1 femme sur trois décède d’une #maladie #cardiovasculaire

Par Alain TOUIZER, le 29 mai 2014 à 04h42 dans SANTE | 0 commentaire

Conseils ALJOIMOUR :

  • Je confirme de mes 30 années d'expériences thérapeutiques, la « malbouffe » est la cause principale de la maladie et c'est surtout les femmes qui sont le plus touchées.
  • Aussi mesdames c'est vous le premier rôle dans la structure familiale si vous n'allez pas bien c'est toute la famille qui emphatise, les enfants suivent votre exemple, en mangeant et en buvant ; vous alors réveillez-vous mesdames, vous devez montrer l'exemple…

Alain TOUIZER

Naturopathie à La Réunion


Tabac, sédentarité, stress, alimentation trop riche et trop grasse… pas d’erreur, les facteurs de risque cardiovasculaires sont bien identifiés. L’erreur que nous faisons trop souvent cependant, c’est d’imaginer qu’ils sont le propre des hommes. Or la thrombose veineuse, l’infarctus du myocarde et l’AVC guettent aussi les femmes. Et les frappent même parfois avec une gravité particulière. « C’est là une notion qui n’est pas du tout intégrée par les femmes », martèle Claire Mounier-Vehier, professeur de cardiologie au CHRU de Lille et première vice-présidente de la Fédération française de Cardiologie.

« Aujourd’hui, en France, une femme sur trois décède d’une maladie cardiovasculaire. C’est 7 fois plus que la mortalité due aux cancers du sein », souligne-t-elle. Hier à l’Académie nationale de médecine, se tenait la 1ère journée de prévention du risque cardiométabolique. Une belle occasion pour Claire Mounier-Vehier, de souligner que dans les pays développés, les maladies cardiovasculaires représentent la première cause de mortalité féminine après 60 ans.

Les médecins ont longtemps cru que jusqu’à leur ménopause, les femmes étaient protégées des accidents cardiovasculaires. L’idée – qui n’était pas fausse– était que leurs flux hormonaux les préservaient… et que cette protection disparaissait à la ménopause faute de sécrétion ostrogénique.

En théorie, c’était vrai. Toutefois, il semble bien que l’addition et la superposition des facteurs de risque cardiovasculaires ait fait voler en éclats cette protection. « Le diabète annihile l’effet naturellement vasodilatateur et anti thrombotique, donc protecteur, des œstrogènes naturels » explique Claire Mounier-Vehier. Et « nous avons trop longtemps sous-estimé cette menace ».

Facteurs de risque cardiométabolique

Ces 20 dernières années, les femmes ont adopté des comportements qui étaient jusqu’alors l’apanage quasi exclusif des hommes. L’entrée précoce dans le tabagisme, la sédentarité, la ‘malbouffe’… Ces changements dans leurs modes de vie, font « qu’elles sont aujourd’hui autant concernées par les maladies cardiovasculaires que les hommes. Si ce n’est plus ».

En effet, « la femme peut être préservée du risque cardiovasculaire ou au contraire, y être particulièrement exposée. Il n’y a pas de juste milieu… », nous explique le Pr Mounier-Vehier. L’existence d’un unique facteur de risque suffit à faire peser une grave hypothèque sur sa santé. « De plus, elles sont plus sensibles que les hommes aux effets dévastateurs du tabac.

Lorsque de surcroît, la femme recourt à une contraception à base d’œstrogènes de synthèse (pilule, anneau vaginal ou patch transdermique), le risque de thrombose artérielle et veineuse est significativement majoré. Surtout dans le premier mois de la prescription ».