Le #guide secret des #remèdes naturels: #Arthrose Partie 2/3 - Chapitre 1

Par La Rédaction, le 19 oct 2017 à 06h00 dans LE GUIDE SECRET DES REMEDES NATURELS | 0 commentaire

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> Nous continuons à présenter le livre complet de Gabriel Combris « Le Guide Secret des Remèdes Naturels », sujet après sujet. 

> La publication des 11 chapitres a debuté le 17 octobre 2017, presentés un par semaine que vous  trouverez dans la rubrique "Le Guide Secret des Remèdes Naturels" de notre blog.

> Aujourd’hui: Suite du chapitre 1 - Arthrose Partie 2/3
 

Alain TOUIZER

Naturopathie à La Réunion – Paris – La Normandie
 

 

Chapitre 1

 

 

Arthrose

 
 

Partie 2/3

 


Comprendre l’arthrose 



Examinons ensemble une articulation : on voit qu’elle est fermée par une membrane d’aspect rose et lisse qui sécrète le liquide synovial (ou synovie) dans lequel baigne le cartilage.

Le cartilage sain a un aspect lisse, poli et brillant. C’est un matériau élastique qui joue le rôle d’amortisseur et permet d’épargner la surface des os.

Lors d’un mouvement articulaire, le cartilage réduit les frictions avec l’aide de la synovie qui facilite le glissement.
 
Si l’on approche de plus près, on voit que le cartilage est constitué de collagène dans lequel sont emprisonnées des protéoglycanes. Le collagène est un réseau de fibres qui donne sa forme et ses propriétés de tension au cartilage.
 
Quant aux protéoglycanes, imaginez-les comme des éponges ramifiées ; grâce à elles, le cartilage contient 75 % d’eau. Elles contrôlent la déformation du cartilage soumis à une pression (comme quand on compresse une éponge).

Les protéoglycanes sont formés de sulfate de chondroïtine et de sulfate de kératane liés à une épine d’acide hyaluronique. Elles sont stabilisées par des protéines de liaison : les agrécanes.
 
Et il y a bien sûr les chondrocytes qui sont les cellules qui réparent le cartilage en fabriquant collagène et protéoglycanes.
 
Malheureusement, dans l’arthrose, comme on l’a vu, le chondrocyte détruit le collagène et les protéoglycanes, sans pouvoir en fabriquer de nouveau.

Sans cartilage, soumise à une inflammation chronique, l’articulation devient raide et fait souffrir : c’est l’arthrose.
 
Pourquoi un chondrocyte, jusqu’ici garant de la bonne santé de l’articulation, se met-il à devenir son ennemi ?

 

Des chondrocytes devenus fous


Le chondrocyte qui change de comportement réagit de deux manières :
• il s’excite, génère des composés inflammatoires qui entraînent la destruction du cartilage et s’accompagnent de douleurs articulaires ;
• il devient peu à peu incapable de synthétiser les constituants du cartilage comme il le faisait jusqu’ici.
 
Les débris articulaires qui apparaissent dès les premières lésions entretiennent aussi la surexcitation, car ils attirent des cellules nettoyeuses qui produisent elles-mêmes des médiateurs inflammatoires qui vont exciter les cellules du cartilage. La membrane synoviale s’abîme alors et s’épaissit.
 
Mais pourquoi des cellules saines du cartilage sont-elles soudain prises d’un comportement aberrant qui aura des conséquences catastrophiques sur l’articulation.
 
D’abord il existe dans certains cas un terrain génétique qui expliquerait au minimum 15 à 20 % des cas d’arthrose après 55 ans.
 
Ensuite, tous les traumatismes articulaires, petits ou graves, sont une cause majeure d’arthrose.

Les articulations du doigt et du poignet chez les personnes qui travaillent sur clavier, celles de la main ou du coude chez les musiciens, celles du genou et de la colonne vertébrale chez les footballeurs et les rugbymen.

