HYPO-HYPERACTIVITE, AUTISME ET METAUX LOURDS

Par Alain J. TOUIZER, le 14 août 2011 à 14h51 dans MERCURE | 0 commentaire
Les troubles de métabolisme et du comportement sont étroitement liés à l’intoxication de métaux toxiques ou par de xénobitiques. Des études montrent que ces toxiques génèrent...

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HYPO-HYPERACTIVITE, AUTISME ET METAUX LOURDS...

Les troubles de métabolisme et du comportement sont étroitement liés à l’intoxication de métaux toxiques ou par de xénobitiques. Des études montrent que ces toxiques génèrent des perturbations biochimiques pouvant entrainer une multitude de symptômes physiques et/ou psychiques chez les enfants, avec une répercussion dans l’adolescence puis dans leur vie d’adulte.

Les diverses pathologies neuro-dégénératives et comportementales, tels que l’hyperactivité ou l’autisme, sont, d’après les travaux du professeur Noyd Haley, spécialiste en toxicologie des maladies créées par l’homme.

 

L’hypo et l’hyperactivité (Thada)

Ces troubles de comportement sont de plus en plus répandus. Les enfants hyperactifs se reconnaissent à leur énergie débordante, à leur agitation, ils sont sujets à des crises de colère prolongées et régulières, ainsi qu’à une nervosité à fleur de peau.

Ils sont un seuil très bas à la frustration, une mauvaise image d’eux-mêmes, et, souvent, des tendances à la dépression et de grandes difficultés scolaires, avec dyslexie. Ils sont aussi peu structurés et ont tendance à repousser au lendemain leurs taches quotidiennes. Tout cela les empêche de travailler sereinement et régulièrement.
Certains enfants ayant une intelligence supérieure, manifestent cependant un déficit d’attention, voire, un manque de concentration, parfois responsable d’échec scolaire, sans pour autant être hyperactifs.

D’autres sont déprimés et hypo-actifs. Particulièrement calmes et lents, ils souffrent des troubles de l’attention, sont sujets à des grandes fatigues et peuvent rencontrer des problèmes scolaires. D’autres encore  sont atteints de toute une panoplie des symptômes autistiques avec ou sans langage. Il s’agit des troubles envahissants du développement (TED), pouvant affecter la communication orale et/ou non verbale, les interactions sociales,  et restreindre les centres d’intérêt.

Ces enfants ou adultes sont « absents », dans leur monde, et présentent une certaine indifférence face à diverses stimulations. Certains ont des difficultés de concentration et sont agites, ne pouvant rester assis ou se focaliser sur une action que pendant très peu de temps.

Ces diverses manifestations se déclarent chez les enfants, particulièrement les garçons de moins de trois ans. C’est tout leur développement qui, durant toute leur vie, s’en trouve fortement perturbé avec risque de créer des individus marginalisés, au bagage scolaire insuffisant. Ces symptômes passant souvent inaperçus jusqu’à la scolarité. Il est rare qu’n de ces enfants termine facilement une formation scolaire et universitaire.

Il s’en suit des jeunes adultes perturbés, impatients, certains en rupture sociale, d’autres violents, voire délinquantes, et pour d’autres atteints de troubles psychologiques et psychiatriques comme la schizophrénie, l’anorexie ou la boulimie.

Le changement hormonal lié a la puberté chez les filles, qui, jusque-là, étaient protégées par les estrogènes, les rends vulnérables et rattrape l’écart avec les pathologies observées chez les garçons. Il est difficile de vivre avec une enfant hyperactif, présentant souvent des traits autistiques (on reconnaitra chez nombre d’entre eux des manies, des gestes répétitifs et une hostilité au moindre changement d’habitude) ; en outre les proches (parents, amis, voisins ou maitresses d’école), font souvent preuve d’incompréhension et d’intolérance car démunis face aux problèmes engendrés.

A cause de ces divers dérèglements, ces enfants et ces adultes souffrent aussi bien de diverses maladies ORL, intestinales… que de problèmes de comportement ou de troubles neurologiques dont les familles recherchent désespérément l’origine.

