LA LUMIERE ARTIFICIELLE

Par Alain J. TOUIZER, le 17 août 2011 à 12h17 dans SANTE | 0 commentaire
LUMIERE ARTIFICIELLE
Si La lumière artificielle n’égale pas celle du soleil en termes de qualité et d’efficacité, certaines ampoules peuvent se rapprocher. Quelles sont les lampes qui nous sont proposées ? Sur quels critères les choisir ?...
Voici un article que M Alain Touizer, Naturopathe en santé globale a sélectionné pour son intérêt et l'a mis sur le blog de son site ww.aljoimour.com

LUMIERE ARTIFICIELLE COMMENT S'ECLAIRER?


Si La lumière artificielle n’égale pas celle du soleil en termes de qualité et d’efficacité, certaines ampoules peuvent se rapprocher. Quelles sont les lampes qui nous sont proposées ? Sur quels critères les choisir ?

Dans 30 ans, si nous ne faisons rien, la planète ne pourra plus fournir l’électricité nécessaire à  notre éclairage « il faut donc améliorer la performance énergétique des ampoules, dans le respect de l’environnement et du confort  visuel.

Depuis septembre 2009 les Etats membres de la Communauté européenne ont décidé l’abandon progressif des ampoules à  incandescence d’ici à 2016. Cela devrait permettre une économie annuelle de la production de dix centrales électriques de 500 mégawats et de réduire l’émission de CO², d’environ quinze millions par an.

Les ampoules mises sur le marché

•    Les ampoules à incandescence

Il s’agit de lampes comportant un filament de tungstène porté à incandescence produisant une lumière de faible efficacité par rapport à la puissance consommée (95% de chaleur, 5% de lumière).

Ces ampoules ont une durée de vie limitée, mais un faible prix d’achat. L’inconvénient de ces lampes peut être l’important effet calorifique. Ces ampoules sont en cours d’élimination (1).

•    Les ampoules tungstène halogènes

L’efficacité lumineuse d’une ampoule halogène, a puissance consommée égale, est supérieure de 30% par rapport à une ampoule classique. Cette dernière est constituée d’un filament à tungstène et d’une enveloppe en verre d’une taille très réduite comportant  un gaz halogène (iode et brome) à haute pression.

Sous l’action de la chaleur, les atomes de tungstène émis par le filament incandescent, au lieu de se déposer sur les parois de verre, se combinent au gaz et viennent se redéposer sur le filament.

Cela permet à ce dernier de fonctionner à plus haute température et d’obtenir une durée de vie supérieure (2000 heures  au lieu de 1000) ainsi qu’une luminosité accrue (température de couleur proche de 6000 degrés Kelvin).

Du fait de l’économie en consommation réalisée, son retrait du marché est repoussé à 2016, permettant ainsi à la nouvelle et prometteuse génération d’ampoules de très faible consommation électrique à diodes électroluminescentes (LED) de les remplacer.

•    Les ampoules et tubes fluorescents

La lumière des dispositifs fluorescents est produite par une couche de poudres fluorescentes et produit un rayonnement visible et de couleur spectral selon le type de mélange de celles-ci.

Ces ampoules fluocompactes et ces tubes fluorescents existent dans de nombreux formats pour s’adapter à toutes les utilisations : spots, réflecteurs, flammes, boules, torsadées, droites…

Avantages des ampoules et tubes fluocompacts : excellent rendement lumineux, fonctionnent à  haute fréquence (pas de papillotements, branchement à secteur direct, allumage instantané, très longue durée de vie.

Excellents pour créer une base lumineuse économique, leurs formes variées s’adaptent à tous nos besoins.
Inconvénients : On a largement polémiqué ces derniers temps sur la dangerosité des ampoules et tubes fluocompacts, il n’en est rien (2).

C’est dans cette famille que l’on trouve les dispositifs de luminothérapie équipés d’ampoules et de tubes plein spectre (à spectre complet), dont les vertus sur le bien-être sont confirmées (3). Ces derniers se mettent lentement en place.

On peut notamment en faire l’acquisition dans les salons et boutiques bio ou d’éco habitat, auprès des professionnels de l’éclairage et très prochainement dans les rayons spécialisés de certaines grandes surfaces.
Ces ampoules ou tubes  sont similaires en aspect aux autres dispositifs fluocompacts du marché, mais leurs caractéristiques ont été bien  améliorées, lui conférant un meilleur rendement lumineux, dû à une sélection plus rigoureuse de poudres fluorescentes qui les composent.

Ces poudres de qualité ont un prix bien plus élevé, mais émettent, dans la composition de la lumière émise, un maximum de fréquences de couleur bleue (450nm). Cette dernière a des effets thérapeutiques évidents sur notre glande pinéale (4) et notre bien être, ce qui en explique son utilisation en luminothérapie.

Dernier point important : elles ont une durée de vie moyenne de 15.000 heures contre 3.000 pour les produits classiques du marché (5).
Des mentions claires sont sur les emballages depuis septembre 2010 afin  d’éviter la confusion entre ces deux produits.

Qu’est ce qu’une bonne lumière ?

