#mesures qui tiendront en respect les #microbes

Par Alain J. TOUIZER, le 10 juin 2014 à 03h41 dans SANTE | 0 commentaire

HYGIENE DE L’OREILLE – HYGIENE DU CORPS


Douleur, bourdonnement, écoulement, vertige ou surdité, nombreuses sont les manifestations d’une oreille en souffrance. La santé de l’oreille est aussi le reflet du corps ; l’hygiène de l’une va de pair avec l’hygiène de l’autre.

L’hygiène de l’oreille se résume pour beaucoup à la chasse quasi quotidienne du cérumen qui tapisse les parois de conduit. Même s’il est vrai qu’un accès de cérumen peut être inconfortable, voire disgracieux, qu’un bouchon peut même se former et provoquer une baisse d’acuité auditive, l’utilisation exagérée et systématique du coton-tige présent plus d’inconvénients que d’avantages.

En effet, même s’il est utile pour le nettoyage du pavillon (sa partie visible), il peut, lorsqu’il est utilisé pour nettoyer le conduit auditif, blesser le tympan. Il peut aussi repousser le cérumen vers le fond du conduit où il va former des bouchons qui, avec le temps, vont durcir ; c’est la porte ouverte aux infections et aux inflammations comme les otites.

L’effet de la chaleur

La bougie Hopi est la méthode souveraine pour venir à bout de ces bouchons ou excédent de cérumen. Cette bougie creuse, en cire d’abeille sur toile de coton, plaquée contre le conduit auriculaire va, en brulant dégager une vapeur chaude. Le cérumen ramolli et d’autres impuretés sont alors aspires à l’intérieur de la bougie.


Les bouchons de cérumen, cèdent généralement sous l’action d’une eau tiède injectée doucement à l’aide d’une petite poire, ou peuvent être dessous à l’aide d’une solution à base d’eau de mer.  Quoiqu’il en soit le nettoyage de l’oreille à l’eau tiède ou au sérum physiologique, suivi d’un séchage avec une serviette éponge, suffit généralement à l’hygiène de l’oreille.

Ces méthodes, plus appropriées que le coton-tige ne doivent pas bien oublier que le cérumen constitue la méthode de défense choisie par l’organisme pour protéger cette porte d’entrée contre les microbes, poussières et autres micro-organismes.

Si, malgré une hygiène adéquate, vous souffrez de troubles de l’oreille, il est indispensable d’identifier leur origine et leur nature pour choisir le soin juste. Il est difficilement concevable, par exemple, d’envisager l’élimination d’un bourdonnement d’oreille avec un coton-tige si un problème de cervicale en est la cause. Les solutions seront, vous l’avez compris, fonction de l’origine du problème, qu’il soit mécanique, infectieux, vasculaire ou autre.


La sphère ORL

Nous pouvons, dans un premier temps, éliminer les facteurs locaux de troubles auriculaires. Parce que l’infection ou l’inflammation de l’oreille interne mais aussi des végétations, des sinus, de la muqueuse nasale, des dents, de la bouche ou de la gorge peuvent s’éteindre au canal auditif, c’est toute la sphère ORL qui doit faire l’objet de soins.
  
Les inhalations de vapeurs d’huiles essentielles antiseptiques (comme ravintsare ou thym a thujanol, sont d’une efficacité sans égale tant par leur puissance que par leur capacité à atteindre par voie aérienne les moindres recoins de la sphère ORL. Certaines huiles essentielles ont de plus des propriétés mucolytiques (eucalyptus globulus entre autres) ; c’est-à-dire qu’elles vont dissoudre les mucosités, milieu de culture aux infections.

L’hygiène nasale peut se faire par la pratique de la douche nasale (jala neti), issue du yoga, à l’aide d’un petit arrosoir (Lotta), spécialement conçu pour cet usage et qui consiste à faire passer de l’eau, généralement salée, d’une narine à l’autre pour un nettoyage complet de ces voies.

En cas d’infection, il est possible d’ajouter à l’eau une solution à base de nitrate d’argent, des hydrolats de thym à linalol (antibactérien), de camomille romaine (aseptisant et anti-inflammatoire), ou encore de l’huile d’amande douce en cas d’irritation des muqueuses.

Plus communément, on utilisera pour le nettoyage du nez des eaux salines sous forme de spray. La respiration se fera toujours par le nez qui permet, en réchauffant et humidifiant l’air aspiré, de bloquer le passage de corps étrangers.

