ACOUPHENES - De sifflements en solutions!

Par Alain J. TOUIZER, le 19 nov 2011 à 08h50 dans MERCURE | 0 commentaire
Défi de la médecine ORL, casse-tête de médecines douces, les acouphènes subjectifs ne sont pas pourtant une fatalité : l’auteur, ancien accuphénique propose une...

ACOUPHENES

Des sifflements en solution !!!

Défi de la médecine ORL, casse-tête de médecines douces, les acouphènes subjectifs ne sont pas pourtant une fatalité : l’auteur, ancien accuphénique propose une stratégie efficace.

Nous avons tous en tète ces téléreportages redondants, qui évoquent les méfaits d’un environnement sonorisé à outrance : lecteurs mp3, boites de nuit et autres concerts sapent de façon définitive les esgourdes de nos jeunes – et moine jeunes  - concitoyens avec acouphène en prime.

Ainsi, en France, 6 millions de personnes seraient touchées dont un certain nombre très sévèrement, au point d’avoir le sommeil perturbé et de souffrir des syndromes dépressifs.
Sans rentrer dans les détails des mécanismes physiopathologiques des acouphènes, précisons qu’il est question ici des acouphènes subjectifs, liés à l’atteinte de l’oreille interne ne relevant pas des causes organiques évidentes (pneumonie de l’acoustique, par exemple).

Reste que pour les victimes désignées c’est paradoxalement le contexte silencieux qui est fort redouté ; c’est en effet dans les ambiances feutrées et recueillis que les sifflements et autres bourdonnements se font une joie de fleurir dans sa conscience, là où d’autre se délectent d’un silence apaisant…
 

Que faire face à ses hallucinations auditives ?

Rappelons en premier lieu que le diagnostique et les conseils du spécialiste ORL sont incontournables : lui seul peut distinguer le bénin du grave, l’urgent du moins urgent, le fonctionnel de l’organique…
Cela posé, commençons par admettre que les acouphènes une fois déclarés, mieux vaut prendre toutes les précautions pour qu’ils ne s’aggravent pas…

Nous entrons là, dans le domaine de l’évaluation des risques, avec les notions parfois mal comprises de danger et de risque. Alors, précisons : le danger est la capacité intrinsèque d’une substance ou d’une situation à causer des dommages plus ou moins graves (à nos oreilles en l’occurrence). Le risque est la probabilité de la fréquence d’exposition à un danger.

Ainsi, une soirée festive animée par un DJ armé d’une sono d’enfer est un danger constituant une sourde menace pour nous oreilles… à condition que l’on s’y expose !

On peut pallier le risque d’atteinte des auricules en se munissant de protections auditives, en s’éclipsant lorsque le niveau sonore devient menaçant ou, tout simplement, en déclinant l’invitation. Nous avons donc le choix entre la protection (bouchons antibruit) et/ou la prévention (s’éclipser, ne pas y aller) et même la substitution : aller plutôt ce soir-là dans un bon resto à ambiance feutrée.

Ces conseils d’une apparence simpliste comptent néanmoins para mi les « neuf principes » de la prévention des risques selon le Code du Travail.
 

Quel son les agresseurs ?

On pense immédiatement aux décibels excessifs, générateurs de traumatismes sonores : je les ai nommés non sans malice, Decim’Bells. Les sons intenses permanents ou explosifs, sont for dommageables pour nos oreilles, en particulier les cellules ciliées de l’oreille interne (dont le rôle est de transformer l’onde sonore en signal nerveux, via le nerf auditif).

Pas toujours facile d’y échapper, il est vrai: refuser une soirée ou anticiper un bruit explosif relève parfois de l’exploit !
Mais la combinaison protection-prévention est ici de mise : des bouchons antibruit sur mesure (voir un audioprothésiste) sont indispensables (les avoir toujours avec soi) et l’anticipation des situations potentiellement bruyantes a l’ordre des jours : ne pas hésiter à  mettre les bouchons dans le métro, en ville, voir même chez le coiffeur ; quant au 14 juillet mieux vaut apprécier les feux d’artifice de loin.

Pour autant les decim’bells sont l’arbre qui cache le foret ; d’autres ennemies inattendus, guettent nos organes auriculaires…

Ainsi en est-il des rayonnements électromagnétiques pulsés (REMP), dont les aspects négatifs ont inspiré le terme electrosmog. Le sujet est suffisamment d’actualité pour ne pas être développé outre mesure : téléphones portables, wifi, lignes à haute tension… font l’objet d’études plus ou moins controversées mettant en exemple les risques pour la santé en général et celles de nos oreilles en particulier.


Ce sont les Remps’ils, infiniment louvoyants et sournois…

Pour ces ennemis nuisibles et inaudibles, la mise en œuvre de mesures de protection-prévention est indispensable, consulter la liste de recommandations du Crirem (Centre de recherches et d’informatiques indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques).

Venons-en enfin à la dernière catégorie d’agresseurs, chimiques, cette fois-ci ;  ils se cachent dans un médicament, se vautrent  dans la pollution  ou encore se terrent dans les amalgames dentaires : je les appelle volontiers les Tox’Flous ! Nous touchons là au domaine des intoxications (substances telles le mercure, les pesticides, l’alcool, etc.) et des intoxications, relevant bien souvent d’une diététique défectueuse et plus généralement de problématiques de santé environnementale.
 

Une approche de soins à double entrée

Prévenir les risques, on l’a vu, est la moindre des choses pour éviter l’aggravation. Mais comment traiter la chienlit accuphénique ? Vaste sujet !

La tactique consistera cependant à jouer sur deux grands volets :
•    Mise en œuvre de moyens permettant d’améliorer l’état de l’oreille interne, d’une part ;
•    Déploiement de moyens permettant de mieux supporter le bruit maudit d’autre part.

Dans le premier volet figurent l’arsenal de la médecine moderne (dont la stimulation magnétique transcrânienne) ainsi que le ressources des médecines dites naturelles, à visée sédative, circulatoire et détoxifiante, entre autres : énergétique, chinoise (foie et reins sont souvent impliqués), phytothérapie, gemmothérapie, magnétothérapie, etc. Judicieusement combinées, ces diverses thérapies peuvent améliorer la situation.

Dans le deuxième volet toutes les techniques d’habituation permettant en quelque sorte de « snober » les « cigaleries »  et autres bourdonnements internes seront les bienvenues : sophrologie (défocalisation), bruits blancs, tinitrometrie, etc.

Un exemple pratique avec l’exercice apaisant du « tambour céleste », issu du Qi Gong : pour chaque oreille, positionner l’index sur le tragus (voir photo) et presser ce dernier de façon à fermer le conduit auditif. Ensuite, à l’aide du majeur, effectuer des petits tapotements sur l’ongle de l’index de 12 a 36 fois… voir plus ! Cette pratique s’avère efficace aussi bien en phase de récupération (suite a un traumatisme sonore par exemple) qu’a titre préventif.

BIOCONTACT
Décembre 2010
Gilles DONGUY
Praticien en Naturopathie
www.gdonguy.fr