C’est la #Bible qui parle du #rire en premier

Par Alain J. TOUIZER, le 11 juil 2014 à 09h20 dans SANTE | 0 commentaire
Quels sont les déclencheurs du rire ? En quoi est-il indispensable à notre santé ? Des études très sérieuses, ont démontré sa capacité à stimuler la sécrétion d’endorphines plus connue sur le nom...
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Conseils ALJOIMOUR :

> Voici un article rigolo,  il est bien connu que le rire fait du bien, certain ont même appelé une de ces sciences, le yoga du rire.

> Le rire est communicatif et un déclencheur pourra ouvrir une hilarité générale…  Alors ne vous retenez pas, votre foie se réparera et  c'est aussi  comme un bon footing…

> Voir aussi « Dépistage Intuitif »
 

Alain TOUIZER

Naturopathie à La Réunion




RIRE POUR NOTRE BIEN-ETRE !!!


« Il faut faire confiance à la sagesse des nations qui proclament la nécessite et les plaisirs du rire, comme il faut faire confiance à la sagesse du corps qui a les mécanismes du rire inscrits en lui. L’existence même du rire prouve donc qu’il est nécessaire » (Henri Rubinstein).

C’est la Bible qui parle du rire en premier : « un cœur joyeux guérit comme une médecine, mais un esprit chagrin dessèche les os », (Proverbes, VXII, 22). On retrouve ainsi dans l’Antiquité de grands médecins, comme Hippocrate et Gallien, qui conseillent à leurs patients d’accompagner les traitements, des « séances de rire » pour soigner leur maladie.

Plus récemment dans les années 1980, le docteur Patch Adams a été l’un des précurseurs dans l’approche du rire en tant que facteur de santé. Le neurologue fiançais Henri Rubinstein a travaillé pendant plusieurs années dans l’intégration du rire à des fins thérapeutiques. Pour lui, le rire intervient dans l’équilibre biologique qui conditionne la santé et la maladie ; il a donc sa place dans une démarche médicale.

Le médecin indien Mandan Kataria a développé une technique de rire plus directe et crée des clubs de rire à travers le monde. Son « yoga du rire » repose sur une série d’exercices d’étirements et de respiration profonde issue du yoga.


En fin, le médecin suisse Tal Shaller a mis en avant les rapports entre l’humeur et la santé, entre le pessimisme et la dépression nerveuse et entre l’optimisme et la guérison. Les séances et ateliers du rire qu’il anime sont surtout axés sur la respiration, des expressions vocales et des jeux de rôles.
Jusqu’à ce jour, on ne note aucune contre-indication au rire.

Qu’est ce que le rire?

Selon le docteur Henri Rubinstein le rire est une réponse physique involontaire à une émotion plaisante. Quant on rit, « ça fait du bien », « c’est bon pour la santé », etc.
Mais par quel mécanisme nous rend-il, plus heureux, plus détendu, plus apte à « voir la vie en rose » ? Pourquoi le rire est-il à même d’apporter un soulagement là où parfois médicaments et traitement sont impuissants ?

Sur le plan physique, lorsque nous rions, nous mettons en jeu un certain nombre de muscles, des plus petits muscles du visage aux larynx, muscles abdominaux, etc. 3 minutes de rires équivaudraient à 15 min. d’exercice physique intense, 20 secondes de rire prolongeraient les pulsations cardiaques de 3 à 5 minutes, et une minute de fou rire aurait le même effet que 10 min de relaxation totale.

 


 
Lorsque nous rions, nous effectuons également des échanges respiratoires qui vont apporter à notre organisme l’oxygène de l’air, expulser les toxines et nous permettre de récupérer plus facilement. Enfin, lorsque le rire se d’éclanche, notre cerveau secrète une hormone voisine de la morphine, l’endorphine, qui nous procure une sensation de bien-être  et a pour effet de calmer nos douleurs tant physiques que psychiques. Cette substance protéique, secrétée par l’hypophyse et formée d’un nombre restreint d’acides aminés, agit comme euphorisant.

La zone du cortex cérébral liée au rire est située dans l’hémisphère droit, la partie prédominée par le syncrétisme, la santé et les capacités artistiques, et plus précisément à côté des aires de Brodeman (anatomiste, neurologue Aléman), numérotées de 9 à 12, celles où siège le contrôle de la personnalité, l’ego. Cette partie du cerveau est directement concernée par les réponses émotionnelles. Cette localisation dans la zone de synthétisme expliquerait en partie pourquoi on a du mal à dissocier cause et effet dans le rire et à vraiment le détailler.

L’effet comique vient d’un décalage entre la perception d’une apparence d’un stimulus, et d’une information, d’ordre cognitif ou social. Dès lors une appréciation synthétique de l’ensemble générera une réponse non logique mais émotionnelle qu’est le rire. Nous savons tous qu’une plaisanterie que l’on doit expliquer perd beaucoup de son pouvoir comique.

