Les armes sont-elles seules responsables ?

Par Alain TOUIZER, le 04 sept 2014 à 06h39 dans GENERALE | 0 commentaire

Conseils ALJOIMOUR :

> C’est  un problème compliqué car pour arrêter les antidépresseurs, la personne dois se sentir capable de faire face  à sa difficulté, de se battre et ne dois plus baisser les bras.

> Le sevrage dois se faire sous contrôle médical avec un vrai soutien psychologique.

> D’autres conseils :
« Bilan de Santé Globale »
« Dépistage Intuitif »
« Comment se débarrasser du mercure ?
« Nectar »
« Acérola »
 


Alain TOUIZER

Naturopathie à La Réunion


Avant toute chose, une mise en garde : cesser brutalement un traitement antidépresseur peut souvent être plus dangereux que de le poursuivre. Il est important de ne diminuer le traitement que très progressivement, et sous la surveillance d’un médecin qualifié. Cesser ce type de traitements peut causer des problèmes plus graves encore que le symptôme qui avait causé la prise du traitement.

Le but de cet article n’est donc surtout pas de vous inciter à arrêter votre traitement de votre propre chef, si vous êtes actuellement sous antidépresseur.

Mais voici les faits.

Un nombre impressionnant de tueries ont eu lieu ces dernières années dans des établissements scolaires. Une page Wikipedia (en langue anglaise) en recense soixante-quatre depuis la fin du 19e siècle et le développement des écoles à grande échelle.

Parmi eux 50 se sont produits entre 1989 et aujourd’hui, soit 78 % des cas, avec une accélération depuis les années 2000. En fait, tous sauf trois ont été commis depuis 1964.
Parmi les 3 massacres scolaires commis avant 1964, un a été commis en Allemagne en 1913 par un homme de 27 ans, et un aux Etats-Unis en 1927 par un homme de 55 ans, diagnostiqué fou.

Le troisième cas avant 1964, et le seul impliquant des mineurs, a eu lieu à Vilnius (actuelle Lituanie) en 1925 où deux lycéens militant communistes ont attaqué le jury d’un examen, tuant un professeur et plusieurs élèves, pour des raisons probablement politiques.

Voici où je veux en venir : lorsque vous apprenez à la télévision qu’un nouveau massacre a eu lieu dans une école, n’écoutez plus les commentateurs qui expliquent que « ce type de violence a toujours existé », ou qui laissent entendre que ce sont les moyens de communication modernes qui font qu’on parle de ce type de cas, que l’on n’était tout simplement pas au courant avant, mais qu’ils se produisaient quand même.

C’est faux, archi-faux. La vérité, c’est que c’est une totale nouveauté que des enfants se mettent ainsi à perpétrer des crimes de masse.

Le cas du serial-killer de 14 ans assoiffé de sang, assassinant un à un des petits camarades selon une mise en scène macabre, et dans l’espoir de paraître à la télé comme le plus épouvantable meurtrier de l’histoire de l’humanité, est une nouveauté extrêmement inquiétante, qui peut être datée historiquement, à partir des années 60.

Les armes sont-elles seules responsables ?

A chaque fois, la réaction des médias est la même : il faut interdire les armes à feu !
Il est vrai que, si les armes à feu n’existaient pas, il serait difficile à quelqu’un de tuer autant de monde à la fois.

Toutefois, cela fait des siècles que les Américains sont en majorité équipés d’armes à feu. En France aussi, d’ailleurs, tous les paysans ou presque avaient traditionnellement une carabine suspendue au-dessus de leur cheminée. Quand l’essentiel de la France était rurale, cela représentait des millions d’armes à feu en circulation dans le pays, aisément accessibles aux écoliers.

Et pourtant, à l’époque de Jules Ferry, on ne répertorie aucun cas d’élève fou ayant sorti de son cartable une carabine bourrée de chevrotine et ayant commis un carnage sur son professeur, ses camarades, etc.

Au 19e siècle, on recense des affrontements entre lycéens, dont plusieurs célèbres révoltes organisées par les élèves de Louis-Le-Grand, qui nécessitèrent l’intervention de la police. Mais il s’agissait de violences dans le but de protester contre une situation ou un enseignement considérés collectivement comme insupportable, à tort ou à raison.

On a connu, bien sûr, des règlements de compte. Mais il s’agissait alors d’assassinat visant une personne en particulier, pour une raison précise (ce qui ne veut pas dire qu’elle était bonne…). Et encore cela n’était-il pas courant du tout. En France, le premier rapport sur la violence des jeunes à l’école, confidentiel, est rédigé par l’inspecteur général Georges Tallon en 1979.

Comment expliquer les crimes de masse ?

Les assassinats de masses commis par des jeunes, voire des enfants, contre des innocents, sont apparus en même temps que des bouleversements majeurs du mode de vie, comme l’éclatement des familles, la télévision à haute dose dès la petite enfance, la violence au cinéma et dans les jeux vidéo, la pornographie « hard » accessible