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Par Alain J. TOUIZER, le 15 juil 2013 à 09h44 dans SANTE | 0 commentaire
Tout changement induit au stress, et la vie est faite de changements…. Comment gérer ces stress sans souffrance ? Quels messages nous envoient-ils ?

Décodage et conseils :

« Le corps exprime sa réprobation aux exigences de la vie moderne par un cri ou une expression qui doivent être compris et non pas supprimés par un analgésique ou un antibiotique » André Lebarbier

Le docteur Herbert Benson, de l’Université Harvard affirme que 80% des consultations médicales sont liées au stress. Relations tendues, perte d’un être cher, exigences élevées au travail et à la maison, à chacun son stress et à chacun sa démarche pour mieux le gérer.

Nos motivations et croyances vont exercer sur nous une exigence qui parfois nous amènent aux limites de l’endurance : être un bon père, une bonne mère, réussir professionnellement, aller toujours plus vite…

Pourtant, le stress du changement et du défie est précieux et bon, Il fait partie intégrante d’une vie saine. Personne ne peut échapper au stress ; tous, nous devons rencontrer des défis dans notre vie quotidienne, L’habileté consiste à gérer nos stress plutôt que de laisser nos circuits se surcharger.

Le stress ne devient un poids que si nous sentons qu’il affecte le contrôle que nous avons sur notre vie. C’est le cas quand les choses ne se passent pas comme nous les désirons et qu’il nous semble que nous n’arriverons pas à les contrôler. Le stress est le résultat entre nos attentes externes (réussite) et intimes (estime de soi), et notre environnement (travail, reconnaissances, relations…).

Dans tous les cas le stress est nécessaire à la vie ; c’est seulement quand nous ne sommes pas capables de faire face, de nous adapter, qu’il devient négatif, et si cela se poursuit, il devient chronique. L’organisme réagit et s’adapte; c’est le « syndrome général d’adaptation » (SGA) de Selye. Le plaisir et la douleur sont les renforcements les plus puissants qui soient en ce qui concerne nos apprentissages, comportements, façons de ressentir, et donc de nous exprimer.

« Le changement n’est seulement nécessaire à la vie, il est la vie. Et, par conséquent, vivre c’est s’adapter » Alvin Toffer (Le Choc du Futur).

Les effets du stress

Nous ne pouvons éviter le stress. Les trois éléments suivants, agencés selon des combinaisons extrêmement  variables, composent le stress :

•    L’agent de stress, ou sa source : un stimulus d’ordre physique, mental, social ou émotionnel survient auquel il faut s’ajuster. Mineur ou important, positif ou négatif, exceptionnel ou constant, prévu ou inattendu, il peut être aussi d’ordre physiologique : médicament, blessure ou coup de froid. Le manque de stimulation, crée aussi du stress.

•    La réaction du stress : Lorsque le cerveau sonne l’alerte des réactions physiologiques immédiates – comme l’augmentation du rythme cardiaque, la constriction de vaisseaux sanguins et la montée d’adrénaline - permettent au corps de réagir à la situation. S’ils persistent au-delà du temps nécessaire, ces mécanismes donnent lieu à des malaises physiques et psychologiques : les symptômes de stress.

•    L’attitude : L’intensité de la réaction de stress dépend du message envoyé par le cerveau aux glandes endocrines, et donc de la perception que nous avons du stimulus en question, du fait de le voir comme plus ou moins dangereux, exigeant ou contraignant.

Stress et détresse:

La réponse au stress se déroule en trois phases :

•    La phase d’alarme est une réponse à court terme quand nous ressentons un défi à relever. Surpris par l’attaque, l’organisme organise ses défenses (adrénaline et noradrénaline) et mobilise ses forces contre l’agent agresseur, il est en état d’alerte. Grace à ce mécanisme, les perceptions, la force musculaire et les reflexes sont temporairement décuplés.

•    La phase dite d’adaptation, ou « réponse de vigilance », survient quand nous ressentons la possibilité d’une perte de contrôle sur la situation. Si l’agression continue, le corps libère, en plus de l’adrénaline et de la noradrénaline, de nouvelles substances (endorphine, cortisol, dopamine et sérotonine) et mobilise donc une quantité considérable d’énergie. Mais si la situation stressante dure trop longtemps, ou qu’elle se reproduit trop souvent ou encore, si le système nerveux ne peut plus mettre fin à la phase de résistance, l’organisme entre tôt ou tard dans une troisième phase.

•    La phase d’épuisement : les mécanismes de réaction fonctionnent tout le temps «  à plein régime » entrainant une déperdition biochimique ainsi que des désordres métaboliques et physiologiques. L’organisme s’épuise, certains organes ou systèmes s’affaiblissent ou se relâchent, dans des situations extrêmes, le stress chronique entraine la mort.

Malheureusement, les victimes de stress chronique ne sont pas toujours conscientes de leur situation, et encore moins du fait qu’elles sont en train de compromettre leur santé. Pour soulager les maladies dues au stress, certains adoptent de comportement de compensation : dépendance, excès de sommeil, isolement… cela fait peut être oublier temporairement le stress mais ne le règle pas.
 

