Les #français sont les plus grands #consommateurs d’#antidépresseurs au monde

Par Alain J. TOUIZER, le 02 juil 2013 à 09h48 dans SANTE | 0 commentaire

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Alain TOUIZER

Naturopathie à La Réunion

 

Les français sont les plus grands consommateurs d’antidépresseurs au monde : 8.9 millions de personnes les utilisent occasionnellement et 3.8 millions régulièrement. La consommation d’antidépresseurs et de tranquillisants est trois fois plus élevée en France que dans les autres pays de l’Union européenne et elle augment chaque année.

Sans bénéficier d’un suivi régulier et sans connaitre leurs effets secondaires, des centaines de milliers de personnes ne souffrant d’aucun trouble psychiatrique, se voient prescrire des antidépresseurs sur des longues durées, alors que ces produits devraient être réservés aux véritables crises anxieuses et la durée du traitement rester la plus brève possible.

Plus de 15% des femmes entre 18 et 24 ans sont déjà accoutumés à ces drogues et ce pourcentage augmente avec l’âge. Les hommes semblent beaucoup plus raisonnables sur ce point jusqu’à 65 ans, mais ensuite les pourcentages deviennent alarmants, avec 25% des hommes et 34% des femmes qui en prennent régulièrement.

Les antidépresseurs sont principalement prescrits dans le traitement de troubles anxieux et certaines dépressions dont les effets apparaissent après deux ou trois semaines.

Ceux que l’on utilisé actuellement agissent par l’intermédiaire de la noradrénaline ou de la sérotonine en modifiant certains processus biochimiques et physiologiques cérébraux.  Il en existe différents classes dont l’efficacité est théoriquement équivalente mais cette efficacité n’a jamais été démontrée par des études indépendantes. Toutes les études qui en font l’apologie ont été commandées par les laboratoires qui fabriquent ces drogues sans se préoccuper de leur éventuelle toxicité ni de leur capacité à induire des phénomènes d’Independence.

Déjà en 1995, à la demande de Simone Veil, alors ministre de la santé, le docteur Edouard Zarifian, professeur de psychiatrie et de psychologie médicale à l’université de Caen, avait mené, une étude sur l’abus de ces médicaments.

Ces révélations auraient dû alerter toutes les instances de santé mais les résultats alarmants qu’il a alors publiés semblent n’avoir rien changé, puisque cette tendance à la surconsommation de ces drogues légales serait actuellement en hausse, en dépit de contestations fréquentes sur leur efficacité et leur innocuité.

L’industrie pharmaceutique porte une grande responsabilité dans cette affaire mais elle n’est pas la seule coupable, sinon les autres pays seraient victimes de la même frénésie de consommation, ce qui est loin d être le cas, bien que la situation se dégrade un peu partout. Les patients français sont donc particulièrement fautifs, non seulement d’accepter de les prendre mais surtout de les réclamer aux médecins qu’ n’osent pas les leur refuser.


« La pilule du bonheur »

Parmi les antidépresseurs, c’est le prozac, appelé aussi « pilule du bonheur » qui tient la vedette depuis qu’il a été mis sur le marché en 1987 aux Etats-Unis, et en 1989 en France, par les laboratoires El Lilly. Cet antidépresseur à base de fluoxetine est a  présent vendu dans plus de 70 pays pour la somme annuelle de deux milliards de dollars, et plus de 20 millions de personnes l’ont utilisé.

Six ans après la mise sur le marché aux Etats-Unis, on lui avait attribué 28.623 effets collatéraux et 1885 suicides, ou tentatives de suicide, alors que 170 procès étaient intentés contre le laboratoire, évoquant les idées suicidaires et les actes de violence engendrés par ses consommations, sans compter de nombreuses autres pathologies : troubles digestifs, éruptions cutanées, nervosité, insomnie ou surexcitation, mais aussi somnolence.

Or, pour le prozac, il n’existe pas de ballon dans lequel on peut souffler pour évaluer la « tolérance zéro » exigée pour l’alcool chez les conducteurs de véhicules. Enfin, cette drogue peut présenter des risques pour les personnes épileptiques, diabétiques, malades du foie ou qui prennent des anticoagulants oraux.

En France, où 500.000 personnes en font un usage quotidien, on attend toujours un débat public sur le prozac, malgré les centaines de témoignages recueillis par des associations d’aide aux victimes d’accidentes dus aux médicaments. On ne peut s’empêcher de penser qu’il existe sans doute en France autant d’intérêts en jeu qu’aux Etats-Unis et autant de scandales cachés au sujet de cette drogue.

Mais les scandales n’ont guère ralenti la consommation de cette antidépresseur vedette. Envers et contre tout, il reste le médicament sur ordonnance le plus dangereux du marché, et il est remboursé a 65% par notre « chère » sécurité sociale.

