La fabrique des "#enfants terribles"

Par La Rédaction, le 27 oct 2015 à 05h00 dans GENERALE | 0 commentaire

Conseils ALJOIMOUR :

 
> De nombreux parents sont confrontés à ce problème: ce dossier sera donc d'un grand intérêt
 

Alain TOUIZER

Naturopathie à La Réunion – Paris – La Normandie



Connaissez-vous Pierre l’Ebouriffé ? 

 
Un redoutable petit garçon aux cheveux noirs sorti du livre pour enfants du Dr Heinrich Hoffman ? Crasse-tignasse 1 , comme on le nomme dans la version originale de ce roman paru en 1845, ne tient jamais en place. Il bouge et se tortille, se balance d’avant en arrière et ne reste jamais sur sa chaise… 
 
Le garçonnet refuse que l’on lui coupe les ongles et les cheveux, ce qui explique cette incroyable tignasse qui lui vaut son surnom. 
 
À travers ce personnage d’enfant terrible, le docteur Hoffman décrit pour la première fois ce que l’on nomme aujourd’hui «l’hyperactivité». 
 

QUAND LES GARÇONS TURBULENTS COMMENCENT À INTÉRESSER LA MÉDECINE 

La médecine du XIXe siècle étudie encore peu les enfants, et encore moins leur santé mentale. 
 
Il faut attendre la toute fin du siècle pour que Désiré-Magloire Bourneville, «médecin aliéniste» comme on les appelait avant la fondation de la psychiatrie, décrive en 1897 les symptômes de l’enfant instable. 
 
Petit à petit, les «enfants terribles» commencent à intéresser les médecins. Henri Wallon, médecin neuropsychologue et créateur du laboratoire de psychobiologie de l’enfant, leur dédie même un livre en 1925 : L’Enfant turbulent.
 
À partir de l’étude d’enfants affectés par des retards mentaux, de l’épilepsie ou de l’agitation motrice, il décrit des stades de développement précoces, impulsifs et émotifs. 
 
Considéré comme un des fondateurs de la psychologie moderne de l’enfant, il deviendra plus tard ministre de l’Éducation et sera à l’origine d’une grande réforme du système scolaire français, le Plan Langevin Wallon. 
 
Dans les années 1950, pour évoquer ces problèmes de comportements chez les enfants, on utilise le terme de «syndrome hyperkinétique». En 1960, la psychologue Stella Chess le remplace par «syndrome de l’enfant hyperactif». 
 
Cette appellation s’impose rapidement et entre dans la nomenclature psychiatrique officielle en 1968, dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux II (DSM II) – le livre de référence des pathologies psychiatriques. 
 

Mais qu’est-ce que l’hyperactivité ? 

Et pourquoi parle-t-on autant aujourd’hui ???