acides gras monoinsaturés (de la même famille que ceux de l’huile d’oli¬ve) donc assez stables à la chaleur. 

La graisse d’oie apporte des acides gras polyinsaturés (environ 10 %), mais comme les oies sont généralement nourries avec du maïs qui contient surtout un acide gras de la famille oméga-6, la majorité des graisses polyin- saturées de la graisse d’oie est de cette famille oméga-6, avec très peu d’oméga-3.

Enfin, si vous faites des fritures (ce qui est fortement déconseillé), il vaut mieux utiliser des huiles très stables à la chaleur comme l’huile de coco.


Le poisson

Les poissons gras sont riches en acides gras oméga-3 à longues chaînes, qu’on appelle EPA et DHA. Normalement, le foie humain sait fabriquer ces acides gras à partir de l’acide alpha-linolénique (de notre huile de colza, par exemple).

Mais cette production est parfois insuffisante. On peut la stimuler en buvant du vin et du thé, en mangeant des baies. 

Mais on peut aussi par précaution se procurer ces acides gras directement préformés, dans les poissons, les crustacés, les coquil-lages ou les œufs de poules nourries aux graines de lin.

Ces graisses protègent des maladies cardio et cérébrovasculaires.

L’analyse des résultats de 13 études prospectives portant sur plus de 222 000 personnes suivies pendant 12 ans en moyenne a trouvé que les personnes qui consomment un plat de poisson par semaine voient leur risque de mortalité cardiovasculaire ré- duit de 15 %. 

Ce risque est même réduit de 40 % chez ceux qui en consomment 5 par semaine .

Il est bon, ainsi, de manger 3 à 4 portions par semaine de poissons gras, soit 360 à 480 g/semaine de maquereau, hareng, sardine, pilchard, saumon, chevaine, morue noire, truite grise, truite saumonée, capelan, lavaret, truite arc-en-ciel, bar, éperlan, mulet, goberge, thon albacore (ce dernier, pas plus d’une fois par semaine en raison de la contamination par le mercure).

Les huîtres, crevettes, moules bleues font aussi l’affaire.


Les boissons

Commençons par l’eau. On peut utiliser l’eau du robinet pour la cuisine, mais il est préférable d’utiliser de l’eau en bouteilles pour les boissons (y compris, thé, café, tisane). Pourquoi ? 

D’abord parce que c’est une eau qui contient moins de résidus potentiellement néfastes (chlore et dérivés, nitrates, pesticides, aluminium).

Ensuite parce que vous pouvez contrôler le niveau des minéraux et des substances favorables à la santé cardiovasculaire : calcium, magnésium, bicarbonates qui doivent être suffisamment élevées (contrairement à une idée très répandue en naturopathie, les minéraux de l’eau sont parfaitement absorbés par l’organisme, heureusement !).

Vous pourriez faire appel pour moitié à des eaux gazeuses - par exemple Arvie, Quézac, Badoit, Vernière, Rozana - et pour moitié à des eaux plates, par exemple Evian et Thonon.

Ensuite buvez du thé et des tisanes plusieurs fois par jour. Ils sont riches en flavonoïdes, un groupe de molécules antioxydantes.

Après consommation d’une seule tasse de thé, le corps reçoit une protection antioxydante maximale 1 h à 4 h 30 plus tard pour le thé noir et 3 h à 5 h 30 plus tard pour le thé vert.



Buvez du vin (si vous l’appréciez)

Michel de Lorgeril et Serge Renaud sont les premiers à avoir mis en évidence le « paradoxe français », selon lequel les Français malgré un cholestérol plus élevé que leurs voisins jouissent d’une meilleure santé cardiovasculaire.

C’est la consommation modérée de vin qui expliquerait en grande partie ce paradoxe. Le vin est anti-inflammatoire, il fluidifie le sang et diminue le risque d’infarctus.

Mais les malades qui ont subi un infarctus peuvent-ils continuer à boire du vin ?

La réponse est oui. Une étude française a conclu que par rapport aux non buveurs, ceux qui consomment du vin (2 à 4 verres par jour) ont environ deux fois moins de risque de connaître des complications vasculaires .

Si vous êtes amateur, vous pouvez boire un à trois verres de vin rouge par jour. 

Les vins les plus intéressants pour la santé cardiovasculaire, selon le Pr Roger Corder (université Queen Mary de Londres) qui les a analysés, seraient les Bordeaux dans leur ensemble ; en Bourgogne les Pommard ; dans le sud-ouest les Cahors et Madiran ; en Languedoc les Minervois; les Côtes du Rhône sont bien notés aussi. La palme reviendrait au Madiran (Gers).



Des compléments alimentaires ?


Mis à part le conseil traditionnel d’un complément quotidien de vitamines et minéraux modérément dosé, on ne peut pas prétendre réduire le risque d’infarctus en prenant tel ou tel complément alimentaire. 

Veillez simplement à diminuer la consommation de sel, et à ne pas manquer de magnésium (fruits, légumes, eau), de calcium (amandes, sardines, laitages maigres), de potassium (légumes, légumineuses), de vitamine C (fruits, légumes), de vitamine D (soleil aux beaux jours et complément de vitamine D3 en hiver selon dosage biologique). 

Prévention du stress et exercice physique jouent aussi un rôle crucial. Nous parlerons justement de l’anxiété dans un chapitre de la seconde partie de cet ouvrage
 
Miller H.E. Antioxidant content of whole grain breakfast cereals, fruits and vegetables. J Am Coll Nutr 2000 ; 19 (3) : 312S-319S.
Harris WS. Omega-3 fatty acids and cardiovascular disease : a case for omega-3 index as a new risk factor. Pharmacol Res. 2007 Mar ; 55 (3) : 217-23.
De Lorgeril M : Wine drinking and risks of cardiovascular complications after recent acute myocardial infarc-tion. Cir- culation. 2002, 106(12):1465-1459.

A suivre... Chapitre 7: Eczéma
Livre "Le guide secret des remèdes naturels"