Il faut y croire !

Par Alain J. TOUIZER, le 31 oct 2014 à 05h59 dans SANTE | 0 commentaire
Pour parer aux effets désagréables de la ménopause, comme les bouffées de chaleur, des troubles de sommeil, la prise de poids ou la sécheresse vaginale, les femmes peuvent suivre un traitement à base d'hormones de synthèse. D’autres vont préférer une médecine plus douce et opter pour les phyto-œstrogènes...

Conseils ALJOIMOUR :


  • La vision sur le changement hormonal doit changer pour ne pas la rendre maladive en l’appelant  « ménopause ».
  • Il peut oui y avoir des troubles momentanés que l’on peu palier ou rectifier.

Alain TOUIZER

Naturopathie à La Réunion



Les phyto-œstrogènes sont des hormones végétales qui permettent de lutter contre les effets de la ménopause. Souvent extraits du soja, ils ne convient pas à toutes les femmes.

Comme leur nom l’indique les phyto-œstrogènes sont des hormones issues du monde végétal. Ils ressemblent dans leur composition, à l’œstradiol, l’une des principales hormones féminines. C’est à l’œstradiol que l’on doit, lors delà puberté, l’apparition des seins, ou encore le développement de la libido. En vieillissant les hormones secrètent de moins en moins  d’œstradiols et la femme ne peut plus avoir d’enfants. Ses menstruations s’estompent, puis disparaissent, c’est ce que l’on appelle la ménopause.

Pour parer aux effets désagréables de la ménopause, comme les bouffées de chaleur, des troubles de sommeil, la prise de poids ou la sécheresse vaginale, les femmes peuvent suivre un traitement à base d'hormones de synthèse. D’autres vont préférer une médecine plus douce et opter pour les phyto-œstrogènes.


Légumineuses et soja

On en trouve dans le seigle, le blé, les légumineuses (haricots, pois…) ou l es fruits notamment dans les baies. Mais le plus couramment utilisés proviennent du soja. Pour que la préparation aux phyto-œstrogènes soit complète d’autres plantes viennent s’ajouter aux isoflavones de soja. La valériane permet notamment de lutter contre les troubles de sommeil, la feuille de sauge contre la transpiration ou encore la mélisse contre les irritations.


Hormones de substitution

A la ménopause, la plupart des femmes sont fortement gênées par les bouffées de chaleur qui accompagnent la diminution d’œstrogènes naturellement secrétés par leur corps. La médecine permet aujourd‘hui de réduire cette sensation désagréable. Les phyto-œstrogènes, en tant qu’hormones de substitution, peuvent s’avérer tout aussi efficaces que les hormones de synthèse.

Mais les effets varient en fonction du taux d’œstrogènes dans le sang au moment du traitement, comme l’explique le docteur Jean Belaïsh, ancien président de la Société Française de Gynécologie : « Pour les femmes qui ont un faible taux d’œstrogènes dans le sang, les effets des phyto-œstrogènes seront modestes mais proches de ceux causés par l’œstradiol. Ils améliorent la libido, aident à dormir luttent contre la sécheresse vaginale. Dans l’autre cas, celui des femmes qui ont davantage d’œstrones dans le sang, les hormones vegetales se fixent sur les récepteurs empêchant ainsi fortement l’œstrogène d’agir ».

Il faut y croire !

Chez certaines femmes, la prise de phyto-œstrogènes va considérablement diminuer les bouffées de chaleur liées à la ménopause. Chez d’autres, l’effet sera beaucoup plus faible « tout dépend de son état psychologique », précise le docteur Belaïsh. Si la femme croit aux médecines douces et naturelles, les effets sont d’avantages visibles ». La tète et le corps, le mental et le physique sont très liés.

En période de stress une femme ménopausée ressentira plus fortement ses bouffées de chaleur. Si la pression dure, les bouffées seront également plus nombreuses. Des nombreuses femmes, y compris des médecins, ont déjà vécu cette situation. « La réceptivité d’une femme au traitement par phyto-œstrogènes est également liée à son identité génétique et à son alimentation », ajoute le gynécologue. Plusieurs études scientifiques ont prouvé que les femmes asiatiques sont moins sujettes au cancer du sein que les européennes. On a associé ces résultats aux effets bénéfiques du soja, essentiel dans leur régime alimentaire.


Contre le cancer...

« Mais n’oublions pas qu’elles en prennent depuis qu’elles se trouvent dans le ventre de leur mère » nuance le docteur Belaïsh, pour qui l'effet préventif est peut-être du a une vie entière sous phyto-œstrogènes ». D’autres études médicales ont, à l’inverse, prévenu que les phyto-œstrogènes seraient susceptibles de provoquer le cancer du sein.

C’est le cas d’un rapport de l’agence française pour la sécurité sanitaires des aliments (AFSSA), paru en 2005, qui a causé des vives réactions du côté des laboratoires fabricant des compléments alimentaires à base de soja et à destination des femmes ménopausées. « La consommation des phyto-œstrogènes, ne peut être considérée anodine à priori, puisqu’ils interfèrent avec le système hormonal et mérite donc examen » prévient l’AFSSA, qui met en garde des femmes ayant dans leur famille, des antécédents de cancer du sein. Pour le docteur Belaïsh « l’œstrogène ne joue probablement pas le rôle majeur qu’on lui attribue dans le déterminisme du cancer du sein » et les phyto-œstrogènes ne représenteraient donc pas de danger. Le risque émanerait des progestatives de synthèse. « Toutes les statistiques disent qu’ils augmentent les risques de cancer du sein », affirme le spécialiste.


Jamais sans avis médical

Le vrai danger des phyto-œstrogènes est peut-être celui de l’automédication. Vendues même sur internet, les hormones vegetales sont la portée de tous, sans ordonnance. Une femme ménopausée, peut, sans aucun suivi, établir son propre traitement. Qu’il s’agisse de plantes ou de médicaments. Se soigner sans avis médical présent toujours un danger. Un traitement par phyto-œstrogènes comporte des contre-indications qui méritent un suivi médical personnalisé ? « Il faut toujours garder à l’esprit qu’il peut y avoir des effets néfastes, quelque soit le traitement » prévient le docteur Belaïsh.

Conseils ALJOIMOUR:
J’approuve. L’auto médication en voulant imiter les amies peut entre très dangereux. Chaque organisme est très différent.

Alain TOUIZER
Naturopathie à La Réunion

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