Il n’y a pas de #traitement pour ce que vous avez

Par Alain TOUIZER, le 12 oct 2013 à 07h57 dans SANTE | 0 commentaire
Comme le confie un praticien à Sylvie Fainzang, chercheuse à l’Inserm : « Même si on est sûr qu’un malade est cuit, on ne doit pas lui dire : « Vous n’en avez que pour trois mois ». On peut toujours se tromper, on n’est pas dieu ! » Au mieux et si vous lui demandez, le médecin pourra vous donner une fourchette de temps. « On peut dire qu’à priori ça peut aller de x temps à x temps », indique le Pr Stéphane Droupy, urologue. Il pourra aussi donner quelques statistiques. « On dira alors : « Il y a 1/3 de guérison » plutôt que de dire « il y a 2/3 de décès »", explique le spécialiste.

« Il n’y a pas de traitement pour ce que vous avez »

Annoncer qu’il n’y a pas de traitements valides pour soigner un patient est très délicat pour les médecins. Certains le disent clairement, d’autres non. « Je me souviens d’un chef de service en chirurgie qui n’allait plus voir ses patients parce qu’il n’avait plus aucun moyen d’agir pour eux. Il se désintéressait d’eux parce qu’il ...

Conseils ALJOIMOUR :

> L’attitude de certains médecins quand ils n'ont pas des solutions, c’est de condamner les gens, altitude absolument déplorable ; ils ne devraient pas avoir le droit d'exercer la médecine.

> Il y a toujours une solution à quasiment tout …


Alain TOUIZER

Naturopathie à La Réunion



Ce que votre médecin ne vous dira jamais

Maladie grave, médicaments dangereux… voici ce qu’il vous cache !


« Vous avez un cancer »

Annoncer un cancer n’est jamais facile pour un médecin. Aussi certains cachent ce diagnostic. « Ils préfèrent dire qu’il y a des polypes… ce qui est un mensonge ! », dénonce Sylvie Fainzang, chercheuse à l’Inserm et auteur de La relation médecins-malades : information et mensonge.

D’autres annoncent plus honnêtement la nouvelle en douceur. « On ne dit pas d’emblée le mot ‘cancer’ mais ‘grosseur’, ‘tumeur’ ou ‘lésion’ car c’est moins chargé de sens », explique le Dr Brigitte Blond, médecin généraliste. « Et si le patient demande : « J’ai peut-être un cancer, ça a l’air grave docteur ? » Le médecin préfère répondre : « C’est sans doute pas si grave qu’un cancer mais ça peut être embêtant ». »


« Je vous prescris un médicament à effets secondaires »

Troubles digestifs lourds, risques d’allergie, d’impuissance… Certains médecins cachent les effets secondaires gênants associés à la prise de certains traitements.

Comme l’explique Sylvie Fainzang, chercheuse à l’Inserm et auteur de La relation médecins-malades : information et mensonge : « Il arrive que le patient constate sur la notice pharmaceutique qu’il y a des risques associés à la prise d’un médicament, mais que le médecin nie la chose et lui réponde : « C’est complètement faux, il n’y a pas de risques, ils mettent n’importe quoi sur les notices ». »

Pourquoi le médecin vous cache-t-il la vérité ?

Parce qu’il craint que vous ne vous soigniez pas. « L’inobservance est une obsession chez le médecin », rappelle Sylvie Fainzang. Pour le Dr Bertrand Gilot, psychiatre : « C’est aussi une question de pouvoir. » Explication : « S’il dit qu’il y a des effets secondaires, le patient peut refuser de se soumettre à ce que le médecin propose. Or, pour ce dernier, le malade doit lui obéir. »

« Je ne sais pas ce que vous avez »

Pour beaucoup d’entre nous, les médecins sont censés tout savoir… Et force est de constater qu’un médecin qui ne sait pas, c’est plutôt rare !


Pourquoi le médecin vous cache-t-il la vérité ?

Parce qu’il peut être difficile pour lui d’admettre qu’il ne sait pas. « Quand le médecin n’a plus rien à proposer, cela remet en cause sa toute-puissance et c’est alors beaucoup plus difficile pour lui de rester présent et disponible », témoigne le Dr Bertrand Gilot, psychiatre. Pourtant, « un médecin ne peut pas tout savoir, surtout aujourd’hui où la médecine est devenue vraiment complexe. Ce qu’il doit savoir en revanche c’est passer la main à un confrère spécialisé », explique le Dr Brigitte Blond, médecin généraliste.

« Il vous reste 6 mois à vivre »

En cas de maladie grave, les médecins évitent dans la plupart des cas de dire à leur patient combien de temps il leur reste à vivre…

Pourquoi le médecin vous cache-t-il la vérité ?

« Parce qu’il ne la sait pas », répond tout simplement le Dr Brigitte Blond, médecin généraliste. Aucun médecin n’a la science infuse. Il ne peut ni connaître avec certitude l’évolution de la maladie, ni les réactions aux traitements…

Comme le confie un praticien à Sylvie Fainzang, chercheuse à l’Inserm : « Même si on est sûr qu’un malade est cuit, on ne doit pas lui dire : « Vous n’en avez que pour trois mois ». On peut toujours se tromper, on n’est pas dieu ! » Au mieux et si vous lui demandez, le médecin pourra vous donner une fourchette de temps. « On peut dire qu’à priori ça peut aller de x temps à x temps », indique le Pr Stéphane Droupy, urologue. Il pourra aussi donner quelques statistiques. « On dira alors : « Il y a 1/3 de guérison » plutôt que de dire « il y a 2/3 de décès »", explique le spécialiste.

« Il n’y a pas de traitement pour ce que vous avez »

Annoncer qu’il n’y a pas de traitements valides pour soigner un patient est très délicat pour les médecins. Certains le disent clairement, d’autres non. « Je me souviens d’un chef de service en chirurgie qui n’allait plus voir ses patients parce qu’il n’avait plus aucun moyen d’agir pour eux. Il se désintéressait d’eux parce qu’il ne pouvait plus leur proposer de solutions », raconte le Dr Bertrand Gilot, psychiatre.

Pourquoi le médecin vous cache-t-il la vérité ?

Dans l’enquête menée par Sylvie Fainzang, chercheuse à l’Inserm, un autre soignant confie : « Si une patiente passe d’un traitement curatif à des soins palliatifs […] je ne l’informe pas. Ca ne sert à rien de lui dire puisque ça n’aide pas le traitement. »

« Vous allez avoir un Alzheimer »

Même si la maladie d’Alzheimer n’est pas une maladie fulgurante, les médecins ont souvent du mal à l’annoncer à leurs patients…