ASPARTAME ET FEMMES ENCEINTE...

Par Alain J. TOUIZER, le 23 nov 2011 à 11h55 dans SANTE | 0 commentaire
Profitant de la journée mondiale de la prématurité, le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, demande la diffusion de messages de prudence après le résultat d'une étude danoise, parue...

L'ASPARTAME REPRESENTE-T-IL UN DANGER POUR LA FEMME ENCEINTE?


Profitant de la journée mondiale de la prématurité, le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, demande la diffusion de messages de prudence après le résultat d'une étude danoise, parue l'an dernier, mettant en évidence «un taux plus élevé de naissance prématurée tardive, proportionnel à la consommation de boissons gazeuses avec édulcorants »,

Les dangers de l'aspartame ont été remis sur le devant de la scène ce jeudi avec une lettre adressée par le Réseau environnement santé (RES). Une position dont s'offusque Patrick Tounian, responsable de l'unité nutrition pédiatrique de l'hôpital Trousseau, à Paris. Contacté par 20 Minutes,

il estime que la réaction du RES n'est pas scientifique, mais «idéologique», car, dans un premier temps, les doses maximales d'aspartame préconisées par jour sont «énormes et irréalistes».

La dose maximale journalière en débat

«La dose maximale autorisée par jour est de 40 mg par kg de poids corporel soit l'équivalent de 10 litres de Coca Light ou 6 litres de Coca Zéro pendant 60 ans», précise Patrick Tounian. «Ces doses mises en avant reposent sur deux études de 1973 et 1974 qui ont été volontairement faussées et qui n'ont jamais été publiées, c'est une escroquerie», lui répond André Cicolella, président du RES et chimiste toxicologue, joint par 20 Minutes.

Les résultats de l'étude danoise, qui a fait appel à près de 60.000 femmes enceintes, sont ainsi «très significatifs». Mais elle comporte «de très nombreux biais», selon Patrick Tounian. Il écarte notamment de fait les femmes enceintes qui possèdent des restrictions alimentaires en raison de leur poids.

«On peut penser que celles qui prennent le plus d'aspartame sont celles qui font le plus attention à leur poids, or ce sont les femmes souffrant d'obésité qui (...)