Une #maladie très difficile à vivre au quotidien

Par Alain J. TOUIZER, le 18 oct 2014 à 03h00 dans SANTE | 0 commentaire
Connues pour leurs effets bénéfiques sur le transit, les fibres étaient censées pouvoir apporter un meilleur confort digestif pour les malades. "Mais aujourd'hui, avec les nouvelles connaissances acquises, ces recommandations ont évolué" précise le Pr Ducrotté. En effet, plusieurs études ont réussi à faire avancer les connaissances sur ce mystérieux trouble qui rend difficile la vie des malades. ..

Conseils ALJOIMOUR :


> Il y a plusieurs raisons d'intestins irrités: les aliments acides qui forment la grande majorité des aliments modernes et industriels,  le manque de consommation de fruits et légumes, le stress,  tout cela peut entraîner les candidoses intestinales (que nous traitons avec une adaptation de l'alimentation liée aux groupes sanguins, mais surtout une suppression des aliments répétitifs qui,  à la longue,  endommagent l'intestin.

> Une bonne consommation journalière de vitamine C trouvé dans un jus de citron, ou encore mieux dans une pastille d'Acérola,  s'avère  le meilleur réparateur alcalinisant, lequel régule le PH acide de l'estomac.


Alain TOUIZER

Naturopathie à La Réunion


Vers des régimes d'exclusion ?

Longtemps resté mystérieux à bien des égards, le syndrome de l'intestin irritable commence à livrer ses secrets. Cette meilleure compréhension permet d'améliorer la prise en charge. Même si plusieurs facteurs semblent impliqués, l'hypothèse la plus sérieuse repose sur une intolérance à certains aliments, probablement due à un déséquilibre de la flore intestinale.

Ballonnements, maux de ventre, constipation, diarrhées… C'est le lot presque quotidien des personnes souffrant d'un symptôme de l'intestin irritable (SII), même si, heureusement, la variété, la fréquence et l'intensité de ces symptômes varient d'une personne à l'autre. En fait, le SII se caractérise par une douleur abdominale chronique associée à des troubles du transit plus nets lors des poussées douloureuses.

En dehors de ces signes cliniques, rien d'autre ne transparait lors des divers examens pratiqués par le médecin, comme le confirme le Pr Ducrotté, gastro-entérologue au CHU de Rouen : "Les patients consultent avant tout pour les douleurs mais après examens, dont endoscopie, aucune anomalie n'est décelée",... (Mauvaise hygiène de vie? faites un ""DEPISTAGE INTUITIF" - gratuit!)...

"Même si la symptomatologie reste subjective, l'interrogatoire détaillé du patient permet au moins de déterminer la fréquence et l'intensité des symptômes, précise le Pr Schneider, hépato-gastroentérologue au CHU de Nice. C'est avec ces deux critères, en plus de l'ancienneté que le médecin pourra établir son diagnostic".
 

Une maladie très difficile à vivre au quotidien

Après diagnostic, le patient reste tout de même démuni face à ce syndrome puisqu'il n'existe pas, à l'heure actuelle, de réels traitements hormis les traitements symptomatiques destinés à soulager les symptômes.

"Par eux-mêmes, les patients avaient remarqué que certains aliments avaient plus tendance à les faire souffrir que d'autres, déclare le Pr Ducrotté. Mais les médecins n'y accordaient que très peu d'importance. Les seules recommandations diététiques se limitaient à inciter à consommer des fibres mais sans exclure des aliments".

Connues pour leurs effets bénéfiques sur le transit, les fibres étaient censées pouvoir apporter un meilleur confort digestif pour les malades. "Mais aujourd'hui, avec les nouvelles connaissances acquises, ces recommandations ont évolué" précise le Pr Ducrotté. En effet, plusieurs études ont réussi à faire avancer les connaissances sur ce mystérieux trouble qui rend difficile la vie des malades.


Quatre pistes sont actuellement à l'étude :

> Un dysfonctionnement du système nerveux entérique, ce "deuxième" cerveau qui se situe dans notre ventre : sa communication avec le système nerveux central serait troublée.

> Une perméabilité intestinale accrue, observée chez 50 % des malades.

> Un excès des cellules immunocompétentes des membranes de l'intestin et même, chez certains patients, une inflammation. "La piste de l'inflammation est très étudiée et semble prometteuse, même si cela n'a rien à voir avec d'autres maladies digestives comme la maladie de Crohn par exemple" nuance le Pr Schneider.

> Une dysbiose, c'est-à-dire un déséquilibre au niveau de la flore intestinale également appelée microbiote intestinal : certaines bactéries ne sont pas présentes dans les mêmes proportions que chez les gens sains.

Quant au stress, longtemps suspecté comme étant l'unique déclencheur, il semble qu'il ait également un rôle à jouer mais plus en tant que catalyseur : les personnes sujettes au stress auraient une sensibilité exacerbée aux troubles intestinaux.(voir "BILAN DE SANTE")