De l'#eczéma au #cancer de la #peau

Par Alain TOUIZER, le 10 mai 2014 à 07h21 dans SANTE | 0 commentaire

Conseils ALJOIMOUR:


> Article technique sur la peau.  Notre vision santé globale est que la peau est l'organe de l'expression corporel.

> Une personne renfermée sur elle même ou qui n'arrive pas à s'exprimer aura des problèmes de peau tel: eczéma, psoriasis, dépigmentation de la peau, taches, acné, problèmes respiratoires, asthme …

> Traiter les peaux est important et notre « Belle Peau »  est fantastique, mais pas suffisant, trouver un vrai moyen de vous exprimer est primordial, pour cela je vous conseille de faire un « Bilan de Santé » afin de découvrir où ça coince …


Alain TOUIZER

Naturopathie à La Réunion


De l'eczéma au cancer de la peau, les troubles de la différenciation cellulaire épidermique, toucheront près d’une personne sur 2 au cours de la vie. La découverte de ces  chercheurs de l'Université de Stanford, qui viennent d’identifier l’agent régulateur clé de ce processus de différenciation, a des implications énormes, non seulement pour le traitement des maladies dermatologiques, mais aussi pour la régénération des tissus et la thérapie cellulaire par cellules souches.

Conclusions publiées dans l’édition du 2 décembre de la revue Nature.

L'épiderme, à la surface de la peau, est un mélange complexe de nombreux types cellulaires différents, chacun assurant une fonction bien spécifique. La production et la différenciation des cellules de ces tissus est si complexe et demande une telle coordination que la moindre faille dans le processus peut avoir des conséquences désastreuses, explique le Pr Paul Khavari, de Stanford.

Le Dr Khavari et ses collègues ont constaté que, comme un agent de la circulation attribue aux voitures des emplacements de stationnement, une molécule appelée TINCR (pour « terminal differentiation-induced non-coding RNA ») est nécessaire pour orienter les cellules précurseurs vers les différentes voies de développement.

Cette fonction d’orientation, elle l’accomplit  Il le fait en se liant aux ARN messagers et en stabilisant ainsi des messages génétiques spécifiques. Ainsi, lorsqu’ils bloquent l'activité de TINCR, les chercheurs constatent que le processus de différenciation de toutes les cellules de l'épiderme s’arrête.

TINCR, un agent unique dans la différenciation épidermique :

Tout d’abord, un mécanisme tout à fait unique, car étonnamment, cet extraordinaire agent régulateur et coordinateur n'est pas une protéine -alors que les protéines ont traditionnellement été considérées comme les principaux initiateurs de différentiation et de fonction des cellules.

TINCR appartient à une classe relativement nouvelle, jugée de plus en plus comme influente, de molécules régulatrices appelées « longs ARN non-codants » (lncRNAs : Long noncoding RNAs). Ces molécules sont appelées ainsi  parce qu'elles ne portent pas d’instructions pour fabriquer des protéines. Elles sont aussi plus longues que les autres ARN régulateurs connus sous le nom microARN.

Mais même parmi les  « lncRNAs », TINCR, et son rôle dans la différenciation épidermique, est unique. Car la recherche révèle aussi un nouveau rôle pour les ARN régulateurs dans l'activation des gènes sur la stabilisation des messages des ARN messagers. 

De nouveaux outils pour comprendre comment les ARN régulateurs agissent dans la cellule : C’est en étudiant l'ARN exprimé dans la différenciation des cellules appelées kératinocytes épidermiques, que les chercheurs ont découvert des niveaux de TINCR 150 fois plus élevés que dans les cellules progénitrices.

Pour comprendre la fonction de TINCR, les chercheurs ont dû développer 2 nouvelles techniques -qui seront utiles pour de futures recherches- l’une qui permet d’identifier les interactions entre molécules d'ARN, et l’autre les interactions entre un ARN régulateur et ses partenaires protéiques.

Ce mécanisme est spécifique du tissu épidermique, conclut le Dr  Khavari, qui suggère que la nature a développé un mécanisme simple pour contrôler l'expression spécifique à l’épiderme, d'un très grand nombre de gènes.