Quand la #peur de la #maladie… rend malade !!!

Par Alain J. TOUIZER, le 08 juil 2013 à 17h41 dans SANTE | 0 commentaire

Conseils ALJOIMOUR :

La peur est le pire ennemi de l’homme, elle fait 10 fois plus de dégâts que le reste car nous sommes "créateurs ".

Alain TOUIZER

Naturopathie à La Réunion




Qui d’entre nous ne se soucie pas de sa santé ? C’est un reflexe plutôt sain. Pourtant, certaines personnes en font leur préoccupation principale… à en devenir malades !

« J’ai tout le temps l’impression d’avoir quelque chose de grave… «, « Mon médecin me dit que tout va bien mais je n’arrive pas à le croire » : certaines personnes focalisent sur leur état de santé au point d’en devenir malades. C’est la définition même de l’hypocondrie. C’est une préoccupation centrée sur la crainte ou l’idée d’être atteint d’une maladie grave, fondée sur l’interprétation erronée de symptômes physiques ou psychiques.

HYPO... QUOI ?

L’hypocondrie persiste malgré un bilan médical approprié et rassurant. Elle touche environ 3% de la population, mais elle est responsable de dépenses de santé considérables ! »Je vais chez le médecin tous les mois : Suis-je hypocondriaque ? » L’hypocondriaque est perpétuellement en train de se scruter, d’écouter ses sensations corporelles et de les interpréter comme des signes de maladie. Des telles inquiétudes vont l’entrainer à consulter de nombreux médecins et à multiplier les examens complémentaires pour tenter de découvrir cette maladie qui le fait souffrir.


COMMENT DEVIENT-ON HYPO ?

Toutefois, Il ne faut pas confondre hypocondrie, stimulation et phychosomatie… car contrairement au stimulateur, l’hypocondriaque ne fait pas semblant : il est reellement persuadé d’etre malade. A ne pas confondre non plus avec les maladies psychosomatiques dans lesquelles il y a des lésions organiques réelles et/ou des perturbations du fonctionnement de certains organes.

Dans l’hypocondrie, il n’y a pas d’atteinte physique. Ce trouble peut débuter suite à des événements de vie provoquant une insécurité profonde comme un déménagement, un changement d’emploi ou encore la perte symbolique ou réelle d’un proche. Parfois, il s’agit de la peur de la maladie d’actualité, c’est-à-dire de celles dont les medias parlent de plus à un certain moment (le sida, l’infarctus, le cancer du sein…) L’hypocondrie fait partie des troubles anxieux, souvent traités par du Xanax. Se focaliser excessivement sur son corps est une façon de manifester son angoisse, au même titre que les phobies ou les TOC.

Aussi un danger repérable est localisé comme un cancer est plus supportable qu’un danger permanent, diffus. Ensuite, toute la difficulté sera de comprendre pourquoi chez l’hypocondriaque, c’est sur le corps qui se « cristallise » l’angoisse …

On sait aujourd’hui que la souffrance hypocondriaque est du aux exigences de la vie quotidienne. Ces manifestations physiques que ressent de façon démesurée notre malade (palpitations, douleurs musculaires, attaque de panique …), sont en fait dues au surcroit de l’activation du système nerveux autonome, c’est-à-dire, le stress.

On note aussi certaines réflexions comme, par exemple : « Si l’on n’est pas vigilant pour observer les symptômes, il peut etre trop tard quand on les remarquera » ou « Si on ne consulte pas aussitôt que l’on remarque quelque chose d’inhabituel, après il sera trop tard », ce qui va pousser à des comportements de type hypocondriaque afin de vérifier la présence d’une anormalité ou d’une douleur.

QUELLES SONT LES COMPLICATIONS ?

« On ne me prends pas au sérieux, mais je sais que je vais finir par développer quelque chose de vraiment grave ! A force de ne pas se sentir soigné, l’hypocondriaque peut se développer des comportements agressifs envers de corps médical. On parle alors d’hypocondriaques persécuteurs que veulent se venger et se mettent à poursuivre leur médecin (procès,  scandale, voir tentative de meurtre). D’autre part « le malade imaginaire » finit par épuiser son entourage et es proches avec ses inquiétudes perpétuelles que personne n’à le pouvoir de rassurer. Cette maladie évolue donc souvent vers une invalidité sociale, voire professionnelle. La dépression est également une des complications possibles.

CONSEILS AU MALADE

Relaxez-vous

Le techniques de relaxation calment le mental et détend le corps. Une fois atteint l’état frontière entre veille et sommeil, caractéristique de la relaxation, chacun peut agir sus ses angoisses et ses troubles hypocondriaques.


Respirez

La respiration est le baromètre de votre état mental. Les sujets angoissés sont dans une respiration haute, thoracique. Il faut apprendre à amplifier sa respiration abdominale par des expirations lentes et profondes, calmes et régulières. Ainsi, on dispose d’une technique d’urgence pour gérer son angoisse.

Faites-vous aider !

Actuellement, on utilise les psychothérapies comme l’hypnose, l’analyse transactionnelle etc. qui traitent les phobies et les croyances obsédantes concernant la maladie. Parfois, un traitement médicamenteux, pourra également etre indiqué.

ANFORM
Aout-Sept. 2011