Vous êtes un sur deux à souffrir de #troubles du #sommeil en temps normal.

Par Alain TOUIZER, le 06 mai 2013 à 10h48 dans SANTE | 0 commentaire

Conseils ALJOIMOUR :


> Oui,  c'est un problème récurant que le manque de sommeil, de nombreuses personnes qui viennent consulter au cabinet s'en plaignent, un décalage est si facile à avoir et  se remettre dans une bonne phase de sommeil prends du temps. Très bon article !

> Voir aussi :

Alain TOUIZER

Naturopathie à La Réunion



Mon pharmacien, avec qui j’aime discuter car il n’a pas la langue dans sa poche, m’assure que les ventes de somnifères explosent à chaque changement d’heure. Les chiffres de la profession le confirment : + 25% !

Rien d’étonnant à cela car ce décalage, motivé par de soi-disant considérations économiques (aujourd’hui battues en brèche), a d’importantes répercussions sur notre sommeil, au point que les spécialistes parlent de « chrono-rupture ».

L’heure d’été est ici bien pire que l’heure d’hiver (qui nous fait dormir une heure de plus) car nous voilà contraints de vivre non plus avec une heure de décalage sur le soleil, ce qui n’est déjà pas naturel, mais avec deux heures.


Je parie que vous êtes concerné(e) !

Je peux prendre ce petit risque : j’ai bien plus d’une chance sur deux de taper juste. Selon les chiffres officiels (3), vous êtes un sur deux à souffrir de troubles du sommeil en temps normal.


Mais combien êtes-vous ces jours-ci ?

Combien d’entre nous souffrent de mauvaises nuits, d’un dynamisme en berne, d’états de somnolence intempestifs et dangereux ? Combien vont se mettre en arrêt de travail, combien d’enfants vont voir leurs résultats scolaires en baisse ?

Trois semaines pour s’en remettre

L’organisme, bouleversé dans ses cycles circadien et homéostatique, perd ses repères. Toutes les études montrent que la production par notre glande pinéale de mélatonine, l’hormone du sommeil, est déréglée par ce changement.

Un chercheur allemand, le professeur Till Roenneberg, étudie depuis sept ans les rythmes circadiens de milliers d’Européens (2). Ses conclusions sont sans appel : « Notre horloge interne, calée sur le rythme veille-sommeil, ne s’adapte même pas à une avance d’une seule heure. Il s’ensuit que la population est fatiguée… ».

Certains s’adaptent tant bien que mal, d’autres, plus nombreux, rencontrent des problèmes de sommeil plus sérieux que d’habitude et en subissent les conséquences diurnes : fatigue physique et nerveuse, irritabilité, mal-être, plus grande sensibilité aux maladies. Si l’on ne fait rien, il faut compter au moins trois semaines pour s’en remettre !


Le sommeil, c’est la moitié de la santé

Comme le dit un dicton, « le sommeil, c’est la moitié de la santé ». Ce qui déjà, en soi, est une raison nécessaire et suffisante pour en prendre soin…

Je  ne rentrerai pas ici dans le détail de cette mécanique de précision et dans les pathologies engendrées par l’invention de la lumière électrique, il existe assez de livres consacrés à ces sujets (1). Non, je vais juste vous donner quelques pistes simples et pratiques permettant de retrouver un sommeil naturel, sans somnifère.

Mon postulat : ce n’est pas la quantité de sommeil qui pose vraiment problème – à chacun de savoir ce dont il a besoin – mais le fait ou non de dormir au bon moment et dans les meilleures conditions !

Plan sommeil contre décalage horaire

Le changement d’heure induit les mêmes symptômes qu’un décalage horaire. Une aberration. Dans la nature, les animaux migrateurs font toujours des voyages du Nord vers le Sud ou inversement mais jamais d’Est en Ouest ou vice-versa. Ils ne subissent que de faibles amplitudes.

Quant à l’humain, par nature, il ne peut se déplacer en marchant que de quelques dizaines de kilomètres par jour. Physiologiquement, et comme tous les êtres vivants sur Terre, nous ne sommes pas faits pour les décalages brutaux.