2 hrs de #sommeil = 60 mg de #codéine

Par Alain TOUIZER, le 26 juin 2014 à 07h43 dans SANTE | 0 commentaire

Conseils ALJOIMOUR :

> Le sommeil est d'une importance primordiale, ne pensez  jamais qu’il est une perte de temps.  Utilisez  plutôt des anti douleurs et des calmants naturels que des produits chimiques.

> D’autres conseils, fot intéressants :


Alain TOUIZER

Naturopathie à La Réunion



Douleur chronique ou aigüe, le sommeil peut faire la différence. Car l'augmentation de la durée du sommeil améliore la vigilance, on le savait, mais réduit également la sensibilité à la douleur. Ces conclusions montrent l’importance d’un sommeil suffisant en cas de maladies chroniques douloureuses ou même en préparation d’une intervention chirurgicale.

Le Pr Timothy Roehrs, auteur principal commente son étude : « Nous avons été surpris par l'ampleur de l’impact du sommeil en termes de réduction de la sensibilité à la douleur, en comparaison d’une prise de codéine, par exemple ». Son étude a porté sur 18 volontaires sains, ne souffrant pas de douleur, assignés au hasard soit à 4 nuits de maintien de leur temps de sommeil habituel, soit à 4 nuits avec un temps de sommeil augmenté à 10 heures « passées au lit » par nuit.

Leur niveau de somnolence diurne a été ensuite mesuré avec le test multiple sleep latency test (MSLT) et leur sensibilité à la douleur par stimulus par une source de chaleur rayonnante.


2 heures de sommeil plus efficaces contre la douleur que 60 mg de codéine :

Les résultats montrent que le groupe de sommeil prolongé qui a réellement dormi 1,8 heures de plus par nuit que le groupe "sommeil habituel", présente une vigilance diurne accrue, certes, mais associée avec une moindre sensibilité à la douleur.

Dans le groupe sommeil prolongé, les participants laissent leurs doigts sur la source de chaleur sur une durée prolongée de 25%, par rapport aux participants du groupe « sommeil habituel ». Ce résultat suggère une réduction de la sensibilité à la douleur associée à la durée de sommeil. Plus surprenant encore, ce délai de latence augmenté l'est plus avec un sommeil prolongé qu’avec la prise de  60 mg de codéine!

C’est la première étude à montrer l’importance du sommeil pour mieux supporter la douleur. Ces résultats, combinés avec ceux de précédentes études suggèrent que la sensibilité accrue à la douleur est, en marge, le résultat d’une somnolence sous-jacente ou d’un manque de sommeil.