Elle se niche entre les #organes, les #viscères

Par Alain J. TOUIZER, le 16 oct 2014 à 06h00 dans SANTE | 0 commentaire
Même chez les tops modèles les graisses les plus dangereuses  se cachent autour des organes. Les femmes ménopausées seront les plus prédisposées. Mas nous sommes tous la cible de ces graisses extrêmement...

CACHEZ CETTE GRAISSE… Que je ne saurais voir !


Même chez les tops modèles les graisses les plus dangereuses  se cachent autour des organes. Les femmes ménopausées seront les plus prédisposées. Mas nous sommes tous la cible de ces graisses extrêmement toxiques. Comment s’en débarrasser ?

En outre-mer 30% de personnes en surpoids et  obeses, déclarent  considérer avoir un poids normal. Se voiler la face devant une évidence n’est pas une solution. d’autant plus que ce problème-l) peut en cacher un autre, mortel : la graisse froide, profonde, interne inter-viscéral et cachée se révèle vicieuse. « Ces termes différents notamment la graisse abdominale différente de celle sous-cutanée, est extrêmement nocive pour la santé », alerte le médecin nutritionniste Frédérique Mangin.


Même chez les gens minces!

Elle se niche entre les organes, les viscères et expose a des maladies très graves : diabètes, cancers, maladies cardio-vasculaires : « cette graisse est très dangereuse pour la santé, car elle augmente les risques cardio-vasculaires, certains cancers et les maladies thromboliques (phlébites)», précise le Dr. Mangin.

Elle n’est pas cependant réservée aux personnes obèses et peut toucher n’importe qui, enfant, adulte, personnes âgées, homme ou femme. Les femmes ménopausées seraient cependant plus touchées ; ceci dû aux œstrogènes supplémentaires qui secrètent cette graisse et qui augmentent la probabilité d’un cancer  du sein, le cortisol, l’hormone du stress, peut favoriser l’accumulation de graisse dans l’abdomen. Plus stupéfient, vous pouvez être très mince et avoir de la graisse interne, bien plus néfaste.

En 2004, 800 scanners ont été réalisés par le Dr. Jimmy Bell, professeur d’imagerie moléculaire de l’Imperial Collège de Londres : 45% de femmes qui avaient une indice de masse corporel normal (20 a 25) avaient de taux de graisses  viscérales trop importants. Chez les hommes le pourcentage était prés de 60%. Ceci, même chez les mannequins professionnels.

Insidieuse et néfaste :

« La graisse froide est située essentiellement au niveau infro-abdominal et touche la veine porte, gros vaisseaux du foie. Cette graisse favorise l’insulino-résistance par des signaux chimiques trompeurs pour que le corps stock de la graisse à l’intérieur des organes. On parle alors de syndrome  métabolique, qui regroupe tour de taille important, hypertension artérielle, diabète, dyslipidémie », explique Frédérique Minguin.

Cette graisse s’attaquerait donc aux organes vitaux et serait stockée à l’intérieur des organes, du foie ou du pancréas notamment. Conséquence : ces patients auraient des concentrations plasmatiques d’acides gras libres supérieurs à la normale, augmentant le risque des maladies cardio-vasculaires. Ces cellules graisseuses ne sont pas du tout neutres comme les sont les adiposités qui constituent la graisse sous-cutanée. Elles peuvent être considérées comme un organe nocif qui secrète de nombreuses substances et des hormones (les fameux œstrogènes de la femme ménopausée).

Symptômes et traitements :

Cette anomalie peut être décelée si vous êtes attentifs à ces signes cliniques : somnolence forte après repas même léger, ventre gonflé après des faibles prises alimentaires, fatigue permanente, perte de la satiété. Vous pouvez tout simplement vous rendre chez votre médecin traitant qui mesurera votre tour de taille. Si votre tour de taille dépasse 80 cm pour les femmes et 102 cm pour les hommes (valeur de seuil NCEP), vous devez consulter votre médecin ou un  nutritionniste.

Celui-ci vérifiera également si vous présentez une diminution de taux plasmatique de testostérone ou d’hormones de croissance, signe d’importante quantité de graisses viscérales. Mais il existe aussi des outils pour visualiser cette graisse (IRM tomodensitométrie), en mesurant par exemple les chaleurs émises par le corps : La graisse est dite froide car elle est de température inferieure au reste du corps.

Rien n’est perdu : une fois que votre médecin aura identifié ses zones, il détaillera avec vous vos habitudes de vie pur les changer : « on peut lutter contre cette graisse en faisant  du sport régulièrement (30 min. 3 fois par semaine, diminuer les graisses saturées : huile, charcuterie, fast-food) et arrêter de fumer. Il faudra également augmenter la consommation de fruit et légumes », conseille le Dr. Manguin.

Le sport est d’extrême importance: un sumo peut avoir un meilleur profil métabolique que ses spectateurs ! Alimentation saine et équilibrée, activité physique et arrêt du tabac, voila trois prescriptions à respecter impérativement pour voir diminuer cette graisse. « Mais parfois on peut avoir recours à la chirurgie esthétique quand le régime n’est pas efficace » souligne Manguin.

Comment la prévenir ?

Afin de ne pas arriver à cette extrémité et risquer votre santé par trop de graisse dans votre foie, le pancréas ou encore le cœur, vous pouvez déjà chausser vos basquets. Une simple marche en foret, sur le sable, dans l’eau, jardiner, monter les escaliers… tout ceci est extrêmement bénéfique, du moment que cette activité physique reste régulière.

Si vous traversez une période difficile, n’hésitez pas à vous aider par des techniques  de relaxation (sophrologie, yoga, etc.), car le stress favorise la graisse interne. Surtout,  oubliez les régimes trop restrictifs qui ne sont pas équilibrés et qui ne feront qu’aggraver  la situation a moyen terme. Il ne faut pas brutaliser son corps (il se vengera !), mais essayez de comprendre ses habitudes alimentaires et modifiez-les en fonction de cet analyse : mangez-vous quand vous aves faim ? Grignotez-vous ? Allez-vous au fast-food très souvent ?

Privilégiez aussi les fibres alimentaires faibles en graisses saturées (cuisinez, maison), ce qui vous fera perdre de poids, et n’hésitez pas à stopper le tabac. Avec une alimentation diversifiée, vous diminuerez fortement vos risques d’avoir de la graisse entre vos organes. Même si les graisses viscérales n’épargnent pas les minces, le surpoids reste un facteur qui les favorise, soyez attentif a votre assiette.


Comment mesurer votre tour de taille ?

Il faut repérer à droite comme à gauche votre dernière côte et le haut de la hanche. Vous placez le mètre de couturière à mi-distance, entre ces repères (à droite comme à gauche). Le mètre doit être bien posé contre le ventre et horizontal par rapport au sol, sans rentrer le ventre.


Moins de graisses !

  • Aidez a votre pancréas à secréter moins d’insuline et donc moins de graisses viscérales :

  • Respectez le cycle du pancréas avec trois repas par jour

  • Limitez les sucres rapides que se transforment en graisses (préférez le fructose ai saccharase).

  • Diminuez les aliments à indice glycémique élevé car ils stimulent le pancréas.

  • Privilégiez les bonnes graisses, oméga 3, colza, poissons gras.

  • Laissez une place appropriée aux protéines en fonction de votre propre masse musculaire.

  • Ingérez du chrome qui régule l’insuline

  • Faites du sport qui diminue l’insulino-résistance.


Magazine ANFORM
Céline Guillaume