EJACULATION PRECOCE

Par Alain J. TOUIZER, le 08 nov 2011 à 19h38 dans SANTE | 0 commentaire
Manque de retenue EJACULATION : c’est trop tôt ?
C’est un sujet "tabou" ; d’autant plus à cette époque où plaisir et performance sont rois; l’éjaculation précoce touche pourtant 37% d’hommes. Quelques pistes pour sortir de...
Voici un article que M Alain Touizer, Naturopathe en santé globale a sélectionné pour son intérêt et l'a mis sur le blog de son site ww.aljoimour.com

Manque de retenue EJACULATION : c’est trop tôt ?

C’est un sujet tabou< ; d’autant plus à cette époque où plaisir et performance sont rois; l’éjaculation précoce touche pourtant 37% d’hommes. Quelques pistes pour sortir de l’impasse avec Thierry Guiyou, psychothérapeute.

On parle d’éjaculation précoce quand un homme n’arrive pas à ce retenir de jouir. Dès lors que l’excitation atteint un certain seuil, l’éjaculation échappe à son contrôle volontaire. L’éjaculation est considérée comme précoce quand elle se produit dans les 5 minutes qui suivent la pénétration.

 
C’est peut être ou deux minutes, où cela peut même survenir avant la pénétration.  C’est la définition proposée par Thierry Goito. 75% des couples qui viennent le voir se plaignent de ce phénomène. Ce n’est pas une maladie et le plus souvent quelques exercices de rééducation permettent de revenir à une sexualité épanouie.

Il convient de distinguer les cas d’éjaculation précoce primaire quand elle a toujours été présente dans la sexualité de l’homme ; ou secondaire si elle survient après un temps de sexualité sans problème.

Causes psychologiques

Las causes sont essentiellement d’ordre psychologique : cela peut être lié au stress, à la fatigue. Dans d’autres cas, l’homme peut manquer d’assurance et la peur de l’échec entraine une éjaculation précoce.





Une mauvaise habitude de masturbation ayant pour seul but d’évacuer très rapidement une tension sexuelle, sans faire durer ni apprécier le plaisir qui procède le reflexe éjaculatoire peut aussi provoquer des éjaculations précoces, de même si l’homme ressent une forte tension émotionnel incontrôlable lors des rapports sexuels.



Mais les causes peuvent être moins évidentes, selon T. Guiyou. « Cela peut être dû à un conflit relationnel avec le partenaire. Quand je suis un couple, je constate souvent qu’à la base, il y a un problème de communication, ou un manque d’amour propre au sens où on ne s’autorise pas un vrai plaisir avec sa partenaire »

Quoiqu’il en soit, « ça pose problème à l’homme lui-même car il n’est pas en jouissance parfaite et, en plus, il n’a pas le temps de satisfaire sa partenaire ».

L’homme se sent diminué dans sa virilité, il ne sent pas être un vrai homme. Et la femme de son côté se sent frustrée.

Mettre en confiance

La peur de l’échec engendre un cercle vicieux. La proportion que cela prend pour l’homme va créer des appréhensions avant chaque rapport sexuel. Cette crainte va accroit les risques de récidive. Dès lors, il faut se mettre en confiance, se rassurer.

La femme, partenaire régulière, a un rôle à jouer pour aider son compagnon : « elle doit contribuer à ne pas grossir le problème. Au contraire, le fait qu’elle rassure son compagnon va l’aider à dépasser ce problème. Il est nécessaire de discuter dans le couple.

Le silence ne fera qu’aggraver la situation et peut créer des tensions qui vont se répandre dans les autres aspects de la vie du couple ». Ne pas en faire un tabou, donc, mais en parler »Le plus souvent on peut résoudre ce problème à l’aide des techniques simples, mais parfois le couple aura besoin d’une médiation plus approfondie avec un professionnel «, indique Thierry Guiyou.

Une méthode progressive.

Masters et Johnson, ont également mis au point des techniques que consistent à repérer les sensations préalables à l’orgasme et à maitriser son excitation sexuelle en plusieurs étapes (il est important de consacrer le temps nécessaire à chaque étape, les répéter autant de fois que nécessaire.

•    Redécouvrir son corps

Prenez le temps de vous caresser mutuellement sur l’ensemble du corps sans caresses sexuelles, ni rapports sexuels. Des caresses, des baissers, des massages désintéressés, le seul but est de sentir son corps et de se détendre. L’un est actif, l’autres passif. L’homme doit sentir que son excitation peut monter et également descendre.

•    Détecter l’imminence orgasmique

L’homme est allongé sur le dos. La femme stimule le sexe de son partenaire qui doit se concentrer sur les sensations induites par ces caresses. Quand il sent les sensations annonciatrices de l’orgasme, il donne un signal à sa compagne qui arrête de le stimuler.

Attention à ne pas confondre le point de non-retour qui marque le début de l’enclenchement du reflexe éjaculatoire (le point d’instabilité) et les sensations préalables annonçant la venue de ce seuil. La femme décide du nombre d’arrêts et donc du moment d’éjaculation.

Cette expérience est considérée comme réussie si l’éjaculation a bien lieu lorsqu’elle le décide. Par des caresses sur le corps, puis sexuelles, l’homme stimule ensuite sa partenaire pour l’amener à l’orgasme.

Le squeeze

Masters et Johnson, deux sexologues américains, ont mis à point des méthodes dans les années 60. Elles amènent l’homme à repérer les sensations d’alerte de l’orgasme et ainsi à mieux maitriser son excitation sexuel : « star and stop ».

En excitant progressivement l’homme, la femme restera à son écoute afin de ne pas atteindre le point de non-retour. Quand l’homme demande la fin des stimulations, les sexologues américains recommandent une pression « squeeze » du frein du pénis, qui se poursuivra jusqu’à ce que l’homme ne ressente plus l’imminence de l’éjaculation.

•    Star and stop

Commencez par des caresses non sexuelles mutuelles et poursuivez par une pénétration. L’homme et la femme doivent arriver à un état d’excitation permettant la pénétration vaginale (érection pour l’homme, lubrification pour la femme).

C’est la femme qui réalise la pénétration. L’homme est passif, allongé sur le dos, la femme à califourchon sur lui. Juste après la pénétration, elle ménage un temps d’arrêt. Puis elle a des mouvements de bassin.

L’homme indique par un signal l’arrivée des sensations prémonitoires, les mouvements de bassin de la femme s’arrêtent et reprennent ensuite au nouveau signal. C’est également la partenaire qui décide du moment d’éjaculation en poursuivant les mouvements à un moment de son choix.

•    Essayer d’autres positions

S’exercer à faire des arrêts dans toutes les positions. Commencer par les positions latérales. Peu à peu, les arrêts pourront se transformer en changement du rythme des mouvements ou d’autres modifications, sans interrompre le rapport sexuel.

TECHNIQUES POUR FAIRE DURER LE PLAISIR

•    Penser à une chose anti-érotique pour retarder la réaction orgasmique.

•    Certains recommandent de se masturber en prévision d’un rapport sexuel, en  vue de réduire son excitation au moment crucial.

•    Selon certains hommes, quelques positions sexuelles permettent d’avoir un meilleur contrôle de l’imminence orgasmique. La tension musculaire aurait pour effet de précipiter l’orgasme chez les éjaculateurs précoces, ainsi on comprend que les positions comme le missionnaire ou d’autres plus acrobatiques sont peu recommandées ? La plus appropriée est aucun doute la position d’Andromaque (la femme chevauche l’homme).

•    Les préservatifs peuvent constituer une aide.

Magazine ANFORM
Santé et Bien-être à La Réunion
Juin-Juillet 2011