Comment éviter les #denrées #irradiées ?

Par Alain TOUIZER, le 26 nov 2016 à 05h00 dans PRODUITS BIO | 0 commentaire
Au sein de l’Union Européenne, la réglementation actuelle est incohérente, inefficace et par ailleurs risquée vis-à-vis de ‘l’OMC. Officiellement, l’irradiation est autorisée dans tous les Etats membres seulement pour les herbes aromatiques séchées, épices et condiments végétaux, dans quatre pays pour les « fruits secs » (Belgique, France, Pays Bas, République Tchèque) et dans trois pays (Belgique, Royaume-Uni, République Tchèque), pour les « fruits » (y compris champignons, tomates, rhubarbe).

Mais les échanges internationaux des denrées alimentaires au sein de l’UE se faisant sans contrôle et l’UE ne faisant pas faire la différence entre fruits « secs » et « frais », il n’est pas exclu de retrouver des fruits secs ou séchés, quels qu’ils soient, sur les étals français...
L’irradiation (officiellement appelée "ionisation") consiste à soumettre des denrées à un traitement pas rayons alpha, beta, gamma ou par électrons accélérés. Les fruits secs ou séchés n’échappent probablement pas.

Le traitement sert à « décontaminer » les produits, en détruisant les micro-organismes (certains virus, bactéries, moisissures) ou insectes. Il retarde ainsi l’altération des aliments traités (mais il peut masquer aussi l’état réel). Egalement il en ralentit le murissement et inhibe  leur germination. Ainsi, c’est une technologie idéale pour la conservation et le transport sur de longues distances des produits alimentaires.

Les doses d’irradiation utilisées sont très élevées, privant les aliments, d’une grande partie des vitamines et nutriments qu’ils contiennent au moment de la récolte.

En effet, un rayonnement ionisant constitue un stress oxydatif susceptible d’altérer les molécules les plus fragiles, celles qui on justement la propriété d’être antioxydantes, c’est-à-dire de freiner le vieillissement cellulaire !

On perd alors tout le bénéfice apporté par la consommation de fruits frais, ce que les autorités de santé qualifient de similaire avec les effets d’autres traitements.

En outre, l’irradiation induit la formation de produits de radiolyse ou néoformés, dont les 2-ACB dans les aliments gras, lesquels présentent des risques de cystotomie, mutagenèses et promotion de tumeurs.

Sans parler des éventuels effets combinés avec des substances ou résidus potentiellement toxiques contenus dans les aliments concernés (phytosanitaires, nanomatériaux, OGM) . En effet, les emballages irradiés pourraient induire un problème de migration de produits toxiques dans les aliments.

Si « des inconnues subsistent sur les effets à long terme d’une consommation à grande échelle d’aliments irradiés et malgré les conséquences écologiques, socioéconomiques et culturelles des modes de production dans lesquelles cette technologie s’inscrit, la norme du Codex alimentarius (FAO/OMS) autorise l’irradiation de tous les types d’aliments jusqu’à la dose de 10kGy, ou au-delà si « nécessité technologique ».

Cette norme a conduit l’OMS à recommander l’irradiation des aliments comme moyen d’assurer la sécurité sanitaire pour le consommateur et de nombreux pays à l’autoriser sur leur territoire.

Enfin, L’irradiation peut être utilisée par certains acteurs économiques essentiellement comme une technique pour ‘ »hygiéniser» les aliments après de mauvaises conditions de collecte, de production et/ou de transformation.
 

Les fruits son concernés

Au sein de l’Union Européenne, la réglementation actuelle est incohérente, inefficace et par ailleurs risquée vis-à-vis de ‘l’OMC. Officiellement, l’irradiation est autorisée dans tous les Etats membres seulement pour les herbes aromatiques séchées, épices et condiments végétaux, dans quatre pays pour les « fruits secs » (Belgique, France, Pays Bas, République Tchèque) et dans trois pays (Belgique, Royaume-Uni, République Tchèque), pour les « fruits frais» (y compris champignons, tomates, rhubarbe).

Mais les échanges internationaux des denrées alimentaires au sein de l’UE se faisant sans contrôle et l’UE ne faisant pas faire la différence entre fruits « secs » et « frais », il n’est pas exclu de retrouver des fruits secs ou séchés, quels qu’ils soient, sur les étals français.

Les produits (emballés individuellement ou en vrac) doivent être marqués « traités par ionisation » mais les contrôles sont peu nombreux et pas particulièrement ciblés sur ce type de produits. De façon générale, comme pour tous les types d’aliments, le volume de produits irradiés effectivement commercialisés est inconnu.

Selon l’enquête réalise par le Collectif français contre l’irradiation des aliments, les entreprises semblent soit s’en tenir à la réglementation soit ne pas avoir recours à l’irradiation ou privilégier des solutions alternatives, sans recourir à des méthodes de contrôle spécifiques concernant l’éventuelle irradiation des aliments ou ingrédients produits pour elles.

La situation pourrait s’aggraver si l’UE devait élargie la liste de produits autorisés, ce qu’elle envisage actuellement.
 

Et la bio ?

Concernant la production biologique, le traitement « par rayonnement ionisant » est interdit. Cependant, aucun contrôle spécifique ne semble être effectué par les certificateurs.

Si l’on considère la proportion croissante de produits bio importés, on ne peut à priori exclure que certains d’entre eux soient irradiés ou qu’il en soit ainsi plus souvent à l’avenir.
 

Comment éviter les denrées irradiées ?

Le consommateur privilégiera les circuits courts, les productions locales de taille humaine, les échanges directs avec les producteurs. On peut également se mobiliser avec les associations du collectif.


BIOCONTACT
Véronique GALLAIS et Thierry FOLLIARD
« Collectif français contre l’irradiation des aliments »
www.irradiation-aliments.org