Aimons nos microbes !!!

Par La Rédaction, le 23 fév 2017 à 22h00 dans SANTE | 0 commentaire

Conseils ALJOIMOUR


> On parle beaucoup de probiotiques, qui est à la mode. Cet article de Jean marc Dupuis,  donne pas mal de détails, et de conseils utiles…


Alain TOUIZER

Naturopathie - La Réunion - Paris - La Normandie



L’abus d’antibiotiques et l’alimentation industrielle ont bouleversé notre flore intestinale.

Normalement, notre gros intestin (côlon) est habité par des milliards de « bonnes bactéries » qui nous protègent parce que :
  • elles interdisent aux microbes agressifs de s’implanter ;
  • elles forment une barrière qui empêche les organismes facteurs de maladie de passer dans notre sang ;
  • elles achèvent la bonne digestion de nos aliments, permettant en particulier d’en extraire les vitamines B, acides gras, enzymes, en les faisant fermenter ;
  • surtout, elles sont le pilier central de notre système immunitaire : les scientifiques estiment que la flore intestinale représente 80 % de nos défenses naturelles.
Encore faut-il que les besoins de cette précieuse flore soient respectés.

Nos bactéries ont besoin d’être nourries. Elles ont aussi besoin d’accueillir régulièrement de nouvelles bactéries amies arrivant de l’extérieur, via notre alimentation.

Enfin, cette flore a besoin de ne pas être passée périodiquement au « Roundup » (produits antiseptiques et antibiotiques).
 

Les antibiotiques sont le Roundup de nos intestins

Dès leur plus jeune âge, nos enfants sont massivement exposés à des traitements par antibiotiques et des désinfectants qui déciment leur flore intestinale. 

L’abus d’eau de Javel dans l’eau du robinet et de produits antibactériens pour se laver les mains constitue aussi une agression contre l’équilibre naturel de leur flore : « En utilisant un désinfectant, le délicat équilibre bactérien s’effondre. 

Un grand nombre de micro-organismes meurent, laissant la place à d’autres parfois plus virulents », explique Pascale Hanssens des hôpitaux Robert Schuman (Luxembourg) [4].

À force d’attaquer les bactéries nécessaires à notre santé, nous finissons par les faire disparaître, cédant la place aux mauvaises bactéries, qui se développent d’autant mieux et sont d’autant plus difficiles à combattre qu’elles n’ont plus de concurrence.

D’où l’augmentation consternante des maladies provoquées par les bactéries et les champignons microscopiques : mycoses, candidoses, qui colonisent les muqueuses des populations des pays industrialisés, dans les intestins et très fréquemment aussi dans les zones génitales.

La guerre aux « microbes » est donc en train de très mal se terminer… pour nous.