Réveillez-vous mesdames !!!

Par Alain TOUIZER, le 10 oct 2013 à 17h02 dans GENERALE | 0 commentaire
La période patriarcale, ou l'avènement du masculin intérieur et son évolution jusqu'à aujourd'hui
L'explosion d'un trop plein de soumission a eu lieu ; les femmes se sont rebellées en force, et ce changement a donné naissance à une nouvelle possibilité pour les femmes, celle d'enfin être reconnues sur le plan social. Les femmes se sont battues avec les armes des hommes. Elles sont devenues des amazones, de terribles guerrières. Elles font à présent les mêmes études que les hommes, sont très fières d'occuper des postes d'hommes dans des professions autrefois réservées aux hommes.

Elles ont laissé le soin à des gardes d'enfants de s'occuper de leur progéniture (...). Cette solution est ce que j'appelle une solution de fuite en avant. Les femmes ont effet complètement intégré le monde du masculin, aussi bien à l'extérieur, qu'à l'intérieur. Elles sont comme les hommes; elles pensent comme eux, ont les mêmes valeurs ; de ce fait, il ne reste plus rien d'elles. Le féminin intérieur n'existe plus. Le masculin a gagné. Dans ce monde trop masculin, aucune place n'est laissée au rêve, à la liberté, à l'intuition, au plaisir non-productif ou qui ne rentre pas dans les critères économiques...

Conseils ALJOIMOUR :

> Oui, malheureusement pour beaucoup de familles, des nombreuses femmes qui devraient naturellement  gérer leur famille par leur caractère Yang se sont laissées prendre dans le jeu de rôle et ont permis prendre le pouvoir par le masculin qui gère mal en général et impose une loi absolument pas naturelle.

> Réveillez-vous mesdames !!!


Alain TOUIZER

Naturopathie à La Réunion


Le Masculin et le Féminin au travers des siècles


La période matriarcale ou l'avènement du féminin intérieur


Il y a des milliers d'années (25 000 ans avant JC jusqu'à 7 000 avant JC), dans le règne humain, le féminin était la puissance planétaire. Les hommes et les femmes vénéraient la "Déesse", représentative de la nature, de la fécondité et de la communion avec les esprits. La famille telle que nous la connaissons (père, mère et enfants) n'existait pas, pour la bonne raison que les hommes ne savaient pas qu'ils étaient responsables de la grossesse des femmes.

En effet, comme chaque rapport sexuel ne donnait pas naissance à un enfant, ni les hommes, ni les femmes n'avaient fait le lien. La sexualité n'était pour eux qu'une source de plaisir. Les amours étaient multiples, et il n'y avait pas d'appartenance. Alors que les hommes chassaient, protégeaient les territoires, ramenaient la viande au sein des tribus, les femmes étaient naturellement considérées comme le lien entre le monde des hommes et le monde de l'au-delà: par elles venaient les nouveau-nés.

Cette période a été qualifiée de période matriarcale. On a appelé également cette période la période de la coupe. La coupe, l'utérus de la femme, était considéré comme réceptacle divin. De son coté, la communauté des hommes était respectée elle aussi, mais les hommes, c'est certain devaient cultiver un sentiment d'infériorité: ils ne pouvaient donner la vie, donc étaient exclus du temple de la déesse et, par voie de conséquence, exclus des pouvoirs divins en général! Il est probable que ce sentiment finit par devenir un réel malaise, responsable de ce qui s'est passé par la suite: là ou il y a inégalité réside la graine de la vengeance ou de la revanche.

L'ère de transition du matriarcat vers le patriarcat, ou le réveil du masculin intérieur

(de 3000 avant JC à 500 ans après JC)
Hommes et femmes prirent peu à peu conscience que les enfants naissent suite à l'acte sexuel - bien qu’il soit très probable que cette connaissance, pendant l'ère du matriarcat, fut gardée secrète dans les temples. Cette nouvelle connaissance, devenue publique, provoqua un tremblement de terre dans l'ensemble des consciences. La toute puissance de la vie n'était plus attribuée à une divinité, mais à un être humain, qui plus est: un homme! La science était née. On n'avait plus besoin des dieux pour garantir la survie de notre espèce.

Sur le plan social, la répercussion de cette connaissance servit de prétexte au commencement d'une guerre de pouvoir entre les hommes et les femmes, qui se retrouvaient face à une égalité sans précédent: sans les hommes, les femmes ne pouvaient pas donner naissance. Et sans les femmes, pas de bébé non plus, or, en matière de guerre, et donc de force physique, les hommes étaient forcément plus puissants. Face à cette violence extérieure, les femmes abdiquèrent et se retranchèrent en elles-mêmes.

