Le #maca cette puissante #racine

Par Alain J. TOUIZER, le 20 fév 2015 à 06h00 dans PRODUITS BIO | 0 commentaire
> L'espèce Lepidium meyenii Walpers, qui comprend une forme cultivée et une forme sauvage d'aspect variable, a été décrite par Wilhelm Gerhard Walpers en 1843 d'après un exemplaire recueilli à Pisacoma (3919 m d'altitude) à environ 60 km au sud du lac Titicaca, dans le département de Puno au Pérou.

> Cet holotype était soit d'origine totalement sauvage soit issu d'une culture retournée à l'état sauvage après la mise en jachère du champ d'origine.

> Elle est cultivée depuis une époque très reculée dans la région du lac Chinchaycocha ou lac Junin (département de Junin), dans les Andes centrales du Pérou, à une altitude supérieure à 4000 mètres au-dessus du niveau de la mer.

> Des restes de maca ont été identifiés dans une grotte préhistorique de la région.

> A partir de la conquête espagnole, sa culture a été attestée par plusieurs chroniqueurs, dont Cieza de Leon (1533), Guaman Poma de Ayala (1615), Vasquez de Espinoza (1617) et Padre Cobo (1653). Les voyageurs naturalistes des XVIIIe et XVIIIe siècles l'y ont également mentionnée.

> Vers 1980, sa culture était devenue réduite à une dizaine d'hectares. Dans les années 1990, le président péruvien Alberto Fujimori en voyage au Japon parle de cette plante dans un de ses discours.

> Des commandes importantes arrivent alors du Japon et la commercialisation internationale commence.

> La réintroduction expérimentale de ce tubercule en Bolivie a été réalisée en 2000 par la biologiste de l'Institut Français d'Études Andines (IFEA) Katia Humala-Tasso et par Pierre-Olivier Combelles à la station « Belen » de la Faculté d'Agronomie de l'Université Mayor de San Andrés de La Paz, près d'Achacachi (Bolivie), au bord du lac Titicaca.

> Aujourd'hui, la commercialisation de maca connaît une expansion extraordinaire ; elle est exportée dans le monde entier.

> Ce tubercule est l'une des très rares plantes à pouvoir survivre dans les conditions climatiques extrêmes qui sévissent sur les hauts plateaux des Andes: soleil implacable et températures élevées le jour, gel intense la nuit, vents violents et soutenus qui dessèchent la plupart des végétaux et causent une importante érosion des sols, créant de ce fait des conditions semi-désertiques.

> Les terres vierges, espaces de la steppe de la puna n'ayant jamais été cultivées auparavant, donnent les meilleurs cultures.