Le #dépistage ne sert strictement à rien

Par Alain TOUIZER, le 09 fév 2015 à 05h57 dans SANTE | 0 commentaire

Conseils ALJOIMOUR :


> S'il vous plait, mesdames, prenez un moment pour étudier ces informations du Dr Joyeux. Depuis des années je dénonce la pilule, mais je ne savais pas à quel point c'était aussi grave, pour VOUS vous et pour toutes nos jeunes filles.

> Cet empoisonnement permis et recommandé  par le corps médical et pharmaceutique est plus que catastrophique: c'est de la contamination massive.

> Prenez-le  à  cœur et parlez en a toutes les femmes que vous croisez et aux hommes aussi, car la femme est le pilier de la famille


Alain TOUIZER

Naturopathie à La Réunion






Nous avons célébré recemment  la  Journée Mondiale contre le Cancer .  Je n’ai jamais très bien compris à quoi riment  ces grand-messes annuelles, sinon à  concentrer les efforts de désinformation en quelques heures et à  poser une grosse cerise sur le  gigantesque gâteau  des mensonges proférés durant douze mois. Car vous avez du voir aux journaux du soir : on va nous servir la propagande habituelle sur les  « grandes victoires de la médecine », les « énormes progrès de la science », les  « formidables espoirs de nouveaux traitements » et – bien sûr -  la nécessité de renforcer les politiques de dépistage. 

Dans Néosanté, nous avons déjà maintes fois souligné la vacuité du dogme selon lequel il est important de diagnostiquer précocement les cancers, et chaque fois en nous appuyant sur des travaux sérieux montrant que les phénomènes de surdiagnostic et de surtraitement annulaient tout l’intérêt d’une recherche proactive des tumeurs, du moins sur un plan statistique. Ce qui est très intriguant, c’est que les médias de masse s’autocensurent systématiquement en passant sous silence les recherches scientifiques qui démontent le mythe des avantages du dépistage.

Exemple très récent : le 15 janvier dernier, l’International Journal of Epidemiology a publié en ligne une étude réalisée à l’École de Médecine de l’Université de Stanford, en Californie. Si vous lisez l’anglais, vous pouvez la parcourir en cliquant ici.  Réalisée sous la houlette du Dr John P.A. Ioannidis, cette recherche est vraiment digne de lecture car il s’agit d’un passage en revue  des méta-analyses et des essais randomisés déjà effectués sur le sujet, autrement dit un bilan complet des vérifications les plus rigoureuses effectuées sur les effets du dépistage en termes de mortalité.  Or, que dit cette étude hors du commun ?

Qu’au bout du compte, le dépistage ne sert  strictement à rien  puisqu’il n’entraîne pas une réduction des décès toutes causes confondues.  Normalement et logiquement,  les médias auraient dû faire leurs choux gras et leurs gros titres de cette information renversante pour les idées reçues. C’est ce qu’a d’ailleurs fait  l’agence de presse Reuters,  qui s‘est fendue d’un long communiqué partiellement repris sur quelques sites médicaux spécialisés.  Mais à ma connaissance, aucun quotidien ni chaîne de télévision n’a relayé auprès du grand public le contenu de cette étude explosive.  Quelqu’un pourrait-il m’expliquer ça ?

À mon avis, c’est précisément  sa puissance de déflagration qui explique le flop médiatique de la bombe californienne.  Celle-ci remet tellement en cause les discours officiels et les méthodes classiques de lutte contre la cancer que le « quatrième pouvoir », intiment lié aux trois autres, fait comme si le missile universitaire était un minuscule pétard. C’est le mécanisme du déni dans toute sa splendeur : ce que je ne veux pas voir n’existe pas ! « Et pourtant, elle tourne », comme disait Galilée à l’issue du procès lui interdisant de propager l’idée scandaleuse de la rotation de la terre.  Et pourtant,  le dépistage du cancer tourne au fiasco puisqu’il ne contribue pas à faire reculer la mort et  à faire  avancer la santé !  

Le Dr Ioannidis et ses collègues  ont évalué les preuves de 48 essais contrôlés et de 9 méta-analyses pour 39 tests de dépistage de 19 pathologies  fréquemment mortelles.  Ils ont d’abord découvert que la mortalité spécifiquement liée à ces maladies n’était  réduite (de 16 à 45%) que pour 4 techniques de dépistage : les ultrasons pour l’anévrisme de l’aorte abdominale chez les hommes, la mammographie pour le cancer du sein, le test du saignement fécal et la sygmoïdoscopie flexible pour le cancer colorectal.