Après le pouvoir au féminin, vint le pouvoir au masculin."

Les enfants "étaient la propriété du père, et celui-ci a instauré des règles afin d'être certain que ses enfants étaient bien les siens et non ceux du voisin. Les rapports sexuels pour les femmes devinrent limités à un seul partenaire. Le mariage naquit... La femme quittait alors la famille où elle était née ; ce faisant, elle perdait son nom, adoptant celui de son époux.

Les femmes se virent expulsées des temples. Et, par voie de conséquence, elles furent coupées de toute relation avec le monde de la divinité et le monde intérieur sacré de l'Inconscient. On leur demanda également de ne plus utiliser les plantes en dehors du domaine de la cuisine. Les hommes médecins allaient prendre le relais, ceci afin d'enlever tout sentiment de pouvoir aux femmes, s'il en restait encore un peu en elles ; en cas de désobéissance, elles étaient qualifiées de possédées par le diable.

On donna aux femmes fidèles et respectueuses des lois des hommes, les qualificatifs de saintes, de bonnes femmes, et on les pria de dénoncer les autres femmes qui se rebellaient contre le système. Les femmes vertueuses se multiplièrent donc rapidement, toutes souhaitent avoir un bon mariage et rêvant du prince charmant libérateur de leur condition de filles. La femme muselée ne pouvant rester longtemps de cet état, il vint un moment ou la révolte arriva. Et cette révolte nous en avons été témoin à la fin du 20° siècle.

La période patriarcale, ou l'avènement du masculin intérieur et son évolution jusqu'à aujourd'hui

L'explosion d'un trop plein de soumission a eu lieu ; les femmes se sont rebellées en force, et ce changement a donné naissance à une nouvelle possibilité pour les femmes, celle d'enfin être reconnues sur le plan social. Les femmes se sont battues avec les armes des hommes. Elles sont devenues des amazones, de terribles guerrières. Elles font à présent les mêmes études que les hommes, sont très fières d'occuper des postes d'hommes dans des professions autrefois réservées aux hommes.

Elles ont laissé le soin à des gardes d'enfants de s'occuper de leur progéniture (...). Cette solution est ce que j'appelle une solution de fuite en avant. Les femmes ont effet complètement intégré le monde du masculin, aussi bien à l'extérieur, qu'à l'intérieur. Elles sont comme les hommes; elles pensent comme eux, ont les mêmes valeurs ; de ce fait, il ne reste plus rien d'elles. Le féminin intérieur n'existe plus. Le masculin a gagné. Dans ce monde trop masculin, aucune place n'est laissée au rêve, à la liberté, à l'intuition, au plaisir non-productif ou qui ne rentre pas dans les critères économiques.


L'aube de l'Androgynat

Quand je parle d'androgynat, je ne parle nullement de posséder deux sexes sur le plan biologique ou d'entretenir des relations bisexuelles! L'androgynat est un équilibre qui doit être travaillé de l'intérieur. C'est la mise en place d'une parfaite égalité et complémentarité entre notre partie masculine et notre partie féminine.

Au niveau collectif, qu'attendre donc d'un tel changement intérieur et quelles répercussions cela aura-t-il au niveau social?

Je ne peux pas prédire l'avenir. Je ne sais même pas combien de temps il faudra à notre espèce pour faire ce pas en avant. Le matriarcat a existé pendant des milliers d'années, la période de transition vers le patriarcat a duré 3500 ans! Le patriarcat est en place depuis 1500 ans, et la transition commence tout juste.

Par contre je peux témoigner de ce qui ressort des séances avec mes patients, avec qui je travaille à cette transformation, à ce rééquilibrage intérieur... Et je pense que ce qui se passe au niveau de l'individuel peut tout à fait, si nous sommes assez nombreux à changer ainsi, devenir le destin de tout un peuple.


Principalement, et rapidement: un bien-être au niveau du corps.

Les personnes qui retrouvent l'équilibre ressentent une sensation de sérénité et de solidité intérieure ; ensuite, les personnes réorganisent souvent leur vie différemment. Ils se sentent plus libres et indépendants, moins dans l'attente des autres, et plus dans leur propre créativité.

Magali Carrière
Accompagnement thérapeutique,
Résumé et extraits : "Psychothérapie, guérir vos blessures intérieures"
Patricia d'Angeli