Le moral agit sur le corps et le corps sur le cerveau

Les signaux d’alarmes (symptômes), sont des indicateurs très précieux et de véritables alliés pour s’attaquer aux causes réelles du mal-être, induit par le stress. Ils amènent  en premier lieu à consulter son médecin généraliste qui saura donner les moyens immédiats pour atténuer ou soigner les douleurs.

Les maux résultent toujours d’un excès ou d’un manque, qu’il soit physique (chaleur, bruit, fumée, lumière…), nutritionnel (oligoéléments), calorifique, biologique (stimulation sensorielle, toucher…), psychologique (contacts affectifs, autorité, signes de reconnaissance…).

Selon les travaux de psychologues Lazarus et Folkman, le processus mental mis en marche par l’apparition d’un agent de stress se déroule en deux étapes :

1.    Evaluer la dangerosité d’un stimulus. Dans quelle mesure celui-ci est-il « mauvais » pour moi ? La réponse est déterminée par un nombre impressionnant de facteurs : le tempérament, l’éducation, les normes sociales, la culture, les expériences antérieures, les valeurs… Pour une large part cette évaluation se fait de façon inconsciente, à l’aide de perceptions, de pensées, d’émotions, de concepts et de raisonnement subjectifs.

2.    Evaluer nos ressources disponibles pour y faire face ; est-ce que je peux me sortir de ce pétrin ? Les ressources en question peuvent être de diverses natures :

•    physique : ai –je la santé, la force, l’énergie?
•    matériel : pourrais-je trouver l’argent, l’outil ?
•    sociale : qui peut m’aider ?
•    phycologique : suis-je capable ? est-ce que je mérite un tel effort ?
•    et une des plus problématiques : ai-je le temps ?

Plus les reposes à deux de ces questions seront négatives, plus le signal envoyé par le cerveau au métabolisme sera à un niveau élevé d’alarme et plus les réactions physiologiques seront intenses.


Reconnaitre ses signaux d’alarme:

Pour mieux faire face aux difficultés il faut d’abord apprendre à connaitre les signaux d’alarme à court, moyen et long terme. Ils différent d’une personne à l’autre et affectent autant le corps que le mental.

•    Le signes émotionnels : apathie, tristesse, anxiété, sensation d’agitation, d’inutilité, irritabilité, hypersensibilité, fatigue mentale (difficulté de concentration, pensée rigide – absence-), compensation et pire, refus (ignorance des symptômes, déni des problèmes).

•    Maladies à composante psychosomatique ; la cause des maladies est multifactorielle et le stress va contribuer à leur exacerbation : asthme, psoriasis, syndrome de fatigue chronique, maladie de Crohn, fibromyalgie, migraine, colite ulcéreuse, syndrome prémenstruel, obésité…

  •    Les signes comportementaux : évitement (fuite du travail, des amis, des responsabilités, retard au travail), mauvaise hygiène personnel, négligence vestimentaire, et, pire, les problèmes légaux (dettes, contraventions, tendance aux accidents, vol à l’étalage, violences).

•    Les signes physiques (trop nombreux pour tous le citer): nausées, insomnies, maux de tète, dérangements intestinaux (ballonnements, flatulences, colite), changements de poids ou d’appétit, vertiges, problèmes sexuels, épuisement physique, tension nerveuse et/ou artérielle, migraines, usures de dents, douleurs oculaires et frontales, transpiration spontanée et/ou excessive, hyperventilation, troubles cardio-vasculaires, état anxieux et névrose, dépression longue, accélération du vieillissement, déficit immunitaire, problèmes gynécologiques, aménorrhée (arrêt des menstruations).

A long terme, si l’on n’est pas attentif à ces signes, c’est la maladie qui survient. Bien que le stress seul cause rarement une maladie grave, on sait maintenait, qu’il peut jouer un rôle dans l’accélération de l’évolution de maladies.

La mort des neurones

Dans beaucoup de stress lié à la vie quotidienne, on retrouve l’absence de prise de conscience, la mise à l’écart délibérée des signaux psychocorporels habituels. Les dernières découvertes en neurosciences démontrent qu’une situation chronique de stress amène à la disparition des neurones impliqués dans les apprentissages et la formation de la mémoire, et pouvant, à long terme, occasionner une mort neuronale.


Changer et gérer nos peurs

Comment convertir les symptômes en signaux et les problèmes en ressources? Tous les symptômes sont des signaux et, au lieu de tenir compte avec respect du message qu’ils portent, on dépense des milliards en antidouleurs, anti-inflammatoires et palliatifs divers et variés.

Au lieu de contrôler le symptôme, il faut se demander ce que l’entité corps-mental cherche à vous dire par ces signaux… les approches psychobiologiques et la communication psychocorporelle sont de véritables processus de guérison qui amorcent un changement créatif pour convertir les aspects négatifs en réactions thérapeutiques positives.

Il existe trois moyens à notre disposition pour retrouver notre sens de l’équilibre et du contrôle. Nous pouvons changer nos attentes, changer l’angle de vue sur notre vie, changer notre environnement, ou faire une combinaison des trois. C’est pourquoi gérer le stress signifie en fait, gérer nos peurs.