En réponse à un traumatisme articulaire, en effet, les chondrocytes s’excitent : quelques décennies plus tard apparaît la douleur, tandis que le cartilage a été largement détruit.
 
A ces traumatismes s’ajoute la rupture des grands alignements : avec l’âge, les vertèbres et les membres perdent leur alignement d’origine. C’est vrai pour les vertèbres cervicales et lombaires, les hanches, le fémur et l’ensemble tibia-péroné.

Ce désalignement modifie les surfaces de contact : la pression dans l’articulation n’est plus répartie uniformément. Il se forme des zones de pression importantes (focales) à côté de zones de pression faibles.

Ainsi pourront se développer une arthrose cervicale, une coxarthrose (arthrose de la hanche) et bien sûr une arthrose du genou.
 
Le surpoids est aussi à l’origine de la surexcitation du chondrocyte, en particulier dans le genou ou la hanche, à cause de la pression qui s’exerce sur l’articulation.

Des chercheurs ont montré que dans une articulation soumise à une pression excessive, les chondrocytes réagissent par une surexcitation.
 


L’inflammation, chaque jour, du matin au soir


On a longtemps pensé que l’arthrose n’était pas une maladie inflammatoire, au contraire de l’arthrite rhumatoïde. Beaucoup de rhumatologues font encore cette distinction.

En réalité, dans l’arthrose, le chondrocyte devient un véritable lance-flammes dirigé contre l’articulation !

Il produit des substances pro-inflammatoires qu’on appelle cytokines. Les principales cytokines impliquées dans l’arthrose sont l’interleukine-1 et le TNF-alpha.
 
L’inflammation a deux conséquences pour le patient : elle le fait souffrir et elle accélère la destruction de son cartilage.

Partie des chondrocytes, l’inflammation se propage peu à peu à toute l’articulation : le cartilage articulaire est enflammé, le liquide synovial l’est aussi. Les tissus environnants subissent la même inflammation.
 
Des terminaisons nerveuses dans l’articulation, la membrane synoviale, les attaches ligamentaires sont stimulées. Ces terminaisons comportent des récepteurs spécialisés de la douleur et leur signal est transmis jusqu’au cerveau, ce qui provoque la douleur.

Une fois qu’elles ont été stimulées par l’inflammation, ces terminaisons nerveuses sont rendues hyper-sensibles, ce qui fait que la douleur se réveille à la première sollicitation, même pour les mouvements les plus anodins.
 


La disparition du cartilage


Le chondrocyte crache aussi des enzymes appelées métalloprotéinases qui sont chargées de dégrader les grosses molécules du cartilage devenues inutiles ou trop usées.

Mais il en fabrique beaucoup trop et ces enzymes digèrent littéralement le cartilage. C’est ainsi que jour après jour, en silence, disparaît le cartilage de vos articulations…
 
La destruction du cartilage ne serait pas trop dramatique si les chondrocytes remplaçaient ce cartilage détruit. Mais à cause de l’inflammation – toujours elle – ils deviennent incapables de synthétiser le collagène et surtout les protéoglycanes qui assurent un cartilage souple et élastique.
 
Pour faire des protéoglycanes, les « éponges » du cartilage, le chondrocyte utilise normalement un sucre, le glucose, auquel il fait subir plusieurs réactions enzymatiques avant de l’incorporer au cartilage.
 
Mais dans l’arthrose, le chondrocyte ne parvient plus à transformer le glucose correctement.
Pourquoi ? Tout simplement parce que les enzymes dont il a besoin ont été bloquées par l’inflammation.
 
Conclusion : le cartilage est digéré d’un côté par les métalloprotéinases et il n’est plus remplacé. Après quelques années de ce régime, l’essentiel du cartilage d’origine a disparu : l’articulation est de plus en plus raide !
 



Le régime qui combat l’arthrose 


À partir du moment où l’on comprend que l’arthrose, c’est d’abord de l’inflammation, la première ligne de défense consiste à juguler cette inflammation par tous les moyens. Ce raisonnement est valable quel que soit le stade de la maladie – et le plus tôt est le mieux. Comment faire ?
 