Le pire est que, depuis le 5 février 2008, cet antidépresseur, qui était jusqu’alors  réservé aux adultes peut être prescrit pour les enfants âgés de plus de 8 ans, car, selon l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé, les études menées « ont montré un bénéfice pour les patients ». La prescription de l’antidépresseur pour les enfants ne pourra se faire que par psychiatre ou un pédopsychiatre, alors que, chez l’adolescent, elle pourra être effectuée par un généraliste.

Or, qu’il soit prescrit par des spécialistes ou des généralistes, des études sur le prozac administré à de jeunes rats ont mis en évidence des « anomalies inquiétantes », selon les termes d’Anne Castot de l’Afssaps, avec des troubles importants de croissance et du développement normal de la puberté. Des attentes irréversibles au niveau testiculaire ont été constatées.

L’Afssaps a rappelé que le prozac, comme tous les autres antidépresseurs, présente des risques de comportement suicidaire, « particulièrement en début de traitement » selon le communiqué. Il est permis de se demander quel peut être le « bénéfice pour les patients ». Les autorités européennes ont tout de même demandé aux laboratoires Lilly, qui commercialisent le produit, de mener des études complémentaires. En général, après ce genre de demande, personne n’entend plus jamais parler de ces études.

Autres antidépresseurs tout aussi dangereux

Le halcion et le rohypnol, ainsi que bien d’autres antidépresseurs, ont généralement les mêmes effets nocifs que le prozac; Le halcion est un  somnifère à base de triazolam, qui appartient à la clase des benzodiazépines. La firme américaine Upjohn, l’a massivement vendu dans 90 pays pendant 5 ans avant de pouvoir l’écouler sur son propre territoire en 1982.

Les Etats-Unis considéreraient-ils les citoyens des autres pays comme des cobayes sur lesquels ils testent leurs produits, avec l’assentiment des pouvoirs publics étrangers, avant de leur attribuer les autorisations d’exploitation sur leur propre marché ? En France, il n’est heureusement apparu qu’en 1988.

En novembre 1991, la revue « Prescrire », dénonçait l’opacité des informations de pharmacovigilance : « lors de notre enquête sur les effets indésirables du triazolam qui est le principe actif d’halcion, nous nous sommes heurtés, une fois de plus, au gout obsessionnel du secret de l’administration française : barrages téléphoniques, attitudes dilatoires, réponses éludées ou refusées ( ...) ». On s’interroge sur les motifs de ce manque de transparence de notre administration que l’on retrouve dans tous les scandales, petits ou gros.

Le rohipnol, a base de flunitrazépan, appartient aussi à la famille des benzodiazépines, médicaments anxiolytiques extrêmement utilisés dans la pratique quotidienne, particulièrement dans le cas d’insomnies et d’anxiété, alors qu’après une cure régulière et prolongée les patients ont des difficultés à les arrêter.

Depuis le mois de mars 1996, ce médicament est considéré aux Etats-Unis comme une drogue parce qu’il est largement utilisé par les toxicomanes américains. En revanche, dans ce pays, il n’est ni enregistré ni autorisé comme médicament, alors qu’il est dans une soixantaine de pays, dont la France. Cela souligne bien le « flou artistique » qui entoure la plupart de ces médicaments.

Chez nous, les benzodiazépines sont largement utilisées dans les hôpitaux et les maisons de retraite, où elles ont remplacé la bonne vieille infusion de fleur d’oranger ou du tilleul du soir, efficace et non toxique.
Bien qu'elles puissent provoquer des dépressions conduisant au suicide et aux états maniaques, qu’elles soient capables de transformer le patient en un tueur fou, toutes ces drogues légales sont remboursées à 65% !

La démission des patients

Pour en finir avec l’usage forcené de ces produits, rarement nécessaires, mais toujours dangereux, nous devons reconnaitre que nous sommes tous un peu responsables de la médicalisation de toute situation psychologique difficile car nous refusons de prendre en main notre santé et notre bien-être préférant confier cette responsabilité à des « spécialistes », alors que nous devrions être le mieux placés pour savoir ce qui nous convient.

Mais nous refusons cette liberté car elle entraine la responsabilité, et personne, de nos jours, n’accepte d’être responsable.

Quoi qu’il en soit, le plus important est que chacun soit conscient que ces drogues –et bien d’autres non citées ici- qui sont censées guérir ne sont jamais anodines. Non seulement elles ne remplissent pas toujours, loin de là, leurs fonctions présumées, mais elles rendent souvent malades et peuvent même tuer.

Sylvie Simon
Journaliste écrivain et conférencière. Elle combat les idées reçues en médecine et en écologie.
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