INSEMINATION ARTIFICIELLE...

Par Alain J. TOUIZER, le 13 déc 2011 à 13h59 dans SANTE | 0 commentaire

Quand on a du mal à tomber enceinte, l’insémination artificielle est une des solutions proposées par les spécialistes Bien sûr, c’est après quelques examens chez la femme et chez l’homme que le gynécologue peut la proposer.


Qu'est-ce qu'une insémination artificielle ?

Elle consiste à déposer du sperme préalablement préparé, soit au niveau de la glaire cervicale (technique rarement employée actuellement), soit dans la cavité utérine à l'aide d'un cathéter.

La préparation, effectuée en laboratoire agréé, permet de sélectionner dans 0,3 ml, un nombre plus important de spermatozoïdes et surtout plus mobiles.

Qui peut y avoir recours ?

Elle est proposée pour les couples qui n’ont pas d’enfants naturellement au bout d’un certain nombre d’essais, ce dernier élément étant propre à chaque couple. Bien sûr des examens sont effectués chez l’homme et chez la femme pour connaître l’origine du problème et savoir si une insémination artificielle est indiquée.

On propose en fonction du type d’infertilité, une IAC: « insémination artificielle avec sperme du conjoint », ou une IAD: «insémination artificielle avec sperme de donneur».


Indications de l'IAC :

L'absence de glaire cervicale ; une glaire cervicale hostile ; un nombre de spermatozoïdes aux alentours de 15 millions par éjaculation ; un nombre trop faible de spermatozoïdes mobiles ; un nombre trop faible de spermatozoïdes normaux... mais aussi de nombreuses autres indications.
 
Les indications de l'IAD : l'absence de spermatozoïdes dans l'éjaculat ; l'absence de spermatozoïdes dans le testicule, c’est-à-dire les azoospermies excrétoires (dans le cas contraire, on peut proposer une ICSI avec prélèvement testiculaire ou épidydimaire) ; les anomalies chromosomiques ou les maladies héréditaires transmises par l'homme, etc.

Comment ça se passe ?

Après avoir effectué un bilan complet aussi bien chez la femme que chez l'homme, il peut être posé l'indication d'une IAC ou d'une IAD. Pour augmenter les chances d'obtenir une grossesse, on effectue une stimulation faible de l'ovulation de manière à rendre la femme « hyper fertile ».

La stimulation doit être contrôlée (dosages hormonaux et échographies) et maitrisée, et doit aboutir à un déclenchement de l'ovulation et à l'insémination. Celle-ci se passe en consultation (une hospitalisation n'est pas nécessaire). Le gynécologue utilise un speculum pour bien visualiser le col utérin, un cathéter préalablement rempli de la préparation spermatique est introduit dans la cavité utérine via le canal cervical, puis le liquide est déposé dans l'utérus.

Quelle est la prise en charge, et à hauteur de combien de tentatives est le taux de réussite… ou d’échec ?

La prise en charge est la même que pour toutes les infertilités conjugales. En général, 6 tentatives sont proposées. En cas d'échec, il y a lieu de reconsidérer l'indication de revoir le bilan et parfois d'envisager, soit de parfaire le bilan (cœlioscopie) soit de passer à une étape...