La cavité buccale sera nettoyée grâce à des bains de bouche d’eau, additionnée d’hydrolat de tea tree, d’extrait de pépins de pamplemousse  ou d’argile. La gingivite doit être traitée ainsi que les infections dentaires.
Pour la gorge, on pratiquera des gargarismes à l’eau bouillie et salée ou additionnée d’argile verte ou de teinture mère de souci. On peut aussi avoir recours aux sprays d’huiles essentielles  ou de propolis.

Les causes mécaniques (congestion, défaut de la respiration, suites de chocs), doivent être traitées par un spécialiste (ostéopathe, posturologue, ORL). Le bébé tétera ou prendra le biberon en position verticale et évitera la tétine à l’ origine, semble-t-il de différences de pression entre la cavité de l’oreille moyenne et le nasopharynx.

Ces quelques mesures tiendront en respect les microbes. Les végétations ne s’enflamment pas, évitant ainsi l’obstruction des trompes d’eustache qui relient l’oreille à la gorge. Les muqueuses de la sphère ORL, sont pour leur part moins sensibles aux pollens, poussières et microbes, prévenant par là les réactions inflammatoires allergiques, surtout si l’atmosphère est exempte de pollutions (fumées, tabac, micro-organismes…et donc aérer et nettoyée par diffusion d’huiles essentielles.

Surcharges et toxémie

Les soins locaux, quoique indispensables, peuvent s’avérer insuffisants si l’ensemble du corps ne fait pas l’objet des mêmes attentions.

En effet, à l’origine des troubles auriculaires on retrouve principalement un problème de toxémie. Si le foie et les intestins n’ont pas la capacité d’éliminer naturellement ces toxines (polluants divers, pesticides, additifs chimiques, médications, amalgames dentaires) et surcharges (suralimentation, aliments raffinés), c’est le sang qui va transporter cette toxémie et tenter d’éliminer par le bisais des muqueuses.

Des mucosités apparaissant alors classiquement au niveau de bronches, puis des voies aériennes hautes pour finir éventuellement au niveau des oreilles.
Les surcharges provoqueront des bouchons, des baisses d’audition, des eczémas secs ou suintants, des démangeaisons. Les inflammations et les infections feront le lit des congestions, des otites, des douleurs, voir des lésions.

L’hyperviscosité du sang engendra des défauts de vascularisation de l’oreille et de ces annexes,qui, mal nourries, seront sources de calcifications et de sclérose des tissus (comme le durcissement du tympan), et par conséquent, de bourdonnements, d’acouphènes, de perte d’équilibre, d’étourdissements, Il est donc impératif de soutenir l’organisme en réduisant les apports excessifs, en facilitant l’élimination et en décongestionnant la circulation sanguine.

Conseils naturopathique

Le repos et la diète sont inévitables si l’on veut redonner au corps l’énergie nécessaire aux éliminations et réparations. C’est aussi le moment de réduire la consommation de céréales (raffinées notamment ou riches en gluten, blé, avoine, seigle, orge), des sucres de graisses et de laitages (la caséine du lait est souvent soupçonnée d’entretenir en excès de mucus).

Eviter les aliments qui induisent, en temps normal, un inconfort digestif ou, plus encore, des allégies. Consommer des aliments, condiments et épices antiseptiques comme l’ail, le thym ou la cannelle. Boire beaucoup pour favoriser les éliminations et nettoyer le sang. La vitamine C, par ailleurs anti-infectieuse, aide à dissoudre ses déchets ; les fruits et légumes fais sont les bienvenus.

Les bains de pieds chauds, par appel de sang vers le bas, décongestionnent la sphère ORL. Le foie aussi soulagé retrouve ses pouvoirs de détoxication et fabrique aisément les sels biliaires nécessaires à l’élimination des toxiques. La bouillote chaude sur le foie et des tisanes hépatiques à base de boldo, racine de chicorée sauvage, romain, menthe poivrée ou artichaut seront d’un grand secours.


Le local et le global

Comme souvent, lorsqu’il s’agit de santé, il est important de considérer l’homme dans son ensemble.  L’oreille et son cérumen ne sont pas que la partie apparente de l’iceberg. L’hygiène local absolument nécessaire, va toujours de pair avec une hygiène globale.

Ces quelques pistes et réflexions ne sauraient être complètes sans évoquer au moins en conclusion, les aspects énergétiques (les reins s’ouvrent aux oreilles en médecine traditionnelle chinoise) et psycho-émotionnelles (l’oreille ne nous permett-elle pas l’écoute tant intérieure qu’extérieure ?).

Samuel Franco
Naturopathe-iridologue, conférencier,
www.naturopathie-lyon.com
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