L'inverse peut aussi être vrai !

Par Alain TOUIZER, le 09 nov 2014 à 06h55 dans SANTE | 0 commentaire

Conseils ALJOIMOUR :

  • Souvent les cas d'abandon si nombreux sur terre ont pour conséquence la fuite.
  • La dépression aussi, en fait partie, la boulimie alimentaire, le sexe, le travail, le sport, l’alcool, les médicaments, le tabac, la drogue, la vie hyperactive, la méditation, l’anorexie, les petits nuages.... entrent dans la même catégorie que la dépression, fuir quelque chose que l'on n’arrive pas à gérer.
  • L’article est intéressant mais limité.
  • Néanmoins, tant que la personne ne prenne pas une décision ferme de faire face, il n'y a pas de vraie solution, mais « des rustines » qui ramèneront obligatoirement vers une nouvelle addiction.

Alain TOUIZER

Naturopathie à La Réunion



Les personnes qui ont déjà été atteintes de dépression ont tendance à avoir des réactions cérébrales liées au sentiment de culpabilité différentes, selon une étude britannique publiée dans la revue Archives of General Psychiatry. Roland Zahn de l'Université de Manchester et ses collègues ont mené cette étude, au moyen d'images cérébrales par résonance magnétique, avec 25 personnes en rémission d'une dépression majeure depuis plus d'un an et d'un groupe de personnes n'ayant aucun antécédent de dépression. Les participants devaient s'imaginer mal agir dans différents contextes et rapporter leurs sentiments.

Pour la première fois, indiquent les chercheurs, des régions du cerveau qui font le lien entre la connaissance des comportements socialement appropriés (le lobe antérieur frontal) et la culpabilité (cortex cingulaire subgénual ou ventromédian) ont été identifiées.

Lorsque les personnes ayant des antécédents de dépression se sentaient coupables, ces deux régions n'étaient pas en aussi forte connexion que chez les personnes sans antécédent de dépression. Cette faible connexion se produisait seulement quand elles se sentaient coupables et se blâmaient et non pas quand elles se sentaient en colère ou blâmaient les autres.

La connexion normale entre ces deux régions aiderait à se sentir coupable de façon adaptée. Les chercheurs font l'hypothèse que la faible connexion pourrait refléter un manque d'accès aux détails de ce qui est inapproprié exactement, ce qui pourrait amener "à étendre la culpabilité à des choses dont les personnes ne sont pas responsables et à se sentir coupables de tout".

Ces mécanismes pourraient contribuer à expliquer pourquoi certaines personnes répondent au stress par la dépression, estiment les chercheurs.

Cette étude ne montre pas que l'activité cérébrale observée soit la cause de l'activité mentale (cognitive et émotive) liée à la culpabilité. L'inverse peut aussi être vrai ou encore, plus probablement, ces deux niveaux d'activité peuvent s'inter-influencer.

Les chercheurs étudient maintenant si la tendance à la culpabilité observée dans la présente étude peut prédire le risque de dépression après la rémission d'un épisode précédent et si la tendance à la culpabilité inadaptée peut être surmontée au moyen d'un entraînement.