Manger moins #gras… fait grossir

Par La Rédaction, le 20 sept 2016 à 06h00 dans GENERALE | 0 commentaire

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Alain TOUIZER

Naturopathie La Réunion – Paris – La Normandie



Dans bien des esprits, le gras est encore associé au mal le plus absolu. C’est l’ennemi de la ligne, du régime, de la bonne santé.

Pas une communication officielle sans qu’on lui accole les mots qui font peur : le gras, ça veut dire cholestérol, surpoids, accident cardiaque, AVC, mort.

Pour faire court, le gras est à peu près à la nutrition officielle ce que Freddy Krueger (Freddy et ses griffes) est aux nuits douces et paisibles. Pas franchement un ami : Pourtant comme l’histoire de Freddy Krueger, tout ceci est une parfaite légende.

La légende du gras qui fait grossir, histoire qu’on continue pourtant d’enseigner aux enfants dès le plus jeune âge : ils apprennent à l’école que 1 gramme de lipide (gras) apporte 2 fois plus de calories que 1 gramme de glucide (sucre), et que pour réduire son apport de calories, le plus efficace est donc de réduire les graisses.

À la télévision, marteau-thérapie encore : on leur répète jusqu’à la nausée qu’ils ne doivent pas manger « trop gras, trop salé, trop sucré ». La consigne de ne pas manger « trop gras » étant présentée en premier, c’est elle qui est considérée comme la plus importante pour rester en bonne santé.

Les conséquences de ce matraquage ? Des chercheurs en ont dressé (enfin) le bilan. Pas beau à voir.
 

Manger moins gras… fait grossir.

De 1965 à 2011, la part des graisses dans l’alimentation a diminué, passant de 45 % à 34 % des apports énergétiques journaliers ; parallèlement, celle des glucides (pain, pâtes, etc.) a augmenté, passant de 39 % à 51 %.


Conséquences :

Le poids moyen de la population a augmenté de 3,6 kg, tandis qu’un Français sur deux (47 %) présente un poids trop élevé, et plus d’un sur trois a trop de graisse abdominale, facteur de risque connu du diabète de type 2 et de maladies cardiaques.

Un Français sur trois aurait ainsi aujourd’hui besoin d’un régime pour diminuer son risque de maladies cardiovasculaires, d’insulinorésistance et de cancers.

Le pourcentage de personnes obèses est passé de 42 % à 66 % sur la même période aux Etats-Unis, et de 8,5 % à 15 % entre 1997 et 2012 en France ! Si la tendance se poursuit, on pourrait compter 30 % d’adultes obèses en 2020.

Une étude encore plus récente, publiée dans le Journal of the American Heart Association va encore plus loin. Son auteur, le Dr Dariush Mozaffarian estime que 50 000 Américains meurent de maladies cardiaques chaque année en raison de leur faible consommation de graisses.