 

L’autisme explose

Alors que le nombre de vaccins augmente, le taux d’autisme explose. Devons-nous faire un lien ? Aujourd’hui 1 enfant sur 80 est touché à différents degrés par ce fléau. Certains auteurs, dont le professeur Andrew Wikefield, de l’école de médecine de Londres, émettent l’hypothèse que le virus de la rougeole issu des vaccins peut perturber la maturation du système immunitaire intestinal chez l’enfant.

Ce processus inflammatoire génère des infections chez les hyperactifs, autistes et épileptiques. Les nœuds lymphatiques de l’intestin deviennent considérablement œdémateux. Les cellules immunitaires s’infiltrent alors dans l’intestin. Or, la surface des villosités intestinales est tapissée d’enzymes qui digèrent notre nourriture.

Si des enzymes ne fonctionnent pas correctement, comme c’est le cas ici, il y a une inflammation intestinale chronique porte ouverte à la dysbiose (déséquilibre de la flore intestinale pouvant entrainer une baisse du système immunitaire et en conséquence une duplication des virulons, virus dormant dans nos cellules.


Certaines molécules, non digérées et mal découpées par le système enzymatique, peuvent franchir la paroi intestinale pour se retrouver dans le flux sanguin En présence d’une inflammation de la microglie (cellules impliquées dans la défense immunitaire du système nerveux), celles –ci pourront franchir la barrière hémato-encéphalique. Ces molécules auront alors un effet neurotoxique dans le cerveau.

Les molécules comme celles dérivées du gluten ou des produits laitiers, telle que la caséine, ont des effets semblables à la morphine, des effets opioïdes très puissants qui agissent sur le développement du cerveau chez l’enfant et sur son bon fonctionnement chez l’adulte.

Le professeur Karl L. Reichelt de l’hôpital d’Oslo, en Norvège,  a démontré, par des études réalisées sur des milliers  d’enfant et d’adultes, , en s’appuyant sur d’analyses de peptides dans l’urine – la peptidurie -, le rôle de ces peptides opioïdes et les troubles qu’ils engendrent : lorsque les protéines des céréales et du lait, ne sont pas complètement dégradées par notre système enzymatique, elles se transforment en peptides opioïdes (ceux-ci possèdent des séquences d’acides aminés qui miment chimiquement l’opium avec des propriétés équivalentes).

Le professeur Gilbert de l'université de Göteborg, en Suède, et de Glasgow et Londres, au Royaume-Uni démontre que ces peptides opioïdes étaient présents dans  le fluide cérébrospinal des enfants autistes. Dès 1986, le professeur Reichelt rapporta des cas de guérison et de forte amélioration parmi les enfants autistes traités par l’éviction de gluten et de caséine.

Le professeur Lucarelli, de l’université La  Sapienza à Rome, trouva des niveaux élevés d’anticorps IgA  et IgG produits par l’ingestion de caséine par les patients autistes (réaction d’intolérance et d’hypersensibilité). A la suite d’une période de trois semaines pendant  laquelle des aliments allergisants furent éliminés, il fut enregistré une amélioration notable des symptômes comportementaux.

En dis ans, le professeur Shattock, de l’université de Sunderland, au Royaume-Uni, a examiné les profils urinaires de presque 1500 autistes. La concentration et le type de peptides exogènes rencontrés dans leurs urines variaient de manière prévisible selon le type et la gravité de la symptomatologie.

Bien évidemment, l’accumulation  de toxines, cause une putréfaction intestinale qui donne lieu à une vraie « fosse sceptique ». Ce dérèglement de l’écosystème des bonnes bactéries favorise le développement des levures,  moisissures, entérocoques, bactéries  anaérobiques, qui vont se loger dans les divers organes cibles et qui permettent plus la bonne transformation des aliments et leur absorption.

Cette modification majeure du métabolisme finira pour faire défaut à la synthèse des vitamines avec, pour conséquence, l’effondrement de notre défense immunitaire, porte ouverte à des multiples maladies chroniques graves.

