L'#influence inexorable du #temps chez l’#homme âgé

Par Alain J. TOUIZER, le 06 oct 2014 à 06h02 dans SANTE | 0 commentaire
Seuls 22% des hommes ayant déclaré un trouble d’érection recherchent des conseils auprès de leur généraliste.

Apres 45 ans, il n’est pas rare d’avoir quelques troubles d’insuffisance érectile. C’est loin des tabous des années passées que chaque homme peut aujourd’hui aborder ces difficultés avec son médecin, sa compagne et des professionnels de santé. Les solutions, médicales ou psychologiques sont de nos jours monnaie courante...

L’influence inexorable du temps chez l’homme âgé

  • La durée de l’éjaculation passe de 6 à 3 secondes
  • Le volume de sperme et sa vitesse d’expulsion sont diminues de moitie.
  • L’jaculation est longue à venir
  • La sensibilité du pénis est moins grande
  • L’orgasme peut être moins intense


Parler pour faire le bilan

La dysfonction érectile est définie comme l’impossibilité d’obtenir ou de maintenir insuffisamment l’érection pour un rapport sexuel satisfaisant. D’où la nécessite dans tous les cas d’aborder le sujet en couple. Il y a plusieurs facteurs qui interviennent sachant que le premier est d’origine psychologique. En effet, la difficulté rencontrée provoque un état d’anxiété et d’appréhension face à l’image d’une « performance obligatoire » créant un stress qui va augmenter la crise au sein du couple.

Il est donc important de dédramatiser et d’avoir un entretien avec son médecin. Avec celui-ci seront déterminés l’origine de ces troubles (de la libido, de l’érection ou de l’éjaculation), de connaitre les difficultés éventuelles que traverse la personne (séparation, deuil, retraite, chômage…) et son bilan de sante (diabète, pathologies cardio-vasculaires, dépression, adénome delà prostate, atteintes neurologiques et son hygiène de vie (tabac, addictions…).

Un examen sanguin sera prescrit avec la classique numération de la formule sanguine (NFS), la glycémie et bilan lipidique, le dosage de PSA pour la prostate et quelques fois un bilan hormonal. Ainsi des solutions pourront alors être envisagées en toute connaissance de cause.

Des traitements oraux

De nouveaux médicaments ont révolutionné les traitements. Ils ont un nom savant, ce sont les inhibiteurs des Phosphodiesterases de type 5, les IPDES5 qui facilitent l’afflux de sang vers le tissu érectile et dont le plus connu est le viagra. Ce traitement a des contre-indications en cas d’insuffisance cardiaque, de diabète ou d’hypertension. Il s’administre une demi-heure ou une heure avant l’acte sexuel et sa durée d’action varie de 4 à 36 h. Il faut une adaptation de 4 à 6 essais avant d’avoir des résultats et les préludes amoureux sont nécessaires.


Des traitements locaux

Il existe le vacum ou érecteur à dépression qui provoque un afflux de sang, qui est peu onéreux et n’a pas d’effet secondaire. Puis les auto-injections de prostaglandine à administrer par le sujet à son domicile après éducation de la technique par le médecin. L’action vasodilatatrice de cette molécule (dosée par le médecin), provoque dans les minutes qui suivent l’auto-injection, une érection sans stimulation sexuelle d’une durée de 2 h environ. Il faut savoir que le patient a un contact téléphonique médical et un antidote en cas de problème. Des implants péniens existent aussi en cas d’échec des autres thérapeutiques.


L’amour, toujours !!!

Il ne faut pas assimiler l’absence d’érection à l’absence de désir pour la compagne (qui souvent pense qu’elle n’est pas désirable). Le désir existe toujours et l’amour d’autant plus. Avec l’âge, la durée de l’acte diminue, il faut alors donner de l’importance aux préliminaires, sources de tendresse et de variations rompant la monotonie et aidant à conserver une dynamique de couple rassurante et stimulante. Les rapports sexuels sont bénéfiques à tout âge, stimulant l’organisme, apaisant les tensions et épanouissant les personnes.

PHARMELIA
N° 57