« La meilleure assurance –vie c’est la sérénité et la faculté d’adaptation » .Dr. Schaeffer.

Lutter efficacement au quotidien:

•    Petits exercices de relaxation-minute de respiration abdominale: pour retrouver le calme et l’énergie, inspirer par le nez, soufflez par la bouche, en contractant le ventre. Respirez aussi lentement que possible pendant quelques minutes sans effort, de manière très détendue et vous chasserez votre fatigue et votre stress.

•    Couleur et vêtements: les couleurs qui nous entourent ont une influence sur notre système énergétique, tout comme nos vêtements. Les matières naturelles, coton, lin, soie, laine, sont préférables au synthétiques qui oppose de résistance à la libre circulation des énergies  positives.

•    Le sommeil: la qualité du sommeil dépend de nombreux facteurs (30% de notre vie au lit). La nuit est faite pour recharger les batteries, dormir nu, avec la fenêtre ouverte ou entrouverte, allongé sur le dos, faire trois respirations profondes, puis s’étirer, bailler profondément trois fois.

 
•    La nourriture: l’eau, le chocolat, le magnésium et le lithium, bien sur, les légumes secs et les céréales complètes, équilibrantes des nerfs et du métabolisme : les amandes, noix, noisettes, pistaches, acajou, avocat, pour leur richesse en vitamine E, antivieillissement, et magnésium, antistress ; les légumes, de préférence crus, et les poissons gras et semi-gras, riches en oméga-3, antivieillissement antifatigue, anti cholestérol.

•    Sport: tous les sports d’endurance, et en particulier tous ceux auxquels vous ne pensez pas, ménage, escaliers, marche, gymnastique douce, vélo, natation, plutôt le matin que le soir. Ce qui est important, c’est de se défouler physiquement (détente musculaire) et moralement (se détendre les nerfs).

•    Créativité: cette concentration de l’esprit sur une réalisation mobilise tous les sens et ouvre les perceptions et le plaisirs : culture, création de mandalas, jardinage.

•    Massages: tous les massages sont bons pour la détente, pour prendre conscience de zones contractées de votre corps, pour dénouer les tensions et renforcer votre système immunitaire ; et les drainages lymphatiques énergétiques, pour purifier votre corps de ses toxines.

•    Aromathérapie: encens de très bonne qualité (encens traditionnels indiens, japonais, tibétains, sur support en bambou) ou huiles essentielles de très bonne qualité qui en se diffusant dans votre lieu de vie ou de travail vont amener vos sens vers une quiétude facilement et rapidement : agrumes, genièvre base, lavande, coriandre, citron pour calmer l’anxiété, et, camomille, géranium bourbon, mandarine, marjolaine, cumin, mélisse pin sylvestre, bois de rose, jasmin, orange douce, ylang ylang, valériane pour favoriser un sommeil paisible.

•    Photo ou lux-thérapie: c’est l’exposition à une lumière spécifiquement adaptée en réponse au syndrome de dépression affective saisonnière (hibernation du corps et ralentissement des fonctions). Ce stress cyclique prend toute son ampleur aux chargements des saisons.

•    Orthokinésiologie: pour le bien-être et le développement personnel. Cette thérapie comportementale et cognitive permet d’aider à faire face au vécu, à comprendre ce qui s’est inscrit dans notre chair, notre vie. Le praticien peut amener doucement le consultant à voir sa propre réalité, ses contrainte, et permet en souplesse de modifier son attitude et dénouer ses blocages, se libérant ainsi des conséquences du stress, des violences, des soucis de dépendances, de problèmes de poids, du tabac, d’un état dépressif, d’un mal-être…

•    Hypnose: moyen d’apprentissage à la gestion de son stress par excellence, elle permet de dynamiser les potentiels et capacités intrinsèques de chacun d’entre nous à tous les niveaux pour assurer une détente corporelle, une ouverture d’esprit favorisant la gestion des douleurs et des ressentis négatifs. Le praticien dans un premier temps, va mobiliser tous les facteurs de développement et d’adaptation par divers exercices, puis instaurer les capacités d’apprentissages à l’autohypnose.

Combinant la relaxation, la visualisation et la sophrologie, l’hypnose intègre les capacités de création d’imagination, développe les émotions positives engrangées dans la mémoire et donne du sens à nos comportements pour tendre vers nos réussites.


De l’avoir à l’être

La réalisation du soit nait et murit 0 travers l’être et l’avoir : si l’avoir prendre toute la place, l’être souffre de stress. Il faut peu de temps pour naitre, mais parfois toute une vie, voir plus, pour se mettre au monde.

« Le corps de l’homme est le drugstore de Dieu, on y trouve tous les liquides, drogues, huiles lubrifiantes, opiacés, acides et antiacides, et tous les remèdes qui lui ont semblé  nécessaires au bonheur de l’homme et à sa santé » Andrew Taylor Still » (médecin américain fondateur de l’ostéopathie).


Mireille Lusseau
Thérapeute cognitif et comportemental
Association Bien-être à Melle
www.bien-etre-a-melle.com