Prête à prendre le risque !

Par La Rédaction, le 11 sept 2015 à 06h00 dans GENERALE | 0 commentaire

Conseils ALJOIMOUR:

> Si vous avez tendance à tout intellectualiser et accumuler beaucoup d’infos en vous dispersant, cet article est pour vous.
 

Alain TOUIZER

Naturopathie - Ile de La Réunon - Paris - La Normandie



Je n’avais plus vu Agathe depuis 20 ans.
 
Nous nous étions rencontrés dans notre jeunesse, à Berlin. Elle m’a recontacté parce qu’elle était devenue fan de Santé Nature Innovation, depuis plusieurs années.
 
« Es-tu disponible pour un café ? », m’a-t-elle écrit par email, « j’ai plein de choses à te demander ».
 
Quelques semaines plus tard, nous étions attablés au soleil sur une terrasse.
Agathe semblait nerveuse. 
 
C’est comme si elle était un peu intimidée, et même mal-à-l’aise avec moi. Avais-je tant changé que ça ? Je fis de mon mieux pour la rassurer. J’étais bien le même que celui qui « balisait » à ses côtés avant les oraux, et prenait avec elle ses plateau-repas à la cantine universitaire.
 
J’essayais de prendre quelques nouvelles de sa famille, mais elle avait clairement autre chose en tête. En fait, elle était en train de réfléchir à abandonner son travail pour commencer une formation de thérapeute, en naturopathie. 
 
Et elle voulait mon avis.
« Hm… je ne sais pas. Es-tu sûre que ce n’est pas trop risqué ? » (La formation coûte 3000 euros). « Ton salaire ne va-t-il pas manquer à votre foyer, dans un premier temps ? »
 
« Mais c’est ce que j’ai toujours rêvé de faire ! », me répond-elle. « On ne vit qu’une fois, et si je ne le fais pas maintenant, je ne le ferai jamais ! »
 
« D’accord. As-tu une idée de l’endroit où tu vas t’installer ? Qui seront tes premiers clients ? »
 
En fait, Agathe n’avait qu’une idée très floue à ce sujet. Elle me dit qu’elle avait « plein d’amis » qui avaient besoin des conseils d’un bon naturopathe. 
 
Mais en creusant un peu, pour savoir qui parmi eux serait vraiment prêt à venir régulièrement et à payer le prix de sa consultation, je m’aperçus qu’elle ne pouvait me citer qu’une seule personne, peut-être deux. Pas vraiment assez, même pour démarrer petit.
 
« Regarde », reprit-elle. « Toi, tu as un métier passionnant. Tu écris. Tu aides les gens. Si je pouvais, moi aussi, je me lèverais tous les matins débordante d’énergie pour aller au travail. Là, cela fait des années que j’ai l’impression de m’encrouter dans ma carrière. » (Agathe travaille dans le département marketing d’une grande entreprise allemande).
Elle me souriait mais je sentais qu’elle était sérieuse.