Elle doit être confortable et répondre à quelques critères, listés ci-dessous, du plus au moins important (6) :

•    Lumière visible et plein spectre

C’est celle qui concerne le plus notre métabolisme. Notre corps est fait pour vivre au soleil, à la lumière naturelle. Celle-ci a un effet positif sur notre faculté de concentration, nos attitudes mentales et nos activités physiques.

La lumière plein spectre est la lumière artificielle qui se rapproche le plus, dans sa composition spectrale, de la lumière naturelle du soleil dans sa partie visible (de 400 à 700 nm). C’est la bande de fréquences lumineuses utilisée en luminothérapie, qui équipe la majorité des dispositifs de soins ainsi que les appareils et lampes de bien-être plein spectre.

Le spectre lumineux est constitué de fresques de couleurs différentes, et la combinaison de trois couleurs primaires (RVB): rouge, vert, bleu), permet d’obtenir la couleur blanche. Cette lumière sera plus ou moins proche de la lumière solaire.

On parle alors de température de couleur et d’indice de reconnaissance de couleurs (IRC), pour en qualifier ses propriétés.

•    Température de couleur

Elle s’exprime en degrés Kelvin (°K) :

-    2.700 °K, dite teinte chaude (du jaune à l’orange)

-    4.000 °K, dite lumière du jour (couleur légèrement rosée, des pays du nord de l’Europe, du Canada, et des Etats Unis, utilisée en luminothérapie).

-    6.000/6.500 °K, dite teinte froide ou plein spectre (lumière blanche enrichie en bleu), couleurs des pays du Sud.

La couleur d’émission du soleil varie dynamiquement tout au long de la journée, passant du bleu le matin, (6.000 °k), au rouge le soir (2.700 °k). Il faudrait donc, dans l’idéal, que les ampoules ou tubes plein spectre changent de température de couleur selon le moment de la journée, pour être au plus prés de la réalité.

Comme il est difficilement envisageable de réguler les températures  de couleur de ces ampoules, l’utilisation de lampes à température moyenne offrira un compromis convenable pour notre métabolisme.

•    IRC : Indice de reconnaissance de couleurs

Cette valeur mesure la capacité d’une source lumineuse à reproduire les couleurs de l’astre solaire (100 pour la lumière naturelle du jour).

Plus l’IRC est élevé, plus la source lumineuse se rapproche de la référence de la lumière du jour.
Pour un meilleur confort lumineux, cette valeur doit être supérieure à 85/87. Cette indication doit impérativement figurer sur l’emballage des produits achetés.

•    Lux

C’est l’unité de mesure de l’intensité lumineuse. En luminothérapie  on donne sa valeur au niveau de la rétine de l’œil. Elle se calcule selon la formule : flux lumineux émis par la source, en lumens, par rapport au carré de la distance ramenée à l’œil.

2.000 lux est la valeur minimale pour un résultat thérapeutique, 10.000 est un maximale à ne pas dépasser.

2.000 lux pendant deux heures est la qualité de lumière minimale quotidienne, dont l’organisme a besoin pour arrêter la production de la mélatonine, une hormone qui favorise l’endormissement durant le jour. 10.000 lux pendant vingt minutes produisent le même effet.

La plupart des dispositifs de luminothérapie (avec agrément médical), la  génèrent. Cependant, une thérapie plus douce consistant à être baigné toute la journée par une lumière de qualité (avec des ampoules d’éclairage plein spectre à économie d’énergie évoquées ci-dessus) donne des résultats similaires mais à moindre cout.

•    UVA et UVB

Notre mode de vie sédentaire et à l’intérieur de nos habitations et bureaux, fait que nous ne recevions plus au quotidien les faibles quantités de rayonnement ultra-violets (UVA et UVB), indispensables a notre organisme pour fabriquer la vitamine D.

L’apport de ces UV dans notre éclairage est donc nécessaire. Les recherches médicales et scientifiques préconisent une quantité minimale de 10% de UVA et 0.2% de UVB dans les ampoules à évocation de luminothérapie ou de bien-être (7).

Ces informations figurent depuis septembre 2010 sur les emballages des produits que nous achetons.

•    Consommation

Les ampoules halogènes apportent une économie d’énergie de 30%, les lampes fluocompactes 80% et les LED évoquées précédemment jusqu’à 90%.

•    Durée de vie moyenne

Elle est de 2.000 heures pour les ampoules halogènes, de 3.000 à 5.000 heures pour les ampoules  fluocompactes bas de gamme, jusqu’à 15.000 heures pour les ampoules plein spectre et de 30.000 à 50.000 heures pour la génération de dispositifs à LED à venir.

1.    Eco-organisme,  chargé de l’élimination des ampoules sur le marché : www.reylum.fr

2.    Que Choisir, juin 2.10 et le Point de Vue de l’AFE, N° 10 24 aout 2009

3.    Soif de Lumière – La Luminothérapie : une solution à la dépression saisonnière, de Gérard Pons et Norman E. Rosenthal, éd. Jouvence. Les bienfaits de la lumière sur votre santé de Fabio Marchesi, éd. du Dauphin.

4.    SFC Société Française de Chronologie – Congres de Caen  en 2005

5.    Que choisir juin 2010

6.    www.luminotherapy.com et www.eclairemoi.com

7.    Les bienfaits de la lumière sur votre santé, de Fabio Marchesi, éd. du Dauphin

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Juillet aout 2010
Gérard Pons
Consultant en Eclairage