 

Le trio mercure, plomb, cadmium…

Les métaux traces de ce trio, toujours toxiques, prompts a se combiner avec les composés organiques soufrés de notre corps via l’air, l’eau ou l’alimentation peuvent engendrer des graves troubles, y compris au niveau cérébral. D’après le professeur André Picot, expert européen en toxicologie et toxicochimiste au CNRS ces trois éléments chimiques sont considérés comme uniquement toxiques. La deuxième propriété tres néfaste de ces trois métaux est leur capacité à s’accumuler à la chaine alimentaire.
 

Le mercure

Chez l’homme l'apport de mercure par l’alimentation est majoritairement (au moins 90%) sous forme de cation méthylmercurique (CH3-Hg+), fourni par l’essentiel pour les produits marins (travaux du professeur Rabache, du Cnam).

De par sa liposolubilité, le cation méthylmercurique va pénétrer tres facilement dans l’organisme par la voie intestinale (95 à 100%) puis se repartir dans le sang et rapidement se localiser dans le système nerveux, tant central que périphérique. Si pratiquement toutes les formes du mercure sont dangereuses pour la santé, leur toxicité varie considérablement selon l’espèce en cause.

Grace à sa solubilité dans les lipides, le mercure métallique (Hg3), comme celui des amalgames dentaires, va se concentrer dans le système nerveux, surtout au niveau du cerveau, entrainant un processus inflammatoire de type encéphalite. Sa lipophilie va aussi lui permettre de traverser la barrière hémato-encéphalique protectrice du système nerveux central, ainsi que le placenta qui, chez la femme gestante, assure l’alimentation sanguine, dans un premier temps de l’embryon, puis du fœtus.

Peuvent suivre des perturbations du développement de l’embryon, entrainant soit une fausse couche, soit l’apparition chez le futur bébé, de malformations (absence des membres …) – travaux de Marie Grosman et Stappan Skerfving.
Le mercure tres complexe, a des effets plus dangereux pour nos cellules.

Les organites cellulaires (ribosomes, mitochondries, corps de Golgi), fabriquent ou assemblent en permanence des substances essentielles (principalement des protéines), et leur acheminement d’un organite à l’autre à  l’intérieur de la cellule est assuré par un réseau de tubulines, ou cytosquelette : Boyd Haley, a montre qu’une intoxication au mercure empêchait la constitution de ce réseau de transport.

Lors d’essaie en laboratoire, il a été constaté qu’un animal respirant des vapeurs de mercure perdait des tubulines. On constate dans la maladie d’Alzheimer la même destruction des tubulines. Dans l’autisme et certains types d’hyperactivité, elles ne se développent même pas…

Le mercure quelque soit sa source (vaccin, dentisterie…), va avoir une action de dépression du système immunitaire. C’est un toxique particulier en ce sens qu’on ne le trouve pas dans les liquides biologiques. Une fois qu’il a pénétré dans l’organisme, au bout de trois mois, il peut traverser toutes les membranes du corps, et se cacher dans les tissus, il se diffuse et peut même s’incruster dans le cerveau…
 
La toxicité du mercure est augmentée en présence d’autres métaux comme le plomb, l’aluminium, le cadmium, ou en presence d’antibiotiques, de lait….La toxicité de mercure entraine un dérèglement d’une enzyme, la MMP (matrix métallo protéinase), qui dégrade alors la matrice  extracellulaire et les tissus conjonctifs, et « digère » le collagène. Dans les cancers, elle aggrave les métastases.

Son activation va également provoquer une hyperméabilité intestinale (maladie de Crohn…). Elle est augmentée dans les cas de cancers de l’ovaire et de la prostate, maladie d’Alzheimer, sclérose en plaques, anévrisme de l’aorte abdominale… (Travaux de Boyd Haley)
 

Le plomb

Ses composés sont extrêmement volatiles, et pénètrent facilement l’organisme par la voie respiratoire mais aussi par la peau. Très liposolubles, ils passent immédiatement dans le sang et, par leur capacité de bioaccumulation, vont, dans un premier temps, se stocker dans le foie. Le plomb peut ensuite se repartir dans tout l’organisme, se stocker de préférence dans le cerveau où il entrainera des processus inflammatoires très graves pouvant aboutir à une encéphalite parfois mortelle.

