Si vous le permettez, j’ose un pronostic

Par La Rédaction, le 23 août 2016 à 06h00 dans GENERALE | 0 commentaire

Conseils ALJOIMOUR :


> Je vous fais passer encore cette source d'info sur des remèdes turcs


Alain TOUIZER

Naturopathie à La Réunion - Paris - La Normandie



Saviez-vous qu’avant de devenir un mets de luxe prisé par les bouches les plus fines et les plus fortunées de la planète, le caviar était un aliment banal ? L’esturgeon, qui produit les précieux œufs noirs, une sorte de « plouc des mers » ?

Voici ce qu’en disait en 1432 le baron de la Broquière, diplomate bourguignon de passage en Asie mineure [1] :

« Je fus en cette ville de Bourse (en Turquie) où je mangeai pour la première fois du cavyaire avec de l’huile d’olive qui, à moins de n’avoir rien d’autre à manger, ne vaut guère que pour les Grecs. »

Comme les Russes, les Grecs le consommaient en effet en grande quantité, car c’était un aliment abordable en période de jeûne.

En 1830 encore, le prix du caviar était sensiblement le même que celui du beurre vendu au détail sur les marchés russes : 50 kopecks la livre, l’équivalent actuel de 8 euros le kilo.

Aujourd’hui, s’il vous prenait une furieuse envie de caviar, vous trouveriez un délicieux Beluga pour environ 1750 euros… les 250 grammes.

C’est qu’entre temps les œufs d’esturgeon sont devenus les diamants de l’assiette.

Maintenant, pourquoi est-ce que je vous raconte cette petite anecdote ?

Parce qu’elle montre quelque chose d’essentiel : ce qui hier paraissait parfaitement banal, quotidien, peut soudainement se transformer en un luxe extrême réservé à un tout petit nombre.
 

Mon pronostic

Qui aurait pu prévoir il y a deux siècles que l’espace, la vie au grand air, la communion avec une nature et un environnement préservés deviendraient des exceptions rares et précieuses ?

Qui aurait pu penser que respirer un air pur, voir un paysage sans panneau publicitaire, vivre dans une petite maison de pêcheur avec vue sur la mer seraient des situations si extraordinaires que les magazines de déco dépêcheraient leurs meilleurs journalistes pour y consacrer des articles.

Et, question subsidiaire : quels sont les éléments de notre vie quotidienne que nous jugeons aujourd’hui ordinaires mais qui deviendront demain… exceptionnels ?

Si vous le permettez, j’ose un pronostic.

Je pense qu’une des précieuses richesses du monde futur sera d’avoir… son propre potager. Toute personne qui fera pousser ses légumes, qui cultivera ses plantes médicinales sera légitimement vue comme un seigneur …