Rires et études scientifiques

Dans la grande diversité de publications scientifiques traitant de l effet bien plaisant du rire et de la santé citons un essai important datant de 2001. Il émane d’un groupe d’auteurs réunis autour du docteur Lee S. Berk, de l’université Loma Linda en Californie (université en pointe dans la recherche scientifique sur le rire).

Cinq études ont été menées sur un groupe de 52 hommes en bonne santé qui ont visionné, une heure durant, une vidéo humoristique. Des échantillons de sang ont été prélevés une demi-heure avant la séance, une demi-heure après, une demi-heure après la fin de la vidéo, plus 12 heures après. Il a été constaté que le rire avait un effet positif sur l’activité des lymphocytes T et de l’immunologie, qui jouent un rôle importante dans le processus de l’immunité. Ses effets se poursuivraient jusqu’à 12 heures après l’accès d’hilarité.


Les chercheurs sont arrivés à la conclusion que la modulation des paramètres euro-immunologiques avait des effets bénéfiques sur le plan physique, pendant et après l’eustress (stress positif) du rire obtenu grâce à la vidéo. Ils sont également découverts que le rire pouvait être une méthode complémentaire aux thérapies intégrantes complètes comme l’art-thérapie, qui associe danse, théâtre, arts plastiques et visuels, marionnettes.


William Fry, chercheur sur les bienfaits du rire à l’université de Stanford (Californie), décrit le processus du rire comme suit : « le pouls s’accélère, la tension artérielle s’élève et des réactions électrochimiques typiques d’un état d’éveil renforcé se produisent dans le cerveau. La température de la peau augmente et le corps secrète plus d’hormones. Une bonne séance de rire a pour effet d’irriguer le cerveau et de secouer les neurones.

Au déclenchement du rire, le cerveau libère de la dopamine, neurotransmetteur primordial dans les sensations du plaisir. Cette stimulation particulière du cerveau, serait proche de celles des drogues opiacées (rappel : morphine, héroïne). Aussitôt, les niveaux d’anxiété et nervosité chutent, provocant une agréable sensation et décontraction, les effets néfastes en moins. Le rire augmente la production des lymphocytes T et fait baiser le cortisol qui est une hormone de stress nocive pour nos défenses immunitaires ».

Bernard Champion, professeur d’ethnologie et d’anthropologie à l’université de La Réunion, va jusqu’à supposer que le rire est une conséquence secondaire de l’anesthésie par des substances provoquant la déconnection du cerveau de la réalité : « on peut l’analyser comme la suspension de communication entre le  cerveau du réel et le cerveau de l’émotionnel.

Blagues et chatouilles

Il existe deux types de blagues : les blagues cognitives, qui font appel au raisonnement, aux apprentissages, à la réflexion, et les blagues phonétiques, qui se rattachent plutôt aux sons, aux jeux de mots et aux calembours. Chaque type de blagues active une partie spécifique du cerveau. Celles relevant de la réflexion stimulent la région qui décrypte le langage, tandis que les blagues phonétiques sollicitent la zone qui analyse les sons. En clair, chacune des catégories de blagues est traitée différemment par le cerveau.

Une expérience étonnante a été menée sur le chatouillement avec, pour hypothèse qu’il est impossible de se chatouiller soi-même. Plusieurs cobayes se sont vus torturés par une plume fixée au bout d’une perche et contrôlé par le sujet lui-même ou par un expérimentateur offrant ainsi deux stimuli identiques. L’activité cérébrale était moins élevée lorsque le dispositif était activé par le sujet.

Par l’intermédiaire de l’expérimentateur, il y a eu une augmentation considérable de l’activité cérébrale. Les théories stipulent que le cerveau  possède un mécanisme interne servant à anticiper les mouvements de notre corps et les stimuli résultants.

Que penser de l’hypothèse d’une molécule ou d’une hormone du rire ? L’idée est prise au sérieux : puisque le protoxyde d’azote déclenche le rire, on peut donc penser qu’il existe, dans notre système nerveux, des sites récepteurs spécialisent pour ces substances. Si une molécule extérieure à l’organisme déclenche le rire, cela signifie que le rire est inscrit en nous ; il est donc nécessaire à notre bien-être et à notre développement personnel.
En outre, le rire est provoqué et amplifié par l’effet du groupe : tous les membres se stimulent mutuellement.

Les bienfaits d’une rigolothérapie

Quels que soient ses secrets, le rire est considère comme un désintoxiquant physique, un dépolluant psychique et un auxiliaire pour lutter contre la fatigue, le stress, l’insomnie, le cholestérol, les difficultés de digestion, le sommeil… il construit en nous une véritable forteresse d’optimisme.

D’où le succès grandissant ses séances collectives de « rigolothérapie », ou atelier du rire, axées sur un travail effectué sur les peurs du ridicule et des exercices de lâcher-prise.

Antoine Rogani
Comédien, slameur et poète
Président de l’association Art-Thérapie
www.rire-et-sante.net
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