Comment notre #cerveau fabrique des #pensées!

Par La Rédaction, le 08 fév 2017 à 05h00 dans GENERALE | 0 commentaire

Conseils ALJOIMOUR:


> Un article profond sur le fonctionnement du cerveau et du mental
 

Alain TOUIZER

Naturopathie - La Réunion - Paris - La Normandie




Vous vous retournez dans votre lit pour la vingtième fois, cette nuit, et vous vous entendez répéter : « Oh, je suis vraiment horrible »… « Pourquoi ça arrive toujours à moi ? »… « Pourquoi suis-je un raté ? »…

Et ce carrousel infernal continue à tourner, de plus en plus vite, dans votre tête. Vous êtes à nouveau en compagnie de ce terroriste qui s’est installé dans votre cerveau.

Dans les cas les plus graves, ce terroriste restera actif aussi toute la journée. Il sera toujours avec vous, sauf peut-être dans les rares moments d’oubli que vous provoquerez :
  • en vous « défonçant » dans un sport ultra-intensif et exigeant toute votre attention (squash, triathlon, escalade…) ;
  • en vous noyant dans votre travail (phénomène proche de l’addiction que les Anglo-Saxons appellent « workaholism », dérivé de work/« travail » et d’« alcoolisme ») ;
  • en vous assourdissant de musique (en discothèque ou non) ;
  • en cherchant « l’évasion » par d’autres moyens plus ou moins légaux (jeux vidéo, jeux d’argent, médicaments, drogues…).

C’est ce qu’on appelle les « pensées envahissantes » ou la rumination.
 

« Pensées envahissantes »

Selon le psychiatre Christophe André :

« Ruminer, c’est se focaliser, de manière répétée, circulaire, stérile, sur les causes, les significations et les conséquences de nos problèmes, de notre situation, de notre état.Quand on rumine, on croit réfléchir, mais on ne fait que s’embourber et s’abîmer. 

La rumination amplifie nos problèmes et nos souffrances, réduit notre espace mental disponible pour tout le reste de notre vie (notamment pour les bonnes choses et les instants heureux). 

Et surtout, elle met en place de mauvais réflexes et de mauvaises habitudes : face à des difficultés, les ressasser, au lieu de les résoudre (même imparfaitement) ou de les tolérer en continuant malgré tout à vivre [1]. »


Comment notre cerveau fabrique des pensées

La majorité de nos pensées défile dans notre champ de conscience sans que nous les ayons choisies.

Nous pouvons les orienter, mais cela demande un effort. Le plus souvent, nous laissons nos pensées se produire spontanément, sans chercher à les contrôler.
 

Ce phénomène est positif.

C’est lui qui nous permet d’avoir des idées neuves et parfois fécondes. Vous êtes au volant de votre voiture, vos pensées vagabondent et, soudain, une idée géniale survient, pratiquement de nulle part !