Le plomb est un toxique cumulatif. Son intoxication à long terme, est le saturnisme, dont une manifestation aigue est la colique de plomb, engendrant une crise abdominale tres douloureuse. Il agit préférentiellement sur le système nerveux (central et périphérique), les reins et la moelle osseuse. Son action neurotoxique se traduit par une encéphalopathie convulsivante (maux de tète violents, hallucinations, crises convulsives…) pouvant aboutir à un coma mortel.

En cas d’intoxication sévère, on peut observer des troubles neurocomportementaux et une détérioration intellectuelle.  Le système nerveux des enfants (surtout entre l’âge d’un à trois ans), est particulièrement exposé à l’action du plomb (consommation de peinture à base de céruse dans les bâtiments anciens).

Le mercure et le plomb bloquent la fabrication des porphyrines (éléments de la synthèse de l’hème, un des constituants principaux de l’hémoglobine) : les globules rouges qui contiennent moins de porphyrines voient diminuer leur capacité de transporter l’oxygène et donc diminuent la production d‘énergie. Ce sont donc des intrus qui bloquent notre système cellulaire et enzymatique.
 

Le cadmium

La majorité du cadmium accumulé par l’homme provient des activités agricoles (apport d’engrais phosphatés riches en cadmium, épandage de boues résiduaires dans les zones maraichères), mais aussi des activités industrielles (métallurgie du zinc, plomb…) dans certaines régions (Nord…).

C’est surtout l’apport d’origine alimentaire qui va contribuer majoritairement à l’augmentation du cadmium dans l’organisme. Cette charge pondérale peut être augmentée par les habitudes tabagiques. Chez l’homme, le cadmium s’accumule de préférence dans les reins (30% de la charge corporelle), puis dans le système osseux.

L’exposition à long terme à des faibles doses (provenant de l’alimentation ou en milieu professionnel), peut entrainer une attente rénale (néphrite) pouvant évoluer vers une insuffisance rénale grave. On peut parfois observer des troubles cardiovasculaires certainement à l’action hypertensive du cadmium. Les cancers observés, surtout en milieu professionnel touchent le tractus respiratoire (poumons, naso-pharynx) et éventuellement la prostate.
 
 


La réussite d’un changement alimentaire

Une alimentation et une complémentation réussite passent par des analyses biologiques et biochimiques personnalisées qui révèlent l’éventuelle présence de mercures et les divertis dégâts qui en découlent. Elles se distinguent des analyses traditionnelles, dont les mesures de mercure dans le sang et les urines ne reflètent pas l’intoxication mercurielle. Elles sont de plusieurs types :

•    Analyses complète du métabolisme : elle analyse le sang, les urines et les selles
•    Analyse de recherche sur les intolérances alimentaires : le cyno-aliment-test permet de repérer l’aliment incriminé et sa famille
•    Analyse du profil bactériologique : il permet de mettre en et mauvaises bactéries, et reflète l’état de la défense immunitaire de l’individu.

Ces analyses mettent en évidence l’individualité alimentaire et permettent de cibler un accompagnement d’un apport en micronutriments personnalisé, qui va relancer le fonctionnement des émonctoires.

Le premier avantage de cette démarche est de pouvoir renforcer les systèmes internes de défense, anti-infectieux ou antitoxiques, les systèmes d’adaptation aux divers stress, les systèmes de transport et de communication, les systèmes de maintenance et de réparation au niveau de leurs points faibles.

Cette approche nutritionnelle ouvre la voie à une médecine vivante où chacun devient acteur de sa santé par la prévention et par la possibilité de se soigner. Cette idée a émergée il y a plus de 3.000 ans en Chine ; elle est prépondérante dans la sagesse orientale où le patient paie son médecin s’il est en bonne santé…

Aucune spécialité ne devrait être pratiquée, dès la pédiatrie à la gériatrie sans se soucier de l’alimentation. Pas même la psychiatrie, puisque il est prouvé aujourd’hui que la prévention  de la violence peut aussi passer par le changement nutritionnel.

Elke Arod
Nutri-diététicienne, détoxicologue, présidente de l’Association Stelior
www.stelior.com
Magazine Biocontact
Octobre 2010