Première initiative (si nécessaire) : maigrir. Le critère important à prendre en compte, c’est le tour de taille.
 
Chez l’homme il doit être inférieur à 94 cm, et à 80 cm chez la femme.

Si vos chiffres sont supérieurs, alors non seulement vous exercez une pression inutilement élevée sur les articulations des membres inférieurs, mais en plus, vous baignez probablement dans un environnement pro-inflammatoire.
 
En effet un tour de taille élevé s’accompagne de la production de cytokines, en particulier le TNF-alpha1.
 
Comment fait-on pour mincir de la taille ? On associe un programme d’exercice physique à un régime pauvre en sucre, féculents et farineux comme Le Nouveau Régime Atkins ou un régime à index glycémique bas comme Le Nouveau Régime IG.
 
Ces alimentations pauvres en glucides, ou dont la charge glycémique est basse, diminuent d’ailleurs les marqueurs de l’inflammation. On remplace pain, pâtes, riz, viennoiseries etc. par des légumes et des fruits et des protéines de bonne qualité2.
 
Les corps gras peuvent donner naissance à des médiateurs qui activent l’inflammation. En particulier huiles et margarines de tournesol, de maïs, de soja, de pépins de raisin, que je conseille de remplacer par du gras « oméga-3 », soit colza, cameline, huile de noix, de préférence bio, première pression, en récipient opaque (verre ou métal). 

Pour augmenter le caractère anti-inflammatoire de ces huiles de table – le colza par exemple – vous pouvez faire macérer dans la bouteille des aromates de type thym, romarin, origan, menthe, ail…

Parallèlement, consommez chaque jour des noix de Grenoble, des graines de lin et 3 à 4 fois par semaine du poisson gras (sardine, maquereau, hareng, saumon) préparé de préférence mariné, poché ou vapeur.
 
La cannelle, le poivre noir, le curry et surtout le gingembre et le curcuma sont anti-inflammatoires : faites-en un usage immodéré3
 
Une étude de 2003 sur l’arthrose du genou a révélé la supériorité du gingembre sur un placebo après 24 semaines de traitement4.

La poudre de curcuma a, elle, été donnée pendant 3 mois à 41 patients souffrant d’arthrose, en association avec du zinc et deux autres plantes de la médecine indienne. 

Les résultats montrent une amélioration nette et rapide de la douleur et de la raideur matinale. Associez-les en cuisine aux oignons, à l’ail, l’origan, le laurier et d’autres aromates comme le romarin.

 


1.  Ackermann D. Waist circumference is positively correlated with markers of inflammation and negatively with adipo- nectin in women with metabolic syndrome. Nutr Res. 2011 Mar;31(3):197-204. PubMed PMID: 21481713.
2.  Galland L. Diet and inflammation. Nutr Clin Pract 2010 Dec;25(6):634-40.
3.  Frondoza CG : An in vitro screening assay for inhibitors of proinflammatory mediators in herbal extracts using human synoviocyte cultures. In Vitro Cell Dev Biol Anim. 2004, 40(3-4):95-101. / Kiuchi F : Inhibition of prostaglandin and leukotriene biosynthesis by gingerols and diarylheptanoids. Chem Pharm Bull (Tokyo). 1992 ; 40(2):387-391. / Frondoza CG : An in vitro screening assay for inhibitors of proinflammatory mediators in herbal extracts using human synoviocyte cultures. In Vitro Cell Dev Biol Anim. 2004, 40(3-4):95-101./ Chainani-Wu N : Safety and anti-inflammatory activity of curcumin: a component of tumeric (Curcuma longa). J Altern Complement Med. 2003, 9(1):161-8.
4.  Wigler I : The effects of Zintona EC (a ginger extract) on symptomatic gonarthritis. Osteoarthritis Cartilage. 2003,11(11):783-789

 

 

A suivre...  Chapitre 1 Partie 3/3:  "Arthrose" 
Livre "Guide Secret